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Et si l’on suivait l’exemple du Japon ?

Coronavirus : réflexions statistiques & journal de confinement.

Comment les démocraties ont goûté à la dictature.

samedi 21 mars 2020, par Lionel Labosse

Je m’étais un peu trompé au début de cet article (début mars) mais j’ai vite rectifié le tir, contrairement à beaucoup de gens, qui persistaient à prétendre à la mi-avril que « les scientifiques ne savaient pas s’il fallait porter le masque », alors que dès la fin février, comme vous allez pouvoir le lire, le Pr Wathelet nous l’apprenait… Et puis le Pr Raoult est arrivé, qui aurait pu tout changer… mais c’était impossible face à une société qui préfère Greta Thunberg à Louis Pasteur. Voici donc comment j’avais entamé mes réflexions. Vous pouvez directement passer à mon journal de confinement, qui n’est pas seulement le compte rendu de mes activités, mais la recension commentée des meilleurs articles que j’aie trouvés. Vous pouvez commencer votre lecture à la date du 1er avril, à la date du 15 avril, à la date du 1er mai, ou aller directement à la fin de l’article. Le journal de déconfinement poursuit la réflexion sur cet épisode de folie collective qui s’est emparé des démocraties.


Étonné de ne jamais trouver de comparaison entre les chiffres alarmistes du coronamachin et ceux de la bonne vieille grippe saisonnière, je m’étais livré début mars à une petite règle de trois, dont la suite des événements révéla la naïveté :
- La population de la Chine est 21 fois supérieure à celle de la France
- Le coronavirus a fait 3042 morts en Chine depuis son apparition en décembre je crois selon la carte interactive du Monde (calcul établi avec les chiffres du 7 mars).
- 3042 morts divisé par 21, cela donnerait 145 morts pour la France dans un délai de deux mois et demie.
Donc si j’extrapole : 145 morts au bout de deux mois d’épidémie là où les médecins au début ont découvert cette nouvelle maladie sans savoir quoi faire, avec un gouvernement autoritaire qui niait le problème : combien cela ferait de morts dans un pays où le virus arrive alors que nous y sommes hyperpréparés et que nos médecins bénéficient déjà des infos données par les tâtonnements de leurs collègues chinois qui ont trouvé les médicaments efficaces. De plus on entend dire que cette grippe, comme la saisonnière, devrait mécaniquement cesser au redoux.

Quant aux statistiques de la grippe saisonnière, j’ai trouvé 2000 à 2500 victimes par an en France sur ce site qui signale de fortes variations annuelles, et un pic à 18 000 en 2014. Mais le chiffre fréquemment cité par Le Monde ou d’autres médias est plutôt 10 000 morts. Je m’étonne de n’avoir pas encore trouvé depuis le début de l’épidémie actuelle un article sérieux sur ces statistiques. Je le trouve enfin avec retard, mais daté du 6 mars sur Le quotidien du médecin, je cite : « Au passage, les nouvelles pour la grippe saisonnière au cours de l’hiver 2019-2020 ont été exceptionnellement bonnes avec seulement 52 morts à ce jour » (Laurent Lagrost). Et le 7 avril, nous aurons un article définitif de l’Insee (Alain Bayet, Sylvie Le Minez et Valérie Roux), dont je cite une phrase : « La grippe n’est en effet pas la seule épidémie hivernale, et une modélisation est nécessaire : elle est permise par l’observation répétée, sur de nombreuses années, de la succession d’épidémies de grippe et de gastro-entérite notamment. De ces observations ressort le chiffre largement repris, selon lequel la grippe tue en moyenne 10 000 personnes en France chaque année : 8 000 environ en 2019, 13 000 en 2018, 14 500 en 2017. »

J’avais envoyé donc début mars ce calcul par courriel à quelques proches, pour leur demander si je délirais, ou si je devais faire provision de pâtes et de riz, sachant d’ailleurs que traditionnellement au mois de mars depuis une quinzaine d’années, je fais une monodiète de riz pendant dix jours, ce qui nécessite l’achat de 3 kg de riz… Mon ami Erico Lusso, que les lecteurs du Mariage de Bertrand connaissent pour le spin doctor de Bertrand, mais qui pose aussi au whistleblower (lanceur d’alerte), m’a envoyé une réponse digne d’un journaliste d’investigation. Il a recoupé une somme impressionnante d’informations pour aboutir à la conclusion que oui, je délirais plutôt, voire je délirais grave, comme la suite l’a prouvé. Vu la difficulté de démêler les informations dans les médias mainstream qui délivrent des fake news sans même en être conscients tout en taxant les autres (les réseaux sociaux) de le faire, j’ai voulu publier cet article sur le vif, pour voir dans trois mois (si nous sommes encore vivants) si nous nous sommes mis le doigt dans l’œil. Je lui ai proposé de publier son courriel en en faisant un article, mais cet homme de l’ombre m’a donné carte blanche pour me l’approprier. Dont acte. Voici le résultat des cogitations d’Erico Lusso, spin doctor, whistleblower & ghostwriter. Vive la langue française ! Relu, corrigé, et augmenté de mes remarques, bien sûr. Donc pardon d’avance pour le côté un peu confus de ce qui suit, et pour les fautes d’orthographe et de style. Voici un dessin de Julien Solé qui peut faire écho au confinement que nous allons bientôt expérimenter.

Dessin de Julien Solé : « Travail Famille Pâte riz ».

On peut comparer l’évolution du COVID-19 en France et en Chine, puisque le virus y a été confiné quasiment totalement dans la province du Hubei (60 millions d’habitants) [1]. On peut dire que grosso modo les 95 % de cas chinois sont dans le Hubei. La deuxième province touchée est le Henan avec quelque chose comme 1500 comparé aux plus de 80 000 dans le Hubei. Si le gouvernement chinois est parti en guerre contre le virus avec environ 3 semaines de retard – mettant le premier lanceur d’alerte au frais en passant et le laissant ainsi se disséminer par le monde, elle a par contre ensuite réagi par des mesures drastiques dans la province d’origine et anticipant sa progression dans le reste du pays. Du coup depuis quelques temps, les nouveaux cas n’étaient plus que dans le Hubei… jusqu’à ce que des touristes chinois reviennent d’Italie, d’Iran et peut-être de France, réimportant le virus. Mon propre tableau de référence est celui-ci.
Donc en échelle de valeur statistique, on pourrait comparer la France et le Hubei. Sauf que le contexte politique, géographique, notre structure démographique, nous rendent plus proches de l’Italie, sur qui nous avons sans doute une semaine de retard (4636 infectés testés et 197 morts au 7 mars). Bien entendu tous ces chiffres sont indicatifs, entre la transparence douteuse de certains régimes et la capacité à tester. Pas seulement la Chine dont certains témoignages remettent en cause l’image idyllique distillée actuellement de fléchissement de l’épidémie et de reprise de l’activité, mais par exemple l’Iran, qui après un début foudroyant de l’épidémie fauchant jusqu’aux plus hauts dignitaires, a selon toute évidence décidé désormais de fausser les chiffres pour ne plus alimenter une contestation grandissante [2], et l’Égypte, longtemps bloquée au score mesquin de 3 cas alors que les touristes en revenaient infectés par dizaines. La France est semble-t-il déjà débordée dans ce domaine.

On a pu lire par ailleurs que ce virus a été réévalué à un taux de létalité de 3,3 % contre 0,1 - 0,2 % pour la grippe saisonnière et un R.O., taux de contagiosité de 2 à 5 fois supérieur. Les spécialistes de ce type de virus évoquent les chiffres de 60-70 % de la population mondiale potentiellement touchée. C’est ce potentiel de plusieurs dizaines de millions de morts qui affole ainsi les autorités de ce monde, les marchés boursiers et le téléspectateur fidèle de BFM. On évoque le spectre de la grippe espagnole qui fit au bas mot 50 millions de morts (on ignore par exemple le nombre de victimes sur le continent africain.) Bien sûr, cela se déballonnera peut-être, espérons-le.

Mais on ne peut en tout cas comparer avec une simple grippette, qui serait sans doute quasi inexistante si l’on adoptait la moitié des mesures prises contre le COVID-19. D’où l’intérêt qu’il y aurait à publier en parallèle les statistiques quotidiennes comparées des deux virus, de façon à voir si les préconisations prophylactiques contre le virus SARS-CoV-2, cause de la maladie COVID-19, permettent aussi de faire baisser le nombre de contaminations à la grippe saisonnière.

Il y a enfin au-delà de la létalité du virus en question, 3,3 %, la létalité induite, il y a le fait tout aussi inquiétant voire plus inquiétant que 15 % des cas sont dits graves et demandent une hospitalisation. Avons-nous la capacité en lits, en accueil dans les hôpitaux, en médecins qui sont parmi les premiers touchés par le virus (toujours pas de masques FFP3 pour les professionnels de la santé). Des services de santés débordés, ce sont des morts en plus, et ce quelles que soient les pathologies concernées.

Quand tu écris que nous sommes hyperpréparés, me dit Erico avec son fiel typiquement lituanien, et que nos médecins bénéficient déjà des infos transmises par leurs collègues chinois, je n’ai pas de vraie info dans ce sens. On a pu parfaire le test grâce aux Chinois, l’on évoque (fake ou real news ? prochain marché noir après les masques et les gels hydroalcooliques ?) les bénéfices de la chloroquine, molécule utilisée dans le traitement du paludisme, et des antiviraux ou antirétroviraux tels que le Remdesivir et le Ritonavir. On peut aussi espérer la mutation du virus sous une forme plus bénigne ou… craindre la mutation inverse. Il faudrait environ 18 mois pour trouver un vaccin fiable.
Hyperpréparés ? Agnès Buzyn nous avait assurés un jour que le virus n’atteindrait pas la France, puis peut-être, puis sans doute, puis sûrement. Entre-temps, la situation était si peu préoccupante qu’elle partit à la conquête de Paris après le désistement de Benjamin Griveaux refilant le dossier brûlant à un bleu. Nous avions des dizaines de millions de masques en stock, et d’ailleurs nous avons envoyé 17 tonnes de matériel en Chine mi-février, et aujourd’hui on attend toujours les stocks. Il n’y aurait pas de pénurie ni de gel ni de masques dans les pharmacie ; l’un et l’autre sont désormais le plus souvent introuvables et objets de spéculation. Le choix des mesures de confinement – ici je t’interdis quelques milliers de coureurs à pied dans les sous-bois, là je t’autorise 60 000 supporters français mélangés à leurs acolytes italiens – montre surtout une navigation à vue et un arbitrage en faveur de l’économique. Ceci dit on peut arguer que tenter de retarder la paralysie économique n’est pas une politique forcément cynique. La récession tuerait elle aussi, d’une manière indirecte.
Il ne semble cependant pas y avoir eu de contamination lors du match de foot Lyon-Turin, et les centres de dissémination s’avèrent des plus inattendus : on aurait pu s’attendre à ce que les clubs échangistes et autres saunas gays soient des foyers number one, vu qu’on ne s’y touche pas que les mains, et dans ce cas la moitié des politiciens et journalistes français auraient déjà été infectés, mais macache, ce sont les conventions religieuses, qui plus est chrétiennes, en Corée ou en Alsace, qui amènent le plus de contaminations ! On va pas nous refaire le coup du fléau de Dieu, à moins que ce ne soit ce coup-ci pour punir les prêtres cathos d’avoir touché trop de boy-scouts ? De même les immigrants irréguliers qui ont parfois traversé l’Iran et vivent dans des conditions sanitaires déplorables devraient constituer des foyers de propagation idéaux, mais pour l’instant tout va bien comme dit l’autre. Mais Erdogan est malin de nous en envoyer une cargaison juste à ce moment-là. À propos, on fait toujours semblant de discuter de l’entrée de la Turquie dans l’UE ? Face au chantage d’Erdogan au déferlement des migrants l’UE s’apprête à casquer de 500 millions d’euros supplémentaires… de quoi l’aider à financer son occupation de la Syrie. Et dernière bizarrerie, les premiers cas se sont propagés ailleurs que dans les plus grandes villes de France. On pourrait aussi évoquer le fait qu’Air France a interrompu ses vols vers la Chine, mais que jamais les compagnies chinoises n’ont cessé d’atterrir dans nos aéroports. On verra si la Chine a le même souci des frontières ouvertes envers et contre tout, maintenant que c’est nous la « zone à risque ». On parle de stade 1, stade 2 et stade 3, mais ceux qui prennent le temps de lire ces mesures de prévention raisonnables planifiées en 2011 concluent qu’elles ne sont appliquées qu’en partie par le gouvernement. Au contraire de la grippe, du fait de notre ignorance du virus, on n’a qu’un protocole de soins primitif et aucun vaccin. Depuis la précédente épidémie de 2009-2010, où Roselyne Bachelot-Narquin avait fait commander par le gouvernement français 95 millions de doses de vaccin pour lutter contre la grippe A (H1N1) pour la bagatelle de 2,2 milliards d’euros, c’est-à-dire en dix ans, aucun ministre de l’Éducation n’a signé un décret pour rendre obligatoire l’installation de lavabos avec savon dans les restaurants scolaires. Dans le bâtiment flambant neuf du lycée où je travaille actuellement, cantine inaugurée en 2019, c’est le cas, comme dans l’établissement vieillot où j’ai passé huit ans auparavant. Certes il y a des lavabos partout ailleurs dans le lycée, mais pas un des énarques du ministère ne se souvient que quand c’est l’heure du déjeuner, on se rue à la cantoche pour éviter de faire la queue. Alors on ne prend pas le temps de se laver les mains. Le mieux serait pourtant de le faire juste avant de manger, après avoir pris son plateau, non ? Et puisqu’on est dans le domaine de l’éducation, je ne résiste pas à l’envie de publier cette photo prise le 6 mars 2020 dans une salle de classe de mon lycée. Ce sont les nouvelles corbeilles écolo, avec un petit trou pour les détritus et une fente pour le papier (alors qu’il y a déjà de grandes corbeilles réservées au papier). Inévitablement on arrive à cela, qui contribue à la saleté ambiante. Des crétins très vaguement inspirés par la vague écolo en ont eu l’idée, ont vite fait contacté d’autres crétins dans des usines, et moyennant quelques pots de vin, ce modèle de corbeille mal conçue et coûteuse s’est répandu de façon virale, au lieu des bonnes vieilles corbeilles à papier légères que j’avais pris l’habitude de faire circuler dans la classe façon corbeille à aumônes, geste devenu impossible dorénavant vu le poids de l’ustensile prétendument « écolo », c’est-à-dire onéreux, lourd, inefficace, contre-productif et nuisible. Un peu à la façon des affiches de la Marseillaise que l’on doit à la crétinerie des députés LR (la concurrence fait rage dans la politicaillerie française).

Corbeille « écolo » dans un lycée public parisien en 2020.

Dans la piscine parisienne que je fréquente quotidiennement, on a installé dans les douches voici quelques années de beaux distributeurs de savon liquide à l’effigie de la ville, désespérément et systématiquement vides ou cassés depuis des mois… mais dans les lavabos, les distributeurs de savon sont pleins. Les ministres de l’Éducation ou des sports ont bien des réformes inutiles et coûteuses à faire, et ne peuvent se soucier de choses si triviales que de savoir si les moutards peuvent se laver les mains. Par contre, pour faire diffuser dans le métro des messages rappelant qu’il faut se laver les mains, là ils sont au top, alors que les aéroports de Paris ont décidé d’arrêter ce bourrage de crâne. Hier vers une heure du matin au métro Notre-Dame de Lorette, pendant que ce message me cassait les oreilles, mes yeux avaient le spectacle suivant : une toxico clocharde black baissait sa culotte et urinait (ou chiait, car j’étais de l’autre côté, je voyais juste son devant) sur le quai. Sur le quai. Et même avec du beurre, Marlon Brando se serait abstenu d’en faire son quatre-heures. Ce type de population, ou d’autres tout aussi ragoûtants, squatte à demeure certaines stations de métro, ce qui vous interdit, si vous tenez à un minimum d’hygiène, d’utiliser les sièges. Ne croyez pas qu’Anne Hidalgo ne fasse rien en cette période de propagation du virus : le 18 février 2020 était dévoilé, je cite, « Urilift, ce modèle d’urinoir insolite, installé place des Abbesses ». L’urinoir design et coûteux permettra, je cite, de pisser aux hommes et aux femmes, et même de se laver les mains. Ah ! bravo Madame Anne Hidalgo, je vais voter pour vous. Mais lisons la fin de l’article : le couteux édifice « sort de terre dès 19 h et jusqu’au petit matin grâce à sa structure déployable ». Ah bon, en pleine épidémie on finance un gadget super cher dont le but est d’empêcher les gens de se laver les mains pendant la journée et de les encourager à continuer à pisser dans le métro. Sachant que l’on s’enorgueillit d’être la ville du monde accueillant le plus de touristes et que grâce à Madame Anne Hidalgo et toutes les nullités qui l’ont précédée à ce poste, nous sommes la grande ville du monde où il y a le moins de toilettes. Le touriste chinois ou italien porteur de coronavirus ainsi que le « migrant », voire le bouseux de province ou le banlieusard, est obligé, pour suivre les préconisations qu’on lui serine dans le métro, de consommer dans un café. Et rassurez-vous, les papelards de ses rivaux dans le XVIIIe pour les élections municipales de la semaine prochaine que j’ai reçus dans ma boîte, ne proposent que de la cosmétique bobo. Ça ne fait pas bien, évidemment, de se plaindre de la présence de ces gueux dans le métro, comme le hurlent les otaries en robe de soirée de la cérémonie des Césars, mais en attendant, tous les parents des grandes villes tant soit peu responsables ont dans ce bouillon de culture que sont les transports en commun en France, une méga-raison de préférer utiliser une voiture individuelle polluante qui permet en outre de respecter la distance de sécurité de 1 m. Allez expliquer ça aux écolo-gauchistes ! Enfin, ma priorité personnelle sera de virer les sortants à coups de pied au cul (ce n’est pas Erico Lusso qui m’a soufflé ça !)
Peut-être que le redoux nous libérera de ces craintes, sans certitude aucune. On peut prendre espoir sur le déclin de la contagion dans le Hubei, mais au prix de mesures terriblement contraignantes. Ces mesures sont difficilement envisageable dans une démocratie peuplée d’indisciplinés et gouvernée par des mondialistes orthodoxes, et pire, au prix d’un véritable hara-kiri économique. On notera cependant le travail remarquable effectué à Singapour, à Hong Kong et au Vietnam qui bien que beaucoup plus exposés que nous au départ ont enrayé presque totalement le développement du virus. De même, touché depuis bien plus longtemps, le Japon résiste beaucoup mieux. Nous venons de les dépasser dans l’ampleur du nombre d’infections (653 cas, 9 morts contre 420 cas, 6 morts au 7 mars). À moins bien sûr que les chiffres publiés soient faux de façon à préserver l’organisation des Jeux Olympiques à l’été 2020. Que font-ils que nous ne faisons pas ? Mon cher Erico, moi qui suis allé dans ces pays, je te suggère la réponse : dans la plupart des pays asiatiques, et le Japon en est l’exemple le plus radical, on ne se touche pour se saluer ni les mains, ni les joues, et même les amoureux retiennent leurs gestes. Et dans ces pays, notamment au Japon, l’usage est établi depuis des lustres de porter un masque lorsque l’on est infecté de quoi que ce soit. Il n’y a pas besoin de les matraquer de messages dans le métro. Dans les écoles, on m’a dit qu’il n’y avait pas de personnels pour le nettoyage, mais les élèves le font par roulement, et du coup il y a davantage de personnels dans les hôpitaux pour faire face au vieillissement de la population. Voir ce cours sur les salutations. En revanche en Chine, on se serre volontiers la paluche, comme expliqué sur ce site. Pour populariser les salutations asiatiques, on pourrait suggérer que dans leur prochain calendrier « Dieux du stade », les rugbymen adoptent des poses semblables à celle-ci, wai thaïlandais, courbette nippone, brouette vietnamienne, etc.

« Pierre-Louis Barassi salue le personnel de l’hôtel des Bleus à Kumamoto, le 10 octobre 2019 ».
Photo de Franck Fife / AFP, Le Monde.

Et le Japon est le pays le plus propre du monde, ce n’est pas la porcherie qu’est devenue Paris. Or se saluer par une courbette et trouver à tous les coins de rues, dans le moindre village, dans toutes les stations de métro, des toilettes propres, entretenues plusieurs fois par jour, où l’on peut aussi se laver les mains, est moins couteux et plus créateur d’emplois utiles et non délocalisables que d’encourager les gens à acheter en masse du gel machin truc. Chassez le capitalisme par la porte, il revient par la fenêtre. Tu as raison de pointer ce fait, mais comment se fait-il que les politiciens ne l’aient pas encore remarqué, ni les journalistes ? Si les ministres prenaient l’initiative, et l’exhibaient, de se saluer à la japonaise (ou à la militaire, pourquoi pas ?), et cela aussi au niveau international, ils contribueraient sans doute davantage à la lutte contre l’épidémie qu’en encourageant la vente de gels. En ce qui me concerne, je l’ai mis en place (le salut japonais) au boulot cette semaine, mais la majorité des collègues prennent ça à la légère, oubliant leurs obligations de fonctionnaires. Pour 2,2 milliards d’euros, combien de toilettes gratuites et propres pourrait-on installer en France ? Je ne parle pas des sanisettes Decaux qui constituent un scandale écologique (pour un simple pipi, consommation d’eau, d’électricité et de produits de nettoyage). Dans l’urgence, ne peut-on prendre un décret obligeant les bars, restaurants et services publics (mairies, marchés, gares…) d’ouvrir leurs toilettes à tous gratuitement ? Comment se fait-il qu’aucune circulaire européenne n’impose à chaque collectivité locale de plus de 2000 habitants en UE, l’installation de tant de toilettes et lavabos gratuits par tête de pipe ? Et puisque la mode est au féminisme, ne pourrait-on en profiter pour résoudre la vieille inégalité de traitement entre hommes et femmes en instituant un ratio entre toilettes et urinoirs pour que les femmes puissent aussi pisser pendant l’entracte au théâtre.
Aujourd’hui, face au mystère africain et à la gravité désormais seulement estimable du cas iranien, l’Europe de l’Ouest Italie et France en tête, est devenue le nouveau centre de la contagion, la principale zone à risque. Pour l’Afrique, on ignore la réalité de la situation mais il y a des chances que dans les pays chauds la grippe ne se transmette pas, sauf retour de voyage d’un pays tiers. Les pays tempérés de l’hémisphère sud peuvent-ils s’attendre à avoir leur tour en juin ? Je repense à mon séjour au Sénégal en décembre, alors que l’épidémie commençait en Chine. Je manifestais quelques réticences face à la pratique du thiéboudiène, qui ne me semblait guère hygiénique. Pour ne pas passer pour raciste, je m’y suis quand même plié. Je suppose que la scène se reproduirait aujourd’hui, les réactions seraient inversées.
Quel qu’en soit l’aboutissement, cette épidémie aura révélé les failles d’un monde globalisé hyperconnecté face à un virus plus létal. La quasi totalité de nos médicaments sont fabriqués en Chine. On a donc sacrifié notre indépendance et notre sécurité nationale, pour quelques euros de marge supplémentaire. On se gaussait au début de la crise de ces hôpitaux que la Chine construisait en une semaine, mais nous sommes incapables de redémarrer une petite production industrielle localisée de masques ou d’antalgiques quand cela se révèle urgent.
En septembre 2019, face à déjà des problèmes de pénurie pharmaceutique, Édouard Philippe avait chargé Jacques Biot, l’ex-président de Polytechnique, du soin de réfléchir aux moyens de relocaliser la production de certains médicaments critiques au sein de l’Union Européenne (pas même en France précisément). À peine deux mois après il était nommé administrateur chez Huawei France pour un salaire colossal. Quand la crise sera terminée, comme après l’effondrement financier de 2008, on dissertera sur les réformes et amendements nécessaires, et l’on s’empressera de ne rien faire.

Pour conclure, je ne sais pas si tu délires, ce qu’il faut craindre ou pas (en tout cas hélas une récession économique), je suis après tout un hypocondriaque patenté (c’est Erico Lusso qui parle). Mais je crois que toi et moi, au-delà de nos cas personnels, quinquagénaires bien portants, on peut tout au moins un peu flipper, juste un peu, pour nos parents.
C’est à eux que je pense ainsi qu’à tous les seniors quand je lis ici et là, hélas très souvent, des variations sur le mode « tout ça n’est pas bien grave, il faut arrêter de paniquer, il n’y a que les vieux qui meurent », sous la plume immonde de gens qui se croient d’ailleurs peut-être humanistes luttant ici et là, pour des causes plus à la mode… que celle des vieux. C’est Erico Lusso qui le dit. Quant à moi ayant pour parents un dur qui a « fait » l’Algérie, et une dure dont la mère a « fait » centenaire, c’est pas un vulgaire virus fût-il coronarien, qui va leur « faire » la peau ! Quant à l’ami Robert Vigneau, armé de ses 86 balais, il torée crânement la bête dans ce billet.

- En ce qui concerne la question que tout le monde se pose mais que personne ne traite, de savoir si le savon est plus efficace (et moins couteux) que le gel hydroalcoolique, l’OMS s’en désintéresse, mais sa page de conseils est quand même à lire ; quant à Doctissimo, dans un article paru en octobre 2019, il fait état d’une recherche menée par des chercheurs japonais qui conclurait en faveur du savon… Va savoir !
- Pour vous divertir, lisez parmi les centaines d’articles que nous avons en magasin, celui sur le Journal de Samuel Pepys (1660-1669), qui vous apprendra comment on pouvait s’amuser à Londres pendant la peste… et celui sur Quand viendra la vague d’Alice Zeniter.

- Je ne modifie pas les chiffres de l’article ci-dessus, mais je fais le point le 12 mars. La chancelière allemande annonce que 70 % de la population sera infectée. En Italie, on constate selon cet article du 10 mars que les médecins sont appelés à des choix cornéliens pour intuber une personne plutôt qu’une autre. Le nombre de lits d’hôpitaux est un indicateur clé, et là encore, le Japon fait la course en tête devant la Corée ; disons qu’il a la structure hospitalière correspondant au vieillissement de sa population. Mais ce qui compte en l’occurrence dans la crise actuelle, ce sont surtout les lits en soins intensifs, et ce n’est pas le même chiffre… Je vous propose donc cette variante du dilemme du tramway qui se pose sans doute en Italie tous les jours, et se posera en France d’ici à quelques jours : « Supposons que vous dirigiez un service d’hôpital, et que vous n’ayez plus qu’un lit en soins intensifs. Vous devez choisir aux urgences entre deux patients à intuber : le citoyen Roman Polanski, à jour de ses cotisations, 86 ans, très atteint, risque mortel, ou Jamal, érythréen de 25 ans, arrivé depuis un mois en France après être passé par l’Iran où il a été infecté, 0 € de cotisation, très affaibli par son trajet, asthmatique, à intuber d’urgence comme le précédent sous peine de mort. Qui choisissez-vous ? J’ajoute que Jamal est fort beau garçon, que votre meilleur ami gay menace de mettre fin à ses jours si vous ne le sauvez pas, et que vous êtes fan de Adèle Haenel… »
Bon, plaisanterie mise à part, j’en viens cyniquement à me demander si, compte tenu du risque de manque de place en soins intensifs, il ne serait pas préférable de s’infecter volontairement le plus vite possible, pour passer avant les autres ? À moins que cette maladie n’immunise pas, et qu’on puisse la choper une seconde fois ?
- Voici deux longs articles repérés par Erico Lusso, dus à Marc Wathelet, docteur en science, spécialiste des coronavirus humains, publiés par Le Journal du médecin le 28 février, puis par Le Libre Belgique le 7 mars 2020 : « Lettre ouverte à Maggie De Block et « Face à sa propagation exponentielle, des mesures extrêmes s’imposent ». Du premier article, je tire une réponse vague à la question ci-dessus : « il y a des patients guéris qui ont été réinfectés ». Ces articles sont longs, précis et inquiétants, mais il vaut mieux savoir et prévoir…
- Voici une page exhaustive sur la question des masques de protection, et tous les conseils pour fabriquer soi-même des masques en tissu. Quant aux menteurs patentés qui comme Les Décodeurs prétendent que les masques faits maison seraient, je cite, une « fausse bonne idée », ils oublient de préciser si, quand on éternue et qu’on se trouve avoir un de ces masques fabriqués en bricolage par un de ces vulgaires gilets jaunes qui savent coudre, il faut ôter le masque et éternuer dans son coude, puis remettre son masque ? Bref, si on est en guerre, alors tout le monde fabrique des munitions, non ? D’ailleurs ces Décodeurs reçoivent une rafale le 22 mars, et c’est pas trop tôt, par un certain Brice Pedroletti du Monde qui enfin semble avoir découvert le fil à couper le beurre, c’est-à-dire ce par quoi j’ai commencé le présent article le… 7 mars : « Le dénigrement du masque en Europe suscite la consternation en Asie ». Ben oui mon pote, et le dénigrement du traitement à l’hydroxychloroquine pratiqué dans Le Monde, et toutes ces innombrables fake news publiées dans Le Monde et reprises en chœur par la presse autorisée depuis le début de l’épidémie… D’après vous, feront-ils leur mea culpa, une fois la crise surmontée ? J’attends toujours une photo d’un de nos politiciens portant un masque de protection. Si Macron, au lieu de tancer son peuple style « ce que j’ai vu ne m’a pas fait plaisir les enfants », faisait une allocution télévisée ou une sortie filmée avec un masque, cette image seule pourrait sans doute sauver des vies en exhortant les gens à en faire autant plutôt qu’à suivre les conseils absurdes de l’OMS de « tousser dans son coude ». Plus le temps passe, plus je me dis que quand tout ça sera fini, il y aura des procès en rafale du type « procès du sang contaminé ».
- Le 16 mars, un exploit de l’aviation française passe inaperçu : pour rapatrier des métropolitains, Air Tahiti Nui effectue le vol intérieur le plus long (en vol non régulier) : un vol de 16 heures 30 minutes pour un trajet de 15 715 km, alors que le vol régulier le plus long, Singapour-New York, fait 15 348 km. À noter qu’ils auraient pu faire escale aux Antilles françaises.

- Le 17 mars, publication d’une entrevue anonyme du professeur Didier Raoult apparemment datée du 17 mars. Voici le commentaire que nous en propose Erico Lusso :
« Ses remarques sont bien entendu recevables, y compris sa phrase sur le fait que la mortalité ne sera pas plus grande que d’habitude, après tout, ce sera peut-être vrai, jusqu’à la dernière partie, où il lie notre surmortalité actuelle en France, Espagne et Italie à notre politique de confinement. Là par contre, il est malhonnête intellectuellement, au sens où le confinement actuel a été décidé dans les 3 pays cités au moment où la mortalité et plus important, les hospitalisations, décollaient. Cela correspondait conjointement à des prévisions modélisées de mortalités exponentielles (« Coronavirus : les simulations alarmantes des épidémiologistes pour la France ») et des portions de territoire dont la capacité d’hospitalisation sous respirateur a déjà atteint son maximum. Même si par exemple la même modélisation laisse espérer des scenarii plus optimistes, nous sommes contraints de prendre en compte le pire, soit un demi-million de morts et d’agir en conséquence (confinement). Mais notre mortalité actuelle n’est pas causée par notre confinement, que l’on vient juste de commencer d’ailleurs ici.
Comme dit Bourdieu, il faut savoir d’où l’on parle, et comme il le reconnaît lui-même, Raoult parle d’un hôpital qui pour l’instant n’a vu que très peu de coronavirus. C’est dommage d’ailleurs parce que c’est lui aussi qui pilote le traitement prometteur à la chloroquine, et s’il réussit, il pourra se permettre toutes les arrogances.
J’ai déjà entendu la référence scientifique au Diamond Princess qui offre en effet une sorte de parfait laboratoire « toutes choses égales par ailleurs », avec donc une contagiosité exponentielle et une mortalité raisonnable, si l’on peut se permettre d’écrire ça. Sauf que la capacité hospitalière japonaise mise à disposition pour les malades qui en étaient évacués était colossale et d’un niveau qualitatif exceptionnel. On n’a donc pas là la donnée « engorgement des capacités hospitalières », qui est absente de ce modèle presque parfait.
Taiwan, 22 millions d’habitants, 1 seul mort, a pratiqué le confinement total et policier (et la fermeture des frontières) dès que la maladie a effleuré le sol. À ma connaissance, Hong Kong a réagi avec les mêmes méthodes drastiques. Le Vietnam avait fermé ses écoles dès le premier cas. Dans la plupart des pays du sud-est asiatique, voire le voisin russe, on a fermé les liens frontaliers et aéroportés avec la Chine dès le départ, et l’on a pratiqué des formes de confinement plus ou moins strictes, en amont. Nous agissons en aval, tardivement. Nous n’agissons pas : nous réagissons.
Restent le Japon et la Corée. Je ne vais parler que de ce que je connais. La Corée (à l’image de ce que l’Allemagne a d’ailleurs tenté de faire depuis) a beaucoup testé, testé plus que n’importe qui au monde, parfois au hasard, et le malade identifié était ensuite suivi en amont comme en aval dans le moindre de ses déplacements par tous les moyens technologiques à disposition (caméras, téléphone, drones). L’on déterminait et isolait ainsi les circuits de contamination, sans avoir à confiner la population, juste les contaminés contaminants. Par contre, par ce flicage absolu, on a mis au grand jour l’adultère et « outé » la sexualité et autres secrets de famille des coronavisés. Il semble qu’Israël, assis sur le savoir-faire du shin-beth, entame une lutte contre le coronavirus selon les mêmes méthodes d’espionnage du citoyen. Lire « En Corée du Sud, des tests massifs pour endiguer le coronavirus » sur Le Monde.
Quoi qu’en dise Raoult, même dans le cas coréen, on n’est pas non plus dans le cadre d’une lutte « normale » contre un virus. Là où il a raison, c’est qu’à un moment donné on aurait pu et dû développer notre capacité à tester massivement, comme le fait notre voisin allemand.
Après, au bout de tout cela, et de cette épreuve de confinement qui nous sera certes très dure, oui espérons-le, il n’y aura peut-être « que » quelques milliers de morts…
- à ce propos, le site Santé Corps Esprit de Xavier Bazin, propose des réflexions régulières, et semble très favorable aux recherches du Pr Didier Raoult. Sauf qu’il ne faut pas s’emballer, et que, comme l’a rappelé un médecin-chercheur à la télévision le 18 mars, « Les médecins chinois ont 3 mois d’avance sur nous, ils ont utilisé tout ce qui leur tombait sous la main, dont la chloroquine, les résultats semblaient peu concluants, d’autant que c’est un médicament qui a des effets secondaires cardiaques importants. On attend donc que le professeur Raoult publie ses résultats pour que la communauté scientifique, dans son ensemble, le critique. Ce n’est qu’au bout de ce processus critique qu’un protocole de soins peut-être validé et aboutir à son éventuelle systématisation ». L’article du jour de Marc Wathelet publié sur Le Journal du médecin, « COVID-19 et immunité collective, un pari aux conséquences catastrophiques », met en garde contre l’attitude des gouvernements néerlandais et britannique.
Pendant ce temps-là, aux premiers jours de confinement, un voisin de l’immeuble d’en face de chez moi avait trouvé une façon radicale de prendre l’air sans risque d’être contaminé. Je n’ai pas osé l’appeler pour éviter qu’il ait un destin à la Coupeau, mais j’ai fini par le reconnaître le lendemain où il a tourné son regard vers le levant… La prochaine fois, promis, on chantera en (sacré) chœur : « Tu verras Montmartre ! ».

Confinement parisien, mars 2020, XVIIIe arrondissement.


- Le 19 mars, publications d’un brûlot de Frédéric Lordon sur Le Monde Diplo : « Les connards qui nous gouvernent ». On verra infra qu’ils sont bien entourés par ceux qui croient nous informer…
- Dernière nouvelle du 20 mars, Erico Lusso serait contaminé, ainsi que son épouse, diagnostic par téléphone en l’absence de test. On leur souhaite un prompt rétablissement, en attendant notre tour.

- Le 21 mars, je fais mon 2e jogging de confinement, une heure sans problème, mais à l’intérieur de mon arrondissement parce que ma promenade le long des canaux est désormais impossible, et la circulation réduite à néant rend l’air aussi respirable qu’au bord de l’eau. Sinon, j’ai dû faire face à la vision érotique la plus torride depuis 8 jours de confinement solitaire : un clochard éthylique atteint d’éléphantiasis s’est baissé devant moi pour refaire ses lacets, et son survêtement Tati gris marbré de marron a laissé apparaître sous son T-shirt Plate-forme du bâtiment troué, 1 cm de la raie de ses fesses certes couvertes d’un eczéma érythémateux, mais quoi : nous sommes en guerre !

- Le 22 mars, un voisin me transmet une autre intervention du Professeur Raoult, devant son équipe, datée du 16 mars, commentée le 18 mars par Jean-Dominique Michel, anthropologue de la santé et expert en santé publique, et confirmée par le Quotidien du médecin le 18 mars. Le 22 mars, la une du Monde préfère continuer à étaler uniquement les nouvelles alarmistes, et il faut chercher en tout petit sur la page d’accueil du Figaro un article faisant état de timides espoirs et utilisant toujours dans son titre le mot « chloroquine » plutôt que « hydroxychloroquine » : « Coronavirus : un essai clinique européen débute avec notamment la chloroquine ». Je vous conseille de lire les commentaires de médecins sur l’article de leur journal, vous verrez que le médecin de base semble plutôt moins réticent à utiliser ce remède de grand-mère qui ne vaudra certes aucun prix Nobel à ceux qui l’ont toujours gardé dans leur placard… Hourrah, le 22 mars au soir, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon cite Didier Raoult et nomme l’hydroxychloroquine dans son point quotidien. Le hic, c’est que l’ignoble Donald Trump a réagi plus vite et a imposé des essais de la molécule aux États-Unis, or il est clair que si Donald Trump déclarait qu’il aimait les éclairs au chocolat, plus aucun intellectuel bobo digne de ce nom ne mangerait d’éclairs au chocolat. Donc n’ébruitons pas cette nouvelle !

Jair Bolsonaro, président du Brésil, portant un masque.
Le Figaro, 23 mars 2020.


- Le 23 mars, Le Figaro publie la 1re photo que je repère personnellement, d’un chef d’État portant un masque. Il s’agit de Jair Bolsonaro, président du Brésil, donc irresponsable, populiste et Om mani padme hum, mais le type porte un masque, nom de dieu ! Ce n’est que le 31 mars que je tombe dans un article du Figaro sur une photo de Macron avec un masque, très étonnamment légendée « Emmanuel Macron lors de sa visite de l’hôpital militaire de Mulhouse », le 25 mars 2020, sans qu’aucun élément sur la photo ne prouve ce contexte. Bizarre, bizarre ce délai de 6 jours entre une photo et sa publication dans ce contexte de course contre la montre. Mais comme je n’ai pas la télé, peut-être y a-t-on montré des images de ce grand moment !

Délinquant masqué de retour d’un jogging à Paris en plein confinement le 24 mars 2020.


- Le 24 mars entre 12 h et 13 h, je fais mon 3e jogging de confinement, une heure. J’en profite pour livrer en catimini à mon ami Erico Lusso un flacon de contrebande d’huile essentielle, déposé sur son paillasson, en épiant bien si la police ne va pas intercepter ce trafic. Hier, faisant longuement la queue devant le Monoprix du quartier, qui donne sur une grande avenue, j’ai comptabilisé le passage d’innombrables traînards ne prenant aucune précaution, se « checkant » en se touchant le maximum possible les mains, postillonnant à voix haute le plus près possible des gens qui faisaient la queue au péril de notre vie, qui la plupart portaient des masques et fermaient leur gueule, s’efforçant d’aspirer le moins de postillons possible. Globalement, je constate quand même que trois catégories de traînards ont largement diminué sinon disparu : les dealers de cannabis, les dealers de cigarettes de contrebande, et les bandes de petits blacks ou rebeus qui arpentent le quartier habituellement en vélibs ou trotinettes volées. Il a dû se passer quelque chose. Le soir, notre dictateur annonçait la fermeture des marchés, constatée aujourd’hui même dans notre marché de l’Olive pourtant l’un des plus clairsemés de la capitale (sans laisser aux commerçants le temps de vendre leur stock, histoire de mieux les mettre à genoux). Résultat : pour acheter des produits de qualité inférieure, nous devrons nous mettre davantage en danger, exposés à ces personnes qui n’ont rien à perdre et que la police a peur de contrôler, d’autant plus que la police est sans doute comme toujours intéressée au rendement : tant par contravention payée, donc la police ne contrôle que les… joggers solvables, et pas les innombrables traînards, dangereux à contrôler. Sommes-nous encore en démocratie ? Qui proteste contre cet abus de pouvoir et ces discriminations ? Et je ne parle pas des mourants privés de la présence de leurs proches et autres traumatismes. Je m’attends pour ma part à être contaminé un jour ou l’autre, et je ne sais pas ce qui adviendrait de moi si, seul dans mon appartement, je tentais de joindre le 15 prêt à étouffer et que le 15 ne réponde pas. Vous allez me dire « urgence » ; certes, mais je constate avec dépit que le nombre de politicards concentrés uniquement sur le volet répression est incroyablement supérieur à ceux qui s’interrogent et se bougent le cul pour la distribution de masques, de gel, la production de tests et leur disponibilité, la production d’hydroxychloroquine, etc. Je n’ai pas été contrôlé, avec mon attestation inchangée sur le site du ministère, cela alors que les journaleux de France Inter annoncent joyeusement qu’il « faudra écrire l’heure de la sortie » sur le document, comme si une phrase de journaliste valait article de loi. Je suis désolé, mais sur le site du ministère de l’intérieur consulté ce midi 24 mars, le document était le même, et n’exige ni écriture au stylo (donc j’écris au crayon de papier pour préserver la planète) ni heure de sortie. Et la photo ci-dessus prise au retour de cette balade est une preuve des précautions drastiques que je prends (masque, foulard, gants), pour moi mais surtout pour les autres. Si j’étais verbalisé pour cela, j’écrirais illico presto à tous les parlementaires de France pour crier à la discrimination et à l’abus de pouvoir. Je respecte par contre le bon sens : ma sortie n’a pas dépassé une heure, ni les limites de mon arrondissement (sauf une minuscule incursion dans le Xe). Je découvre sur Le Figaro une autre décision digne d’un régime totalitaire : interdiction de la vente d’alcool (il ne s’agit pas de l’alcool à 70°, introuvable et de fait interdit alors qu’il permet de fabriquer du gel, mais de l’alcool à boire pour supporter les conséquences de l’inconséquence du pouvoir). Nous sommes « en guerre », mais sommes-nous encore en démocratie ? Heureusement, cet arrêté sera abrogé.
- Le 25 mars, le nouveau papelard de sortie est excrété par les énarques des ministères, toujours à recopier à la main pour le lumpenprolétariat qui n’a pas d’imprimante en état de marche à la maison. Mon oncle, 85 ans, en reçoit des tas de photocopies par la mairie du village, aux petits soins pour les vieux, et n’a pas le temps de les user qu’on lui en apporte d’autres du nouveau modèle. Suggérons aux maires de récupérer les milliers de photocopies inutiles pour les envoyer dans les cités pour allumer les barbecues… et vive l’écologie ! Une amie en a envoyé par la poste à ses parents éloignés et dépourvus à la fois de smartphones et d’ordinateur, mais la poste ne fonctionne pas… Le document est d’une complexité excessive, et des phrases à rallonges et à incises sont incompréhensibles je pense pour 60 % de la population et pour 90 % des non-francophones, comme, je cite : « Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie » (phrase de 64 mots, le record de Proust est presque battu !). Mes étudiants de BTS ou de 1re technologique sont pour la plupart incapables de la comprendre, alors même que le conseil n°1 que je leur donne est de faire des phrases courtes, sujet-verbe-complément, en gros de la taille d’un alexandrin qui n’est pas pour rien le mètre étalon de la langue française : « Je vais à l’épicerie acheter à manger » (j’espère que vous appréciez le talent !). Il y a paraît-il une version en anglais, mais pour des Britanniques diplômés d’Oxford, pas pour des immigrés afghans qui baragouinent l’idiome. Le simple mot « rayon » nécessite des compétences mathématiques mal maîtrisées par la majorité de la population, qui confond rayon et diamètre. Combien de gens éduqués y compris de journalistes n’ai-je pas entendu dire qu’on ne pouvait pas s’éloigner à plus de 500 m de chez soi ? « À une distance maximale de 1 km » ne serait-il pas plus simple ? Les énarques qui pondent ce genre d’usine à gaz et ceux qui les signent, doivent sécher le cours de 21h30 du vendredi soir à l’ENA : « Connaissance et langage du peuple ». Et dire que RFI propose depuis 2001 un Journal en français facile… Seuls nos amis Suisses du Temps parmi les journalistes semblent avoir saisi le côté ubuesque de la situation (mais pas le fait que le but est surtout de se faire un pognon de dingue en rançonnant le citoyen solvable).
À la radio, toujours la même rengaine : 90 % du temps d’information est consacré aux mesures existantes ou imaginables d’interdiction, de répression, surtout pour les contribuables solvables, et si peu pour les traînards insolvables qui vous postillonnent à la bouche ou font vrombir leurs scooters le soir dans les rues. En ce qui concerne les informations positives (comment fabriquer des masques, quelles usines les fabriquent, peut-on passer les masques à la vapeur plutôt que de les jeter, en attendant qu’on en ait assez ; Va-t-on lancer des chaînes de fabrication d’hydroxychloroquine sans attendre les résultats des études complémentaires ? Combien de tests et de quel type sont fabriqués, où, par qui ? etc.), eh bien cela ne semble pas intéresser grand monde. Ce qui compte, c’est interdire, réprimer, contrôler, réduire les libertés publiques, et surtout les contribuables solvables qui essaient juste de ne pas péter les plombs. Tiens, quelques villes ont mis en place un couvre-feu, dont Nice, Perpignan, etc. Bien. Et pourquoi pas alors, réserver les sorties aux personnes infectées (et aux guéris) confinées avec interdiction de sortir, qui à ce moment-là pourraient enfin prendre l’air ? A-t-on pensé à ces personnes, qui souvent ont lavé leurs virus en famille, interdites de toute sortie pendant non pas 14 jours, mais plutôt 21 ? Cela dit, les hommes qui ne savent pas jouer à la bataille navale, peuvent s’occuper à battre leurs femmes…
- Chose vue au supermarché : alors qu’on annonce à la pelle des hécatombes dans les Ehpad, un couple de vieux, je dirais 75-85 ans, s’approchent de la file d’attente du supermarché où j’arrive près de la caisse. Habillés de façon folklorique pour de vieux Parisiens (canne et habits rose-pourpre pour elle, chapeau et accessoires limite far west pour lui ; aucune protection sur le visage), ils ne portent qu’un lot de 4 yaourts nature. Ils regardent la file et commentent à voix haute : « on va se mettre dans la file ». Ils en profitent pour tripoter les bouteilles de vin à portée de gondole. Comme mon tour arrive, je leur fais signe de passer devant, relayé par les braves gens qui me suivent. Ils posent leurs yaourts sur le tapis, et il se confirme que c’est toute leur emplette. Je m’apprête à dire à la caissière de mettre ça sur mon compte, imaginant qu’ils n’ont pas les moyens d’acheter autre chose, mais la vioque ouvre son porte-monnaie et sort un billet de 50 €. Cela change le scénario. Puis elle parle dans sa barbe ou à la caissière, on ne sait pas : « Oh mais je ne suis pas quelqu’un de commode, hein, on ne se moque pas de moi ; c’est le psychiatre qui me l’a dit, mais ils ne veulent pas me prendre » « C’est à cause de l’épidémie, renchérit le vieux ». La caissière rend la monnaie sans rien dire, et Carmen Cru empoche lentement et méthodiquement la monnaie. Comme je passe à la boulangerie, il se trouve que je les suis sur encore 100 m, avec les 4 yaourts dans un petit sac, elle ronchonnant toujours après je ne sais qui qui ne peut pas la recevoir. S’ils attrapent le virus, sans doute que ces Philémon & Baucis mourront main dans la main, sans l’étreinte ni le regard d’aucun proche, après une ultime cuillerée de yaourt.
Heureusement, le préfet de l’Aisne a interdit la vente d’alcool.
- Le 25 mars à 21h30, Le Monde, après l’avoir plutôt traité par le mépris, finit pas publier une tribune de Didier Raoult, accessible aux abonnés.
- Le 25 mars, Marc Wathelet publie un nouvel article pour SudInfo.be dans lequel il prône le « lockdown » complet pour la Belgique, et rejoint mes remarques (moi qui ne suis pas médecin !) sur les masques ; il propose même des masques à gaz en attendant des FFP2, et des procédures pour les réutiliser tant que dure la pénurie ; il propose également d’adopter l’hydroxychloroquine en prévention pour les soignants (idée qui ne sera appliquée en France que le 16 avril, sans qu’aucun journaliste rappelle qui en a eu l’idée le premier). En revanche certains points me restent obscurs : 1° ce scientifique pourrait-il préciser le sens spécifique qu’il donne au mot « aérosol », car ce mot a un sens vulgaire qui trouble ma compréhension ; 2° quand il évoque un, je cite, « retour probable du virus en octobre », il faudrait expliquer : le virus doit-il faire une pause en été, et pourquoi ? Si c’est à cause de la chaleur, alors je suis avide d’explications : pourquoi en même temps qu’on évoque une pause en été dans les pays tempérés, évoque-t-on une crise grave en Inde et en Afrique, alors que ces pays sont actuellement dans un climat que nous connaîtrons en été ? Et en Arabie Saoudite ? À moins que l’utilisation massive de la climatisation dans les pays chauds ne propage un virus qui serait annihilé sans cela ? Un point obscur reste le fait que ce professeur qui, à l’instar du Pr Raoult, semble savoir de quoi il cause, reste cantonné à l’outre-Quiévrain. Selon Erico Lusso, qui possède une télévision, il reste inconnu des journalistes français de la TV ; et je n’ai jamais entendu son nom à la radio, ni même vu dans un journal non-belge. Hallucinant ! Sur la question du mot « aérosol », la réponse sera donnée le 3 avril (cf. ci-dessous). Ce jour, publication d’un « conte de Pâques » savoureux de Jean Paul Brighelli.
- Le 26 mars, dans l’indifférence générale, les hôpitaux de Seine-Saint-Denis sont déjà saturés selon Le Monde. Sans doute à cause des joggers et des marchés de proximité… Je vous renvoie à ce que je disais ci-dessus sur certains choix draconiens ou cornéliens qui devront être faits.
Le ciel de Paris est de plus en plus pur. Je contemple le Sacré-Cœur comme jamais, chaque soir, quand le voisin d’en face (maintenant rejoint par sa femme semble-t-il (je le vois aux bleus et aux meurtrissures qui émaillent son corps), et par d’autres voisins) a regagné ses pénates. J’imagine que s’ils ne montaient pas là-haut, ils auraient vue sur un mur gris et des barreaux. Cependant, en se promenant sur un toit non protégé avec une chaise, un ordinateur et des tas d’objets, le risque d’assommer un passant est loin d’être nul… Tiens, profitez de ma vue, péquenauds jaloux !

Montmartre pendant le confinement, 27 mars 2020.


- Le 27 mars, reportage à France Inter (journal de 13 heures) sur les femmes victimes de violences conjugales pendant le confinement. Pendant ce long reportage, on évoque au détour d’une phrase les enfants, qui peuvent l’être éventuellement aussi, mais pas un mot sur les hommes, qui si je me souviens bien, constituent quelque chose comme 13 % des victimes de ce genre de sport en chambre. D’autant plus victimes que tues, encore plus humiliées (« et pourquoi vous lui flanquez pas une bonne torgnole ? »). Les journaleux de France Inter persistent (encouragés par les hyènes de garde du féminisme actuel) à essentialiser les femmes comme des victimes et les hommes comme des coupables… Bref, j’ai déjà traité la question jadis, voyez cet article. Et puis parmi les violences faites aux femmes, ne pourrait-on pas classer la cessation brusque des aides à domiciles pour toutes les personnes âgées, dont certaines ne peuvent même pas se nourrir ? Vu le différentiel d’espérance de vie, la majorité de ces personnes dépendantes sont des femmes, mais Marlène Schiappa s’en branle. Sa commisération ne va qu’aux sujets médiatiquement rentables.
Autre question subsidiaire : nous sommes au printemps, c’est la saison où il faut planter. Après la fermeture des marchés, qu’il faudra songer à rouvrir au cas par cas (tous les marchés où les gens sont moins confinés qu’aux supérettes), ne pourrait-on se poser la question d’inclure les fleuristes et grainetiers parmi les magasins autorisés, au même titre que blanchisseries, quincailleries, buralistes, cavistes ? Planter, puis récolter des végétaux chez soi ; fleurir les balcons dans les villes, c’est aussi bien pour l’écologie, et ne pas détruire une filière économique importante, non ? J’ignore si les gens qui ont accès aux hypermarchés trouvent des plantes. Dans le XVIIIe, c’est niet !
L’entreprise Orange fournit des statistiques sur les Franciliens qui ont déserté pour la province. Ah bon, mais seulement eux ? Et en contrepartie, combien de provinciaux qui ont rejoint Paris pour aider un aîné fragile, sachant que les aides à domicile allaient être réduites ou supprimées ? Les statistiques unidirectionnelles m’ont toujours paru suspectes. C’est comme les journaux qui font leurs titres sur les juifs (de droite) qui fuient l’Europe pour Israël à cause de l’antisémitisme, et qui oublient de rétablir la balance avec la proportion de juifs (de gauche) qui fuient Israël et sa politique colonialiste pour respirer en Europe… Quant aux possibilités modernes de « backtracking » des citoyens solvables (pourchassons les joggeurs et les petits vieux qui se sont trompés de date plutôt que d’oser affronter les organisateurs de barbecues), seront-elles applicables seulement à la populace, ou également aux présidents de républiques qui seraient allés rejoindre leur amante en scooter à l’insu de leur légitime ? Et puis quand on fait des statistiques, on élimine les biais : dans une semaine normale, combien de Franciliens qui travaillent à Paris où ils disposent d’une chambre de bonne ou d’hôtel, retournent chez eux en province ? Parmi mes étudiants en BTS, il est bien évident que ceux, nombreux, qui résident en province (merci Parcoursup), sont retournés chez leurs parents plutôt que de tourner en rond dans le bocal parisien (ou dans une colocation exiguë où l’on partage réfrigérateur, toilettes et virus) qu’ils paient difficilement avec le job de soirée qu’ils n’ont plus ! Parmi mes collègues, j’en connais au moins un qui fait l’aller-retour quotidien sur une ville de proche province, sans compter ceux qui à chaque vacances et parfois le week-end rentrent sans leur Corse natale, où ils ont une chance d’obtenir leur mutation quand ils seront à l’article de la retraite ! Où est leur résidence principale ? La ville de Sens, comme toutes les villes situées à 1 heure de train de Paris, compte 4000 « navetteurs », dont beaucoup par exemple travaillent au ministère de Bercy. Et puis tous les commentateurs semblent avoir oublié que le week-end précédent le confinement avait lieu… le 1er tour des élections. Or quel est le pourcentage de Parisiens qui continuent à voter dans leur mairie d’origine ? Ça ne serait pas 17 % par hasard ? Ayant reçu l’ordre de passer au télétravail, pourquoi retourner en région parisienne, alors même que l’annulation du 2e tour n’a été annoncée qu’après le confinement ? Or entre les deux tours, comment retourner voter là où vous êtes inscrit ? Donc soit on parle en détail de ces statistiques, et on précise la différence entre ces 17 % et le chiffre coutumier, soit on ne dit rien. En fait dans le monde hyperfliqué qu’on nous mitonne sous couvert de nous protéger, seuls les « migrants » auront droit de passer les frontières, et il serait jugé facho de ne pas les accueillir à bras ouverts, mais le Français (même s’il est d’origine immigrée d’ailleurs) qui fait des allers-retours entre la capitale d’un pays centralisé et son département d’origine, ah quel Salaud ! Bref, puisque « nous sommes en guerre », alors pourquoi en vouloir à ceux qui fuient vers les « forêts paisibles » selon la leçon de Jean-Philippe Rameau ?
Ce même jour, je fais mon 4e jogging de confinement. Je passe vers la Porte de La Villette, constatant que le parc est toujours clôturé, puis je passe devant le pont qui surplombe le canal Saint-Denis, mon 2e itinéraire habituel de jogging, pour m’apercevoir stupéfait que le passage du quai de l’Allier est libre… Alors je fais mon parcours habituel, au milieu des traînards habituels (pas très nombreux), qui ne courent aucun risque d’être contrôlés car non solvables. Je remarque juste que les « migrants » en petit nombre qui restaient cachés sous le pont du périphérique malgré l’évacuation des camps maousse de la Porte de La Chapelle, sont partis, remplacés par des barbelés. Une autre info qui pourrait intéresser les lecteurs locaux, c’est que les agrès de sport qui ont été installés depuis quelques mois ou années, dans les rues ou le long du canal, contrairement à ce qu’on aurait pu penser, ne sont pas pris d’assaut par les mâles dominants de cités : cela reste un bon moyen de faire son exercice quotidien ; il suffit de venir avec son gel et ses lingettes… Il y a bien des fourgons de flics sur les boulevards de Paris, aux intersections, mais aucun contrôle à première vue. Je rentre dans la limite de l’heure autorisée. Au coin de ma rue je croise une voisine, qui me raconte qu’elle a été contrôlée, et que les pandores regardent sur leur ordi l’adresse, ils lui ont dit qu’elle dépassait de 300 mètres la limite de 1 km autorisée ! Voilà ce que ces énarques nous ont pondu. Il faut bien les occuper. Et ce sont les mêmes qui culpabilisent les… Parisiens (ils ne disent pas Franciliens, juste les Parisiens) qui, ne disposant pas comme eux de 300 m2 dans le XVIe, se sont carapatés en province. Et en même temps comme dirait l’autre, on nous apprend aux infos que l’on va affréter avions ou TGV pour déplacer les malades en surnombre de… Paris vers la province ! Ben faudrait savoir ! Si ces 17 % de gens ne s’étaient pas barrés, on en aurait 17 % de plus dans les hôpitaux franciliens… Enfin ceux qui se sont barrés ne sont pas forcément les plus âgés qui constituent le gros des troupes en réanimation. Bon, allons nous coucher les enfants. Ah non, avant dodo, je tombe sur cet article du Monde : polémique lancée par Rachida Dati sur la saleté de Paris : est-ce qu’on ne pourrait pas profiter du fait que les rues sont désertes pour désinfecter ? Ben paraît que les équipes de Hidalgo se grattent encore le front avec je vous le donne en mille cette repartie qu’il faut lire pour la croire : « Ce n’est clairement pas une bonne idée de communiquer sur le fait que les bancs publics ou les aires de jeux ont été désinfectés alors que l’on ne demande aux Parisiens qu’une seule chose : de rester chez eux ». Ok Anne : restons la capitale touristique la plus sale du monde, c’est bon pour lutter contre les épidémies. Et puis ce qui est super, Anne, dans les rues désertes du Paris actuel, c’est que comme il n’y a pas de foule et comme les usines sont fermées, la merde et les coulures de pisse, on les voit et on les sent vraiment mieux que d’habitude ! Tiens, pour les prochaines brochures touristiques, j’ai pris une photo dans mon quartier (31 mars), où l’on voit comme les services de la saleté font bien leur job pour encourager les gens à rester confinés. Puis-je me permettre une suggestion : encourager les gens à ne pas ramasser les crottes de chiens et à les faire faire au milieu des trottoirs, de façon que les joggers glissent dessus, comme ça s’est sûr, il n’y aura plus que les clochards dehors ! Tout le monde en France semble avoir oublié que le choléra a été vaincu dans les pays riches par la propreté, tout simplement. Comment se fait-il que seuls certains Asiatiques aient retenu la leçon ?

Comment les services de la Saleté de Paris encouragent les gens à rester chez eux. XVIIIe, le 31 mars 2020.

Intéressante et longue entrevue de Tara Schlegel avec Didier Sicard sur France Culture : « Il est urgent d’enquêter sur l’origine animale de l’épidémie de Covid-19 ». La première partie (pour laquelle je trouve que le mot « urgent » pourrait être remplacé par « important ») me rappelle l’article de Sonia Shah dans Le Monde Diplo du mois de mars : « Contre les pandémies, l’écologie », qui pointait aussi le rapport entre les épidémies actuelles et la diminution de l’habitat sauvage sur la planète. Pour la suite, on rejoint les avertissements des soignants. Je ferais juste une remarque sur le passage où il est question des masques : « Quand vous voyez au supermarché des caissières qui n’ont pas de masques alors que les clients ont des masques, il y a quelque chose de complètement contre productif. » Didier Sicard semble s’imaginer, et cela montre qu’il n’a sans doute pas eu le temps de se rendre lui-même dans les endroits dont il parle, que les clients, les passants, ont tous dévalisé les pharmacies pour se procurer des masques d’hôpitaux. Or tel n’est pas le cas : on constate au contraire une collection digne du système D du temps de guerre, où chacun se bricole un truc censé se protéger mais surtout protéger les autres, en diminuant la quantité de postillons projetés par sa bouche. Cela va du masque de chantier (celui que je porte identique depuis 15 jours en y mettant deux gouttes d’huile essentielle chaque jour ; je l’ai même passé à la machine à 60°, et cela fonctionne parfaitement, il est comme neuf !) aux lunettes d’avion mises à l’envers sur la bouche, en passant par les masques anti-poussières vendus sur des sites pour la pratique sportive, etc. Plus peut-être, une infime proportion de masques médicaux, mais sans doute de récup, périmés, passés à la vapeur chaque soir, sans doute pas les masques flambants neufs à la dernière norme dont les soignants ont besoin. Je suis toujours en quête d’un article préconisant, dans l’attente des milliards de masques promis, une utilisation par roulement de blouses et de masques en tissu passés à l’autoclave tous les jours. La situation dramatique de nombreuses personnes âgées dépendantes à domicile privées brusquement du passage quotidien d’aides-soignants et que leurs enfants confinés ne peuvent pas rejoindre, devrait aussi contribuer à trouver un juste milieu entre le super masque de Zorro zéro risque et le masque et la blouse en tissu lavés à la machine à 60° tous les soirs. Je croyais qu’on était « en guerre ». Sans oublier que porter un masque sur le visage c’est aussi empêcher la contamination chaque fois qu’on porte machinalement ses mains au visage.

- 28 mars, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Les statistiques qu’on peut lire ici ou là sont édifiantes sur le niveau de tolérance du Français moyen (quand je dis « Français » je ne dis pas « Gaulois », entendons-nous bien !) En caricaturant à peine, 13 % des Français pratiquent le jogging pendant le confinement, et 87 % des Français sont favorables à l’interdiction du jogging pendant le confinement. 35 % des Français font la queue devant les buralistes pour acheter leur tabac, et 65 % des Français sont favorables à la fermeture des bureaux de tabac pendant le confinement. Si on voulait bien étendre ce genre d’études qui sont à la science statistique ce que le viol est à l’amour, on pourrait aussi dire que 7 % des Français pratiquent la sodomie, et 93 % sont favorables à son interdiction. Bref, vive la tolérance ! Le sondage qui m’intéresserait en ce moment, c’est de savoir combien de Français seraient favorables à ce que tout médecin puisse prescrire librement l’hydroxychloroquine et l’azithromycine (sans oublier le zinc) à tout patient, en son âme et conscience. Mais bizarrement, au lieu de poser cette question, Le Monde préfère persister dans le dénigrement du Pr Raoult avec un article édifiant intitulé : « Coronavirus : comment le professeur Didier Raoult est devenu une figure centrale des théories complotistes ». Super intéressant quand on songe à toutes les questions autrement cruciales que pose l’hypothèse et l’espoir lancés par ce professeur qui d’ailleurs n’agit pas seul dans un bunker, mais est entouré d’une équipe de chercheurs qu’il ne fait que diriger et qui s’expriment aussi individuellement… questions auxquelles il semble impossible à des journalistes de trouver les réponses ; il est tellement plus facile de traiter de complotistes les personnes qui posent ces questions, même s’il s’agit de Philippe Douste-Blazy, médecin et ancien ministre de la Santé !

- 29 mars, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. 5e jogging de confinement. Je teste un nouveau parcours en escargot pour satisfaire aux oukases des énarques du gouvernement : grand tour du XVIIIe et d’une partie du XIXe, en tâchant de rester dans un rayon de 1 km autour de ma cage de hamster. Je manque terminer aux urgences rue de la Goutte d’Or : comme je constate un attroupement oriental de mâles (16 personnes, aucune femme) à un carrefour, je dévie ma course sur la chaussée pavée, et me casse la gueule sur un dos d’âne diaboliquement dissimulé dans le pavage. Le genou morfle, je me relève et claudique un peu, mais plus de peur que de mal. Ç’aurait été tellement plus simple de laisser cette petite liberté pour les gens confinés dans leur clapier dans les grandes villes, de courir là où c’est le plus sûr, et pas forcément dans les environs immédiats. À part ça, j’ai constaté que les rues sont de plus en plus désertes, livrées aux SDF et voyous habituels ; plus du tout l’ambiance du 1er dimanche de confinement. Tous ces flics que les énarques occupent à verbaliser les promeneurs solvables, cela m’amène à rechercher un article très ancien, de septembre 2019, sur le site de L’Express, qui vous fera rire jaune : « "Bed manager", ce métier qu’Agnès Buzyn veut généraliser ». Il est bien évident que les services de police ne peuvent procéder à l’arrestation de tous les énarques et ministres qui ont mis en place cette doctrine libérale du « zéro lits », qui considère les humains comme des pièces détachées d’une chaîne de production industrielle en flux tendu. Nous constatons aujourd’hui les conséquences criminelles de cette gestion, mais la police verbalise les joggers. Étonnant que chaque soir, à l’heure où les citadins confinés applaudissent les soignants, après la messe quotidienne de Jérôme Salomon comptant les morts, France Inter ne donne par la parole, chaque soir, à l’un des nombreux chefs de service qui ont démissionné de leurs fonctions administratives à l’hôpital début 2020, au nom du mot d’ordre prémonitoire « L’État compte les sous, on va compter les morts ». Publié l’après-midi du 29 par Le Monde, un article évoque les funérailles au temps du coronavirus. On peut se côtoyer au supermarché, mais pas au cimetière…

Montmartre pendant le confinement, 30 mars 2020.


- Le 30 mars, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Erico me transmet cet article de Florence de Changy qui date du 22 mars, et qui confirme mon intuition contraire à l’affirmation de nombreux médecins, politiciens et journalistes, selon laquelle le port par tous de masques est une barrière mutuelle efficace, en tout cas c’est une démonstration crédible depuis Hong Kong. Si cette journaliste tombe sur cet article, qu’elle soit rassurée, ici aussi en France, de plus en plus de gens adoptent cette attitude, en dépit des oukases irresponsables des autorités. Un article de Anne-Sophie Labadie pour Le Temps révèle la tension entre Hongkongais et étrangers quand ceux-ci négligent le port du masque.
J’ai encore entendu aujourd’hui dans une supérette, ce message sonore absurde conseillant d’« éternuer dans son coude », et l’affiche qui le conseille est toujours visible partout. Et comment sortir du confinement sans une période où nous porterons tous des masques ? Ci-dessus, une photo du Sacré-Cœur prise depuis mon balcon, en journée. Jamais le ciel de Paris ne m’a offert une telle netteté… Et pourtant selon cet article du Monde, la pollution par épandage agricole serait très élevée…
Le soir, enfin un article du Figaro sur les masques non sanitaires. Évidemment, on parle de grandes entreprises, et pas des couturiers blacks qui tiennent boutique au bas de mon immeuble et pourraient aussi bien faire des masques. On est en guerre, oui ou non ?
- Le 31 mars, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Je remarque le changement au supermarché asiatique du quartier, dont les caissières avaient déjà adopté le masque et les gants avant le confinement : toutes les caisses sont équipées de parois en plexiglas, et chacune arbore deux énormes demi-oignons. Étonné par cette pratique, j’ai trouvé cet article, qu’on retrouve en de nombreuses versions sur Internet. Le journal Le Monde persiste à rétropédaler à fond la caisse, et en l’absence d’informations sûres, à systématiquement abonder dans le sens de la saleté (il serait inutile de désinfecter les rues !) et de l’absence de précautions sanitaires, sauf quand il s’agit de l’espoir du double traitement proposé par le Pr Raoult, alors là c’est la précaution maximale qui s’impose pour ce journal de plus en plus étonnant. Pourtant on laisse passer des articles comme celui-ci : « Contre le coronavirus, le port du masque se répand en Europe centrale » permettant de constater que le bon sens commence enfin à pointer dans un bout de l’Europe : mettez des masques, non d’une pipe ! Et n’importe quoi comme masque ! Reste à compter le nombre de jours qui s’écoulera avant que notre gouvernement adopte aussi cette mesure de bon sens, comme il a fallu compter ceux qui se sont écoulés avant que l’on adopte la mesure de confinement à l’italienne. Et passer des condamnations pour vente de masque à des condamnations pour non-port de masque [3]. Bizarrement, la recomposition politique du journalisme français se révèle ce jour, lorsque, a contrario du Monde, c’est le Figaro qui soutient le combat du Pr Raout, ou du moins fesse les joues du vieil apparatchik Daniel Cohn-Bendit, sous la plume d’Anne-Sophie Chazaud : « Injures de Cohn-Bendit contre le Pr Raoult : le mépris et l’intolérance du gauchisme culturel ». Eh oui, que ce soit sur la question du féminisme ou celle du coronavirus, c’est désormais la gauche qui impose la censure et le retour à l’ordre moral, et la droite qui défend les libertés. Dans le cas de Cohn-Bendit, la journaliste n’ose pas dire que ce vieux débris ferait mieux, lui, de fermer sa gueule plutôt que de tenter de censurer les autres, à une époque puritaine qui pourrait revenir ad nauseam sur son goût pour les braguettes de garçons dans les années 1970, exactement comme elle revient sur les frasques de Polanski. Plus intéressant, Libération publie une tribune de Hannelore Cayre, avocate pénaliste au barreau de Paris : « Qui es-tu Nicole Belloubet, pour t’asseoir à ce point sur les libertés publiques ? ». On maintient arbitrairement des présumés innocents, et en même temps, on libère en avance des jugés coupables !

- Le 1er avril 2020, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. C’est le 13e anniversaire de votre site préféré… et de son tenancier ; on fête ça à la guerre comme à la guerre entre voisins, d’un balcon l’autre. Rien de bien neuf, de vieux articles tournent ; je ne comprends pas comment cela se fait que l’information n°1 ne soit pas consacrée aux essais de médicaments en cours, en France, en Europe et dans le monde… Ah si, tiens, le Pr Raoult s’est exprimé sur Radio classique, et l’entretien a été transcrit par un stagiaire en rupture avec l’orthographe, qui écrit « hydroxyde chloroquine » par exemple. Le journaliste ne semble guère avoir étudié la question et persiste à dire « chloroquine », et on n’en apprend guère plus qu’il y a dix jours. Le professeur se met un peu en colère parce que les deux journalistes s’avèrent incapables de lui poser une question précise sur le traitement qu’il préconise ; mais il finit quand même leur donner la soupe polémique qu’ils demandent.
- Le 2 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Le Monde évoque ce masque de snorkeling adapté sur le modèle du Hackerspace pour en faire un respirateur. C’est cela qui nous sauvera, non pas les grandes entreprises, les décisions (con)descendantes, mais le système D qui maintenant a un nom : hackerspace ou makerspace. D’ailleurs on peut se demander si la sécession revendiquée par le Pr Raoult ne relève pas d’une sorte de hackerspace médical. On trouve des tas de tutoriels rappelant que plutôt que de gaspiller, on peut chauffer les masques, au four ou au sèche-cheveux (évidemment on met à moins de 100° !) et on peut en bricoler à partir de tout ou n’importe quoi, un string et du papier Q en ce qui me concerne ! Si on en possède en nombre, vu la durée de survie du virus, il me semble (mais je ne suis pas médecin) qu’il suffirait d’entreposer ceux du lundi à gauche, ceux du mardi à droite, etc., et de les reprendre la semaine suivante. Je crois même qu’un roulement de trois à quatre jours suffirait, non ? Le Quotidien des médecins publie un bref article sur quelques résultats provisoires sur les essais d’hydroxychloroquine en cours. Les commentaires des lecteurs, tous médecins, nous laissent dans le doute, en attente de davantage de résultats internationaux. Découverte utile : le site de Michel Onfray reprend toutes les conférences vidéo du Pr Raoult, ce qui évite de les chercher partout. Ce qui serait génial, ce serait d’organiser une sorte de masterclass du professeur Raoult à des médecins de terrain qui pourraient lui poser des questions pratiques, puisqu’il est professeur, plutôt que de perdre son temps à répondre à des questions polémiques qui ne nous apprennent pas grand chose. Médiapart publie un article interminable réservé aux abonnés intitulé « Masques : les preuves d’un mensonge d’État ». L’ami Jean-Pierre me l’a envoyé en PDF, mais j’hésite à le mettre en pièce-jointe, d’autant que d’autres blogueurs l’ont déjà republié en partie, et comme je suis très courageux, je les laisse prendre tous les risques ! Le journal Marianne publie une interview du Pr Christian Perronne qui soutient le Pr Raoult et conclut : « Combien de milliers de morts ce gouvernement aura-t-il sur la conscience ? Mais qui les conseille ? C’est révoltant. »

Matrice d’Eisenhower
Le Culte de l’urgence, Nicole Aubert, Flammarion, 2003, p. 75.


- Je viens de concocter pour mes étudiants un sujet de culture générale en BTS sur le thème « À toute vitesse ! », spécial coronavirus. À ce propos, j’ai abordé avec eux dans mon cours, la Matrice d’Eisenhower, dont voici ci-dessus le schéma trouvé dans Le Culte de l’urgence, de Nicole Aubert. Le problème de la plupart des pays occidentaux, c’est que la case « stratégique » a été négligée depuis des années. À force de ne vivre que dans l’urgence, le temps se réduit au présent : c’est la panique.
- Le 3 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. C’est mon 6e jogging de confinement. Après ma chute de dimanche, j’ai attendu vendredi que mon genou dégonfle, et j’y suis allé mollo ; tout s’est fort bien passé, et d’ailleurs grâce à ça et au fait que j’ai réduit mes portions alimentaires, non seulement je n’ai pas pris de poids, mais j’ai « inversé la courbe » comme disait un président de république. Rien n’a changé, toujours les mêmes attroupements de SDF et toxicos. J’ai vu un contrôle de flics dans le quartier de la Goutte d’Or (je courais sous le métro aérien, à l’endroit où les TV avaient filmé le marché qui avaient indigné ceux qui ne connaissent du monde que ce qu’en montre TF1), et à la porte de la Chapelle, des CRS qui ont fait les gros yeux à des « migrants » installés sur les quais du tramway et qui se « checkaient » à qui-mieux-mieux à proximité des autres passagers. « La prochaine fois »… morigénaient les pandores, sans prendre la peine de traverser les voies. Sinon, sur le boulevard Barbès, à proximité du siège de Médecins du Monde (rue Marcadet) j’ai vu une tente d’accueil pour sans-abri, mais qui m’a semblé être plutôt de Médecins sans frontière. Témoignage indirect au téléphone de personnes qui auraient été agressées violemment après avoir retiré de l’argent à des distributeurs. Je n’en ai pas eu vent sur les médias. Le ministre de l’Éducation annonce que toutes les épreuves du bac seront supprimées. Toutes ? Non ! Un village gaulois résiste : l’oral de français demeurera la seule et unique épreuve de cette année. Ce qui signifie que les élèves de terminale du bac 2020, ultime millésime de l’ancien bac, n’auront passé qu’une seule épreuve de bac, l’an dernier, l’oral et l’écrit de français, et que ceux du millésime 2021, premier du nouveau bac, auront passé une seule épreuve en 1re, celle de l’oral de français. Avec, rappelons-le, un nouvel oral qui est une véritable usine à gaz très difficile à mettre en place cette année et pour lequel il aura été difficile voire impossible de prévoir des oraux blancs. Et pour mettre en place cette unique épreuve, les professeurs de français seront-ils déchargés de cours suffisamment de temps avant, ou devront-ils avoir la tête dans le guidon jusqu’au bout, sans avoir eu droit à des vacances de printemps pour reprendre leur souffle ? On aimerait bien entendre de temps en temps un « merci » spécifique, ou une reconnaissance du fait que le ou la prof de français, c’est un(e) prof un peu plus important(e) que les autres, auquel on demande toujours plus de boulot pour le même tarif…
Le 3 avril enfin, nouvel article très pédagogique sur les aérosols et pétition menée par le Pr Marc Wathelet, mais cette fois-ci à la tête d’un groupe international de virologues qui expliquent, preuves à l’appui, que « L’OMS continue dans sa recommandation absurde de dire que les masques ne sont pas nécessaires pour le grand public », et qu’il faut porter des masques. Ils citent l’exemple de Prague, qui a appliqué ce que le Pr Wathelet dit depuis le début, fabriquer des masques partout et de n’importe quelle façon, en attendant d’avoir des masques FFP2. Mais quoi, ce n’est qu’un belge !
- Le 4 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Les gouvernements, l’OMS et les journaux qui nous désinformaient depuis le début, entament leur volte-face sur la question du port généralisé de masques et semblent avoir enfin entendu ce que le spécialiste Marc Wathelet écrivait dès le 28 février dernier : « Les autorités chinoises ont commis la même erreur initiale avec SRAS et avec Covid-19, mais ils se sont mobilisés depuis pour combattre ce virus avec les mesures extrêmement strictes qui sont nécessaires lorsqu’un virus se transmet par aérosol et de manière asymptomatique. Nous sommes en train de commettre la même erreur initiale que les Chinois ! » et le 7 mars (cf. les liens ci-dessus) : « Avec une saison de transmission de 6 mois et un virus aussi contagieux, seul le port de masques FFP2 par tout le public peut fournir la protection nécessaire. Les masques en textile et recyclable pour adultes et pour enfants sont indispensables, et une opportunité pour l’essor d’une industrie et des phénomènes de mode qui ne manqueront pas de s’y associer. » Mais aucun média français n’a donné la parole à celui qui disait la vérité ; ils ont relayé les fake-news colportées par les plus grandes autorités. Erico Lusso doit être le seul citoyen français à lire la presse belge. Pour le bien des peuples, une très grande lessive sera indispensable après la pandémie, dans les milieux médical, politique et journalistique. Il y a des grands pontes qui devraient se retrouver caissiers chez Carouf, et des caissiers de Carouf qui devraient se retrouver ministres !
- Une pétition a été lancée hier par des médecins, dont le Pr Perronne, Philippe Douste-Blazy et Michèle Barzach, anciens ministres de la Santé pour permettre la prescription de l’hydroxychloroquine par tous les médecins, dispensé cependant en pharmacies hospitalières (le temps de reconstituer des stocks je suppose). Je l’ai signée… Traitement Covid-19 : ne perdons plus de temps !.
L’écoute des journaux radio et la lecture des articles ne manquent pas de sel : les menteurs qui nous ordonnaient depuis des semaines de ne pas porter de masques, rétropédalent hardiment sans jamais reconnaître qu’ils avaient simplement eu tort, eux les grands spécialistes alors que la moitié des simples citoyens respectaient le bon sens contre leur avis. Il faudra s’en souvenir : les pires fake-news viennent d’en haut, ce dont j’étais déjà persuadé bien avant le coronavirus. Au journal de 13 h, le journaliste de France Inter affirme que les huiles essentielles sont inutiles. Il venait de terminer d’interviewer un ponte de la médecine, lequel exerçait son rétropédalage comme dit ci-dessus, mais le journaleux a éprouvé le besoin d’ajouter son truc sur les huiles essentielles, comme une vérité révélée, exactement comme il y a quelques jours il prétendait que les masques ne servaient à rien. J’ai photographié encore aujourd’hui même une affiche de la Ville de Paris (la même qui a décidé de surtout ne pas désinfecter les rues) avec ce fameux « éternuez dans votre coude », une des plus grosses conneries propagées par l’OMS et affichée partout, colportée par Le Nouvel Obs par exemple. Combien de personnes contaminées à cause de cela, plutôt que d’afficher dès le début : mettez-vous un truc devant la bouche, et fermez votre gueule quand vous êtes en public, ne hurlez pas dans votre téléphone quand vous êtes dans une file d’attente, etc. ? J’hallucine depuis ce matin d’entendre ces journaleux qui semblent avoir découvert le fil à couper le beurre. Je crois comprendre la raison de ce revirement soudain, alors qu’on commence à envisager le « déconfinement » : comme cette sortie de crise ne sera envisageable qu’avec des protections maximales, on dit la vérité juste pour conditionner le peuple à ressortir, exactement comme on avait menti, pour conditionner le peuple à s’enfermer. C’est parce qu’on prend les gens pour des cons.

« éternuer dans son coude » : comment propager le virus grâce à la Ville de Paris.

Le même jour (4 avril) on apprend qu’enfin les « Graines et plants potagers » entrent dans la liste des « achats de première nécessité », mais comme ces mesures, encore et toujours, sont pondues par des connards d’énarques, le décret est incompréhensible et n’autorise pas tout simplement l’ouverture des fleuristes et horticulteurs. Il va encore falloir construire des usines à gaz, passer sous les fourches caudines d’interdictions complexes (le foin dont se nourrissent les énarques). Comme si le fait de contribuer à la biodiversité n’était pas une urgence absolue, en ville comme à la campagne.
- Le 5 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. C’est mon 7e jogging de confinement. J’ai maintenant à peu près repéré un parcours de 1 h, que je maintiens parce que la connaissance du terrain limite les risques de surprise et de chute. Comme je cours sur les grands axes, je croise pas mal de flics et CRS, mais je n’ai pas été contrôlé. Il faut dire que l’on voit vraiment très peu de joggers, alors que c’était dimanche à midi, avec une température printanière. Pour un jogger, il y a à peu près je dirais une cinquantaine de traînards, SDF, drogués, voyous, donc pour une fois les consignes données à la police semblent raisonnables. Toujours les mêmes grappes de SDF aux mêmes endroits. En rentrant, j’ai entendu une entrevue de Yannick Jadot, droit dans ses bottes de l’écologie gauchiste culpabilisatrice, prônant le tout transports en communs. Les infirmières pauvres qui rentrent dans le 93 en transports, ont le droit de s’y faire postillonner dessus pas les clodos et toxicos qui les ont investis comme terrains de jeu, mais ça ne le gêne pas dans ses grands discours. L’ami Jean-Yves m’a appris qu’à Clermont-Ferrand, dans les tout premiers jours du confinement, les SDF étaient poussés par les flics dans le tramway, avec les utilisateurs normaux, pour qu’ils ne restent pas dans les rues ! Donc les amis, votez écolo tant que vous voulez, mais si vous avez des enfants, continuez à utiliser une voiture individuelle, que vous nettoyez vous-même, et où vous serez les seuls à éternuer. Il est clair que quel que soit le parti, les transports en commun, c’est juste pour la populace, c’est pas pour eux. Avec le beau temps, le voisin d’en face retire le haut !

Confinement parisien, 5 avril 2020, XVIIIe arrondissement.

Les seuls qui sortent dans les rues, ce sont les Soudanais (très nombreux dans le quartier), et tous les traînards. Quand je vais à la boulangerie, inévitablement, je dois attendre que l’on serve des cafés à l’un de ces traînards. Cela dit, hier, c’était trois flics qui prenaient sandwichs et cafés. Vu que la rue appartient désormais à ce type de population, il est à craindre que dans mon quartier se reproduise le même type d’attentat qu’hier à Romans-sur-Isère. J’ignore si mes voisins qui ne sortent pas du tout craignent davantage le virus ou les fous qui pullulent dans la rue, tandis que les médias pointent du doigt les… joggers.
En ce qui concerne mon pronostic sur le déconfinement, mon petit doigt me dit que si les gens qui nous gouvernent ont enfin reconnu qu’ils nous avaient menti sur la question du port préventif du masque, ce n’est pas parce qu’ils ont un reste de conscience, mais parce qu’ils pensent au déconfinement inévitable, et nécessaire pour éviter une catastrophe économique. Donc je me risque à un pronostic d’un début de déconfinement département par département, à partir du 20 avril, en commençant par les départements les moins touchés (certains comme la Lozère n’ont encore quasiment aucun cas). En effet, si l’on consulte la carte de la mortalité par département communiquée par l’Insee (donc fiable) et publiée par Le Monde le 3 avril, il ressort que la moitié des départements français sont restés en mars à un taux de mortalité normal. Si le confinement a été utile, il serait raisonnable de penser que dans ces départements, l’activité pourrait reprendre à certaines conditions, dont au moins le port généralisé obligatoire de masques de n’importe quel type, et éventuellement, dans les entreprises, des tests soit de virus, soit d’anticorps. Je suis peut-être hyper-optimiste, mais je pense que ces questions pourraient être résolues, pour ces départements, d’ici le 20 avril. Cela ferait à peu près la moitié du territoire (mais pas de la population) libérée. Certes, de nombreux indices vont penchent dans le sens contraire, comme ces bruits qui courent dans les milieux éducatifs, d’une réouverture des établissements en septembre (et quid de l’oral de français ?), ou les annulations de tel ou tel événement. D’un autre côté, les masques arrivent finalement ; la volte-face continue sur les masques article 22 ; les tests d’anticorps se pressent à la porte ; les tests de virus sont autorisés en ville ; chaque jour apporte des nouvelles de progrès logistiques et pratiques, sans parler de la baisse des admissions en réanimation. Les pressions des grandes entreprises sur l’exécutif doivent être dix fois plus discrètes mais sans fois plus écoutées que celles des médecins pour l’hydroxychloroquine et celles des petits producteurs pour la réouverture des marchés. Et quand on voit que des pays certes moins touchés comme l’Autriche, envisagent une réouverture de certains lieux, j’imagine que chaque jour, la pression va monter, et j’imagine mal une absence totale de déconfinement au-delà de la fin avril.
- Le 6 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. C’est le premier jour où je ne suis pas sorti depuis le début du confinement. La boulangerie qui fait la meilleure baguette du quartier est fermée, et je n’ai pas vidé mon réfrigérateur, et puis étant en « vacances », peut-être suis-je moins stressé. L’amie Odile qui m’appelle de Courbevoie m’apprend que chez elle, il y a très peu de commerces, il faut faire la queue une heure au supermarché, et commander son pain la veille à la boulangerie. Comme quoi il n’y a pas que les pauvres du 93 qui soient mal lotis, même des villes riches le sont, à cause sans doute de la proximité de grands centres commerciaux.
Très mauvaise nouvelle, rien ne va plus entre Erico Lusso et votre serviteur. D’une part des sources secrètes auraient prouvé que ce dernier, laissant libre cours à son atavisme lituanien, aurait stipendié un ami d’origine camerounaise pour me jeter un sort lors de mon 5e jogging pour me faire choir ; d’autre part, n’ayant pas répondu à son appel téléphonique séance tenante, Môssieu Erico Lusso en a conclu que j’avais d’autres sources que la sienne ; enfin sous le coup de la colère, il a bien sûr pris le contrepied de mon opinion sur le déconfinement, et prétendu perfidement qu’il ne se passerait rien avant au mieux, la mi mai ! Rira bien qui rira le dernier…
Hier est paru un article dans Le Figaro dans lequel trois pointures de la santé en France appuient le Pr Raoult. Je mets un lien vers une reprise de l’article car il n’est pas accessible. Il s’agit de Fabien Calvo, Jean-Luc Harousseau et Dominique Maraninchi, respectivement ancien directeur scientifique de l’Institut national du cancer (INCa), ancien président de la Haute autorité de santé (HAS) et ancien directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ».
- Le 7 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Mieux, invitée sur France info ce matin, elle a annoncé des masques et du gel gratuits et l’extinction du paupérisme à 6 heures du soir, mais le très respectueux et poli journaliste s’est bien gardé de lui poser une question qui aurait pu lui faire avaler son croissant de travers, sur sa décision de refuser la désinfection des rues de la capitale, alors que Marseille y procède depuis le 27 mars, ainsi qu’Aix en Provence, Nice, etc. Il est vrai que Marseille est une ville méprisable peuplée de virologues démagogues, et que l’État, secondé par Le Monde, le petit doigt sur la couture du pantalon, appuie cette décision de promouvoir l’absence d’hygiène. Le journaliste, qui n’a pas osé poser la question de la désinfection des rues, a posé celle du jogging, car il est tellement vrai que ce sont les joggers qui créent un risque pour les Parisiens, et non pas les grappes de SDF, de drogués et de migrants ni les mendiants, qui jamais eux ne s’approchent des files d’attente, comme l’a si judicieusement remarqué la mairesse selon Le Figaro. Donc surtout ne désinfectons pas Paris, mais interdisons le jogging ! Évidemment, désinfecter les rues se fait en Asie depuis longtemps, de même qu’en Asie depuis longtemps on porte des masques. Mais les Asiatiques, et les Méridionaux sont vraiment des gens pas crédibles. D’ici quelques jours il y aura bien sûr un nouveau volte-face sur ce point comme sur celui des masques, mais en attendant, les journalistes parisiens éviteront de précéder l’actualité et resteront très, très polis avec Madame Anne Hidalgo. Je serais chercheur en sciences-politiques et en linguistique, je ferai des recherches sur l’attitude des différents journalistes face aux différents politiciens : comparaison du nombre d’interruption par minute, façon d’appeler, questions contradictoires, cirage de pompe, rappel à l’ordre (« vous n’avez pas répondu à la question »), etc.
Le même jour, selon cet article, il s’avère que Marc Wathelet, dont les médias et politiciens français persistent à ignorer l’existence, est toujours inaudible par la ministre de la santé de son propre pays. En France comme en Belgique, je me demande combien de jours vont encore s’écouler avant que les médecins se liguent pour exiger la démission des ministres de la santé. Dans mon quartier, après le marché, c’est au tour du supermarché asiatique de fermer ses portes (jusqu’au 20 avril), donc de plus en plus d’attente dans les autres endroits en perspective, puisque la mairesse, tant occupée à ses conneries médiatiques, n’a pas le temps de s’occuper de la réouverture des marchés couverts dans des conditions satisfaisantes. Chez mes parents à Sens, le marché a rouvert parce que la mairesse a tout simplement mis des policiers municipaux devant pour filtrer les entrées, mais ce n’est qu’une bouseuse de province, pas une grande politicienne de niveau international… Au lieu de s’adresser à Marc Wathelet, les journalistes français de France Info sont allés rechercher le très vénérable Claude Got (84 ans) qui nous a raconté des choses dignes du café du commerce sur les masques. Il a été de son vivant spécialiste de tas de choses sauf des coronavirus, mais on préfère le faire causer dans le poste plutôt que s’adresser aux spécialistes de ce qui et en train de se passer…
C’est dans ces conditions que j’ai fait mon 8e jogging de confinement, avec presque le même parcours que le précédent, sauf qu’au seul endroit où j’ai fait une très légère variante (j’ai juste traversé la rue), je me suis à nouveau cassé la gueule, cette fois-ci à cause d’un défaut de bitume dans le trottoir, vous savez ces innombrables rapiéçages de bitume qui à Paris, à cause de l’incurie des services de voirie, attendent des mois, voire des années avant d’être effectués. Cette fois-ci ce n’est que la main qui a pris car il n’y avait qu’un dénivelé de 3 cm. Évidemment quand on court actuellement, on fait gaffe au parcours qu’on ne connaît pas (car il faut rester dans un rayon de 1km ; il paraît même que c’est 500 m maintenant, je n’arrive plus à suivre), et on regarde devant et à côté pour éviter les éventuels passants et repérer les flics. Si en plus il va falloir courir le soir, dans la pénombre, ce sera encore plus casse gueule, et on peut prévoir entre chien et loup, dans certains quartiers déserts, les viols de femmes par les traînards devenus fous, ou des agressions de ces Soudanais psychiatriques, qui sont dans mon quartier du XVIIIe, cent fois plus abondants que les joggers, mais Mme Anne Hidalgo ne voit pas ça, elle est bien trop haut placée pour s’abaisser à de si triviales observations. Ce que j’ai observé pendant cette heure de marche, c’est les flics aux prises avec les smartphones, en train de les tripoter dans tous les sens pour tenter de retrouver l’autorisation, au lieu de regarder sans la toucher une autorisation sur papier et un document d’identité. Et puis ils devront dans chaque ville, faire respecter des empilements de décisions gouvernementales, préfectorales et municipales, en contradiction les unes avec les autres et très difficiles à interpréter. Toujours la même bureaucratie ubuesque à la française, mais plus aucun humoriste pour s’en moquer… Toutes ces conneries occupent la populace, et ils aiment ça ; il n’y a qu’à voir avec quel délice tout le monde attend le traçage sur smartphones et la dictature qui l’accompagne. Seuls les SDF conserveront leur liberté de circuler. Je résume donc l’idée du jour : haro sur les joggers, et persistance de la non désinfection des rues.
Permettez-moi de citer Jeremy Bentham, qui décrivait le labyrinthe des lois dans un tout autre domaine : « Sous Moïse comme sous Bramah, la liste des impuretés ainsi créées à partir d’impuretés physiques ou à partir de rien devint un labyrinthe sans fin. […] Plus il y avait de transgressions, plus il y avait de crainte ; plus il y avait de crainte dans le cœur du grand nombre des sujets, plus il y avait de pouvoir dans les mains du petit nombre des dirigeants » Défense de la liberté sexuelle, écrits sur l’homosexualité, Mille et une Nuits, 2004, p. 118.
En rentrant de mon jogging, je me rends compte que l’arrêté était déjà promulgué, ce qui confirme mon impression que les journalistes officiels ne sont plus là pour informer, mais pour relayer les décisions des autorités sans esprit critique, comme au temps de la Pravda. Il ne s’agit plus d’articles, mais de « communiqués ». La décision porte sur tout exercice physique, ce qui veut dire que par exemple, les parents qui amenaient les enfants au petit roller-park sous le métro aérien entre La Chapelle et Barbès-Rochechouart, un endroit où il n’y a AUCUN commerce, devront maintenant y aller tous ensemble avant 10 h ou après 19 h, aux heures où c’est vraiment le plus pratique pour les enfants, surtout pendant les vacances scolaires. Donc tous les enfants & joggers vont se retrouver ensemble dès 19 h dans les mêmes lieux, donc nouvelles interdictions, etc. Idem pour les rares espaces d’agrès disponibles dans les rues : au lieu de pouvoir s’y relayer à toute heure, il va falloir s’y presser entre 19 h et le coucher du soleil. Une excellente disposition pour les femmes seules, qui seront bien sûr très à l’aise pour négocier la place avec les autres types de personnes qui utilisent ce genre d’endroits. Et ce n’est que Paris, mais dans chaque commune, chaque tyranneau local va y aller de son petit caca sur la liberté. Il devrait y avoir une règle en démocratie, qu’un potentat local ne puisse qu’assouplir une loi générale, pas l’aggraver. Par exemple, si les marchés sont fermés par décret ministériel, un maire pourrait décider que celui de sa ville ou de son quartier, pour des raisons locales, soit ouvert, avec des mesures de protection. Mais non, tout se fait dans le sens de moins de liberté. Nous sommes en dictature, et tout le monde a l’air de trouver ça normal. À l’heure où j’écris ces lignes, vers 20 h, après les applaudissements, dans ma toute petite rue, il y avait une quinzaine de traînards, le même genre de personnes que je vais devoir dorénavant croiser en quantité industrielle quand j’irai faire mon jogging. Et moi je suis un homme baraqué de 1m80, pas une femme fluette…
Pour terminer cette folle journée, je vous propose une citation : « L’homme est de plus en plus absent de la psychiatrie. Mais peu s’en aperçoivent, parce que l’homme est de plus en plus absent de l’homme ! » (Henri Maldiney, L’homme dans la psychiatrie. Je l’ai trouvée dans un article du Monde Diplo de mars, que je lis seulement aujourd’hui (!) : « Psychiatrie, le temps des camisoles » de Patrick Coupechoux. Un article qui explique à quel point la logique comptable a aussi envahi l’hôpital psychiatrique. J’ajouterai que si l’homme est absent de l’homme, il est tout entier dans son smartphone. Bonne nuit !
- Le 8 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Erico Lusso me signale une décision non-liberticide d’une maire de France : ouvrir la piscine pour que les soignants et autres travailleurs puissent se doucher avant de rentrer chez eux. Aujourd’hui, en faisant la queue longuement devant un magasin, tous les clients et moi se sont fait postillonner dessus par un mendiant sans masque, qui s’est adressé à chacun le plus près possible. Il a potentiellement contaminé une trentaine de personnes, mais ce n’est pas un jogger : tout va bien ! Toujours pas d’arrêté pour réglementer la mendicité, ça ne serait pas « de gauche » ! Le problème c’est que les postillons de mendiants ne sont ni de gauche, ni de droite. Les professeurs nimbus nous parlent de leurs gadgets connectés & liberticides pour le déconfinement (qui est donc pour dans longtemps), mais personne ne semble imaginer d’autres idées non-liberticides. Or dès que j’y pense cinq minutes (puisque « nous sommes en guerre ») j’ai des idées comme celle consistant à donner des brassards connectés (je dis ça pour plaire aux inconditionnels mais on peut imaginer cela avec juste une attestation tamponnée que la personne montrerait en cas de contrôle avec son brassard) aux personnes guéries et testées positives aux anticorps (on nous dit que les tests c’est pour dans quelques jours) leur permettant de sortir et d’exercer (rouvrir son salon de coiffure si c’est un coiffeur, etc.) Et puis dans les villages, un ou deux de ces citoyens guéris ou porteurs d’anticorps, pourraient remplacer la police pour surveiller avec bienveillance les allées et venues, et morigéner ceux qui exagéreraient. Enfin bref, si on veut trouver des idées non liberticides, ça doit être possible… Quant aux mendiants, je donne régulièrement bien sûr (y compris quand je fais mon jogging, j’apporte toujours une pièce), mais pas au solliciteur, de préférence à celui ou celle qui reste dans un coin isolé, et propose une soucoupe ou ses mains en coupelle. Pourquoi ne distribue-t-on pas aux mendiants des gobelets et des consignes pour se positionner d’une façon non-gênante ? Quant à leur contamination, je me dis que soit ils développent, en vivant dans la précarité, une immunité supérieure à nous qui nous surprotégeons (il doit bien y avoir des études là-dessus), soit de toute façon comme peu d’entre eux sont obèses, il y a peu de chance qu’ils développent des formes graves.
La litanie quotidienne de Jérôme Salomon et les journaux de France Inter et France info me scandalisent : depuis plusieurs jours, alors que la pétition pour le protocole hydroxychloroquine / azithromycine lancée par deux anciens ministres de la santé, dépasse ce soir 440 000 signatures, pas une seule allusion à l’état des recherches et des résultats sur ce protocole. Que les nouvelles soient positives ou négatives on a le droit de savoir ! On n’est pas des enfants ! La seule nouvelle positive (selon La Libre.be) : le « nombre de patients en réanimation […] avec un solde de + 17. En baisse depuis le 30 avril, ce solde était de +59 mardi, +94 lundi et +140 dimanche. » : cela pose une question : cette baisse a-t-elle à voir avec un effet de l’application du protocole du Pr Raoult, oui ou non ? Ce dernier s’exprime donc lui-même sans journaliste, ce 8 avril 2020, sur le site de l’institut Méditerranée infection. Sous un article paru il y a quelques jours, je recopie le commentaire de « PATRICE M., Médecin ou Interne, le 08/04/2020 à 17:42 : « Médecin généraliste de bientôt 68 ans ayant épuisé le stock de Roselyne, attendant toujours la livraison gouvernementale, protégé grâce aux FFP2 que m’ont apporté plusieurs patients dans un élan de solidarité qui fait chaud au cœur, ayant pris en charge plusieurs patients contaminés dont 1 avec pneumonie auscultatoire massive mais unilatérale, je demande à mes héritiers, au cas où je finirais avec un tuyau dans la trachée sans avoir bénéficié à temps du protocole Raoult, de déposer une plainte contre Messieurs Olivier Véran, Édouard Philippe et Emmanuel Macron pour homicide involontaire sans avoir l’intention de donner la mort. Je n’ai aucune certitude sur l’efficacité de ce traitement, mais je suis bien certain qu’il n’existe aucune alternative et que ne pas en bénéficier représente une perte de chance. »
J’irais plus loin : si j’ai bien compris, les résidents des Ehpad et maisons de retraites ne sont pas admis en hôpital et n’ont donc accès ni à la réanimation ni au traitement hydroxychloroquine / azithromycine / zinc. On leur donne une camomille, un doliprane et on les prie de bien vouloir crever sans faire trop de bruit. Leur interdire l’accès à un traitement qui pourrait les sauver et les laisser mourir dans des proportions qui vont parfois jusqu’à 50 % des résidents, sous prétexte qu’on a eu en tout et pour tout une poignée de cas de mauvaise tolérance à ce traitement pourtant connu de tous depuis plus de 50 ans, ne relève-t-il pas du crime de masse ? L’avenir nous le dira, même s’il est probable que dès le lendemain de la fin de cette épidémie nos résolutions vertueuses fondront comme neige au soleil, mais pour moi dès à présent c’est un scandale.
- Le 9 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Je remarque que les critiques acerbes contre ces sales Parisiens qui s’étaient carapatés en province au début du confinement, ont cessé, même si on a de nouveau froncé les sourcils pour ces vacances, avec une efficacité extraordinaire, puisque selon une étude d’opérateur téléphonique, loin d’être 17 % comme le week-end du confinement, ils ne seraient que 11 % ! Je pense qu’on aurait dû plutôt les encourager, ayant constaté qu’il n’y avait pas d’augmentation exponentielle de la contagion en province. S’ils y vont en voiture et qu’ils continuent à se confiner entre eux dans une maison de campagne, où est le risque ? Puisqu’il y a trop de gens dans les grandes villes, autant faire l’exode à la campagne puisque « nous sommes en guerre » ! Moins de gens au m2, moins de risque de contamination.
Je pars à 19 h pile pour mon 9e jogging de confinement, en améliorant mon parcours pour qu’il fasse pile-poil une heure sans avoir à faire des allers-retours sous le métro aérien comme la dernière fois. J’en oublie mon masque, mais je ne remonte pas le chercher, cela me ferait refaire mon autorisation. Je passe sous le balcon d’Erico Lusso où celui-ci laisse libre cours à sa fourberie lituanienne en me couvrant d’insultes homophobes. Pas de contrôle, et si je ne me suis pas cassé la gueule pour un fois, j’ai perdu ma pochette avec l’autorisation et la carte d’identité ! Comme la température est printanière, j’ai troqué le blouson léger avec une poche contre un polo sans poche, donc j’ai accroché une pochette étanche à mon cou, sauf que la ficelle s’est dénouée ! Heureusement je l’ai entendue tomber… Sur mon parcours, j’ai noté seulement, au niveau de la porte d’Aubervilliers, une distribution de nourriture par les Restos du cœur, avec plus d’une centaine de gens agglutinés. Dans le quartier, Place de Torcy, il y a une distribution moins populeuse au niveau de l’église qui donne sur la place de Torcy. Plus loin, un type qui m’avait pourtant bien vu venir et de loin, avec un masque relevé sur son visage, n’a rien trouvé de mieux à faire que d’éternuer précisément au moment où je passais à son niveau, alors que le trottoir était désert ! Je ne pense pas que c’était exprès (genre « sale jogger, prends ça ! ») mais il y a vraiment des coups de pied au cul qui se perdent ! Sinon, alors qu’en partant à 19 h pile (car ma vue n’étant plus ce qu’elle fut, je veux avoir le maximum de visibilité, et il n’est pas humainement envisageable pour moi de courir avant 11 h du matin) je croyais tomber sur des hordes de joggers, eh bien, il n’y en avait ni plus ni moins que lors de mes dernières courses, en général en milieu de journée. Les flics ou CRS que j’ai croisés étaient plutôt en mode « pause », sans doute fin de journée avant la relève.
Sinon, question nouvelles, il paraît que Macron a rendu visite à Raoult. Eh bien, il est temps ! Il a dû quand même jeter un œil sur quelques notes des renseignements généraux… Ou bien il a demandé une boite d’hydroxychloroquine pour Brigitte… Et les journaleux de faire leurs gros titres sur un sondage qui montrerait que, tenez-vous bien, 76 % des Français croient que le gouvernement leur a menti sur la question des masques. Ah bon, le gouvernement seulement ? Et les journaleux voix-de-son-maître qui, exactement comme dans l’affaire Sandra Muller ou dans l’affaire Polanski, se sont contentés d’aboyer après le troupeau façon Pravda ? Vous croyez qu’on les croit, eux ? Enfin je veux dire à quelques rares exceptions près. Vous voulez un exemple, eh bien au hasard prenons un journal de menteurs professionnels, Le Monde (voyez ci-dessus toutes les fake news que les prétendus « décodeurs » ont publiées sur la question des masques, sans jamais présenter leurs excuses). Ce soir, il se trouve que Macron a fait ce que son ministre de la santé aurait dû faire, rendre visite à l’institut de Marseille dirigé par le Pr Raoult. Il semble évident que s’il s’est bougé le cul, c’est qu’il a dû avoir des pré-résultats positifs que le gouvernement nous cache encore. Eh bien l’article qui est le plus haut en une sur le site ce soir, je vous le donne en mille, c’est « Coronavirus : les effets indésirables graves s’accumulent sur l’hydroxychloroquine » d’une certaine Sandrine Cabut. Et on nous ressort la veille rengaine des cardiaques, contre-indications que le Pr Raoult a indiquée dès le début et sur laquelle il a refait une mise au point récemment, rappelant au passage que le paracétamol a davantage de contre-indications que l’hydroxychloroquine. Je vous conseille plutôt (ce que devrait faire cette Sandrine Cabut) de lire Le Quotidien du médecin et les commentaires de généralistes sous les articles consacrés à ce traitement, en général plutôt positifs. Ce qui m’étonne, compte tenu de la video postée hier par le Pr Raoult, c’est que la présidence n’ait pas annoncé qu’elle demandait au conseil de l’ordre des médecins de donner un avis, ce qui ne mangerait pas de pain. Peut-être cela a-t-il été fait discrètement ? Mais les articles que j’ai lus et les journaleux que j’ai entendus ne semblent pas s’être informés (écouter cette vidéo de 9 minutes postée hier). Il faut que nous les citoyens nous informions ces journalistes…
À part ça en rentrant du jogging, j’ai eu les larmes aux yeux en voyant que mes fraisiers avaient sorti leurs fleurs cette vesprée.

Fraisiers en fleurs, le 9 avril 2020.


- Le 10 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Ce matin sur France Info, un reportage sur « les autoroutes de jogging à Paris à 19 h ». Bien entendu, le journaleux n’est pas venu dans le XVIIIe, mais il a choisi un quartier (près de chez lui) qui lui fournit le contre-exemple pour sa démonstration, le but de ce genre de journalistes étant semble-t-il qu’il n’y ait plus qu’eux qui aient le droit de sortir. Dans les premiers jours, ils avaient pourtant trouvé le chemin du quartier de Barbès pour filmer les images du marché le plus fourmillant de Paris (avec celui d’Aligre), et obtenir l’interdiction de tous les marchés de France, y compris le mien, où pourtant on était bien plus tranquilles que dans le supermarché local. Depuis tous les maires intelligents ont fait rouvrir les marchés couverts avec un filtrage à l’entrée, sauf la mairesse de Paris. Mais là, ils pourraient filmer à cet endroit précis (l’emplacement du marché Barbès) un endroit où le jogging est tout ce qu’il y a de plus tranquille et sporadique, mais non, ça ne les intéresse plus… Connards ! Quand je parle d’exceptions au journalisme voix-de-son-maître, il y a notamment France Culture, heureusement, comme l’excellente émission de Sonia Kronlund Les Pieds sur terre, par exemple aujourd’hui « Journal de non-confinement : une caissière et un livreur ». Sur le Quotidien du Médecin, excellent article du Dr Alain Ferrero, Médecin du Sport, conseillant la pratique des activités sportives, notamment jogging, pour lutter contre les comorbidités. En ce qui me concerne, je suis à la limite de la barre du surpoids, et si j’arrêtais le jogging, cela me rendrait beaucoup plus vulnérable. Il s’étonne aussi du fait que le vélo ne soit pas conseillé. Effectivement, cette imbécile règle des 1 km m’interdit d’utiliser mon abonnement Vélib (dont rien ne nous sera remboursé ; Mme Anne Hidalgo s’en fout), alors que j’avais l’habitude, le soir tard, de rentrer chez moi à fond la caisse. Comme les chaussées sont désertes, ce serait une excellente activité sportive sans risque, même en journée, mais nos énarques n’y songent même pas, car ils ne songent qu’à interdire, interdire, interdire… Un autre article paru ce jour fait état d’essais prometteurs pour le stade grave de la maladie, d’un médicament en phase 3 contre le VIH, le léronlimab. Je cite cet article parmi d’autres, car si le traitement proposé par l’institut Méditerranée Infection fait l’objet de doutes et de précautions pointilleux parfois contreproductifs (le fait justement de le tester sur des formes graves), les autres molécules expérimentales font l’objet de la plus grande bienveillance (ce qui est bien puisque là aussi, c’est ça ou rien)…
- Le 11 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. 10e jogging de confinement ; j’ai un peu étendu mon parcours (au risque de dépasser d’un chouia le rayon de 1 km qui peut me valoir, étant solvable, une amende). Toujours très, très peu de joggers, dont quelques jeunes femmes qui serrent les fesses. La différence avec mon précédent jogging, déjà entre 19 h et 20 h selon l’oukase de Mme Hidalgo et de tous les maires et préfets de la région Île-de-France, c’est qu’il y a beaucoup moins de flics sur le terrain, et que ceux que j’ai vus étaient en pause dîner à l’intérieur du fourgon. À la station de tram de la Porte de La Chapelle, il y avait une rixe entre toxicos qui d’échangeaient du crack, sur le quai (à l’endroit où des soignants et autres travailleurs sans véhicules tentent de rentrer chez eux), et vingt mètres plus loin, les flics bouffant dans leur fourgon. La bonne nouvelle c’est que dans le secteur, jusqu’à se faire agresser par des drogués en manque, on risque fort peu d’être contrôlé par les flics. Bref, j’ai plutôt trouvé que l’ambiance était pire (mais je répète, très, très peu de joggers). Si des journalistes avaient le courage, je leur recommande un reportage sur les joggeuses à Bobigny, à Drancy, à Aulnay-sous-Bois le soir après 19 h…
- Le 12 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Tout le monde attend le blabla présidentiel de demain lundi, mais aucun journaliste n’a saisi l’occasion pour être en avance d’une idée, comme traiter la question de la désinfection des rues, ou enquêter avec précision en France et dans le monde sur les essais en cours de l’hydroxychloroquine (juste une vidéo sur le site du Figaro… il est vrai que nous sommes dimanche !). En gros, on s’attend que le président annonce la prolongation du confinement. Ah bon, alors pour si peu il n’a qu’à demander à quelque sous-ministre. Après tout ils ne sont pas si bêtes… Je m’attendrais plutôt, après des sondages si catastrophiques sur l’absence de confiance envers le gouvernement, à un remaniement ministériel susceptible de restaurer la confiance. Je m’attendrais aussi à des mesures humanitaires d’allègement des consignes pour la visite des personnes âgées en Ehpad ou maisons de retraite, avec masques bricolés bien sûr. Peut-on décemment continuer à aller librement dans les supermarchés, et pas voir nos anciens ? Et le rétablissement de l’impôt sur la fortune, pour payer la note… Mais je ne suis pas un politologue…
- Pour varier, j’ai enfourché un Vélib pour mon exercice quotidien, en prenant à peu près le même parcours. En fait j’ignore si pour le vélo, l’arrêté des heures limites s’applique aussi. Cela dit, si le temps reste au beau, et à moins d’une pluie vespérale, 19 h deviendra vite l’heure idéale. J’ai été surpris que le parcours me semble aussi long ; je l’ai d’ailleurs écourté car ayant pris un pull, je me sentais trop en sueur. Aussi peu de police qu’hier. Je n’ai pas vu un seul contrôle. Il paraît que les marchés (enfin pas tous) pourraient rouvrir. Belle nouvelle ! Sauf que cette réouverture ne semble pas accompagnée de la même mesure qu’en Autriche, c’est-à-dire avec port du masque obligatoire…
Le Monde publie un article « Une levée du confinement sans mesures strictes de tests et d’isolement serait inefficace, selon une étude de l’Inserm ». Nous avons là de grandissimes savants de trois instituts éminents, je cite : « Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique, Inserm et Médecine Sorbonne Université », qui nous terrorisent à l’idée, je cite, d’« une seconde vague plus violente que la première » (façon rasoir Gillette à deux lames qui irait traquer au fond des Ehpad les vioques qui auraient réussi à se cacher lors du passage de la 1re vague). Nous verrons si la suite donnera raison à ces fort grises éminences.
- Le 13 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. On m’envoie une vidéo instructive pour ne pas dépasser 1km depuis chez soi. 11e jogging de confinement, même parcours, enfin légèrement augmenté pour terminer pile-poil en une heure. Croyez-le si vous voulez, mais j’ai remarqué 5 ou 6 personnes que j’ai croisées exactement au même endroit à la même heure (sans compter les clochards) ! J’ai aussi repéré un beau gosse tatoué torse nu à sa fenêtre qui… mais je m’égare : on se calme ! 11 mai ! Bon, j’ai gagné mon pari avec Erico Lusso, car le président a dit qu’il faut déconfiner dare-dare. Trêve de balivernes, on s’en sort bien car contrairement aux Espagnols et Italiens, on n’a pas perdu tous nos droits… Et puis notre président n’a pas l’air de bander devant tous les gadgets orwelliens que tous les fachos du monde entier expérimentent sur le dos de cette pandémie. Tiens, j’y pense, réflexion faite et a posteriori, on devrait remettre à Benjamin Griveaux et à Piotr Pavlenski la légion d’honneur, l’un pour avoir expérimenté en avance une sexualité conforme au confinement, l’autre pour avoir agi en précurseur du backtracking…
- Le 14 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Je suis effaré par les commentaires, dès le lendemain du blabla présidentiel, portant sur la reprise des cours prévue le 11 mai. L’argument qui m’agace le plus est celui des masques : « va-t-on avoir suffisamment de masques ? » C’est-à-dire que chacun s’attend, malgré la crise économique inouïe qui nous tombe dessus, que l’État (nous) finance 3 masques jetables par personne et par jour. Nous payons notre tabac, notre papier-toilette, nos tampons hygiéniques, mais que nous puissions nous acheter chacun une demi-douzaine de masques lavables et les passer à la vapeur tous les trois jours, c’est même pas imaginable, y compris pour protéger la planète, une phrase qu’on n’entend plus prononcer car chacun est dorénavant prêt à gaspiller des milliards de masques (aux frais de l’État) à la norme la plus stricte plutôt que de se contenter de masques de protection quotidienne d’une norme moins pointilleuse. Et puis alors, les intermittents du spectacle sont inquiets de la baisse de leurs indemnités. C’est amusant, mais toutes les stars donneuses de leçons sur l’écologie ou les violences sexistes, on les entend moins cracher dans les micros en ce moment pour annoncer que elles, stars, renonceraient à leurs indemnités de chômage au profit des plus précaires. Je n’ai entendu aucun riche demander le rétablissement de l’impôt sur la fortune… Alors qui va payer ?
L’institut Méditerranée infection publie une nouvelle video du Pr Raoult, qui ne désarme pas.

- Le 15 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. En milieu de matinée, les journalistes n’ont toujours pas vu la vidéo du Pr Raoult d’hier, et à lire leurs articles, c’est quasiment un terroriste. Voir par exemple cet article. J’en ai ma claque d’écouter ou de lire les jérémiades de mes collègues enseignants sur ce qui peut se passer le 11 mai ou non. Autant je suis critique vis-à-vis du gouvernement, autant après cette annonce, on pourrait déjà penser à quoi faire de positif plutôt que de toujours ronchonner. En ce qui concerne les masques, je crois que pour les enseignants qui doivent tchatcher, le casque avec visière en plexiglas serait la solution à la fois la plus pratique et économique. En effet, si on parle sous un masque qui couvre la bouche, on ne nous entendra pas, et ceux qui comme moi ont besoin de lunettes, eh bien le fait d’avoir un masque couvre les verres de buée… Enfin peut-être qu’avec les masques chirurgicaux le problème n’existe pas, puisque de nombreux chirurgiens portent des lunettes, encore faut-il en avoir, et ceux-là ne sont pas lavables. Pendant que journalistes et café du commerce remuent le couteau dans la plaie, chaque jour apporte son lot de connaissances, comme l’importance du facteur du surpoids, ajoutée à celle du grand âge. On apprend qu’il ne faut pas intuber trop vite les personnes obèses, mais attendre qu’elles se régulent d’elles-même, en se positionnant sur le dos par exemple (je n’arrive pas à retrouver l’article, mais je trouve un article vieux de plus de dix ans sur l’avantage du décubitus ventral dans le traitement des détresses respiratoires, donc je crois qu’on a redécouvert le fil à couper le beurre). D’ici le 11 mai (sans compter sur le facteur saisonnier qui selon le Pr Raoult devrait aussi jouer dans le sens d’une disparition, peut-être provisoire, du virus, comme ce fut le cas de la grippe espagnole), on en saura plus et l’on saura sans doute mieux qui doit rester à la maison.
Comme tous nos étudiants, à vous de tester l’enseignement à distance. Visionnez ce montage video en forme de quiz sur le cinéma d’auteur français, puis tâchez d’identifier les œuvres. Envoyez vos réponses au ministère de l’éducation…
12e jogging de confinement ce soir, avec désormais un parcours identique, dont je connais chaque centimètre. Je n’ai croisé – et salué – qu’un habitué, un maragéronthonien bon pied, bon œil. J’ai constaté une baisse drastique du nombre de flics sur le parcours, et une hausse du nombre de traînards. Une fille emmerdée par un dragueur rue La Fayette, sur le pont (désert) du chemin de fer. Au niveau du 168 de cette rue, une banderole (locaux SNCF) : « Des masques, oui, pas des bâillons ! » (photo infra). Erico Lusso me transmet un article du Canard Enchaîné du 25 mars semble-t-il, à propos des priorisations à accorder aux contenus Internet. Où l’on se rend compte que la liberté ne s’use que quand on ne s’en sert pas…

Le Canard enchaîné, 25 mars 2020.

Le soir, des journalistes semblent enfin avoir vu la vidéo de Raoult d’hier. Sur France info, on blablate entre journaleux sur le look du professeur, et autres faits secondaires, y compris le reprendre sur ses contradictions comme sa relativisation de la dangerosité de la pandémie au début (comme absolument tous les scientifiques), mais aucun appel à un autre spécialiste non pas du cancer ou des maladies cardio-vasculaires, mais des virus ou mieux des coronavirus, comme le Pr Wathelet dont aucun journaliste français n’a encore réussi à se procurer le 06. Aucune enquête sur l’efficacité du protocole prôné par son institut. Bref, que du blabla de journaleux sur le fait que ce monsieur aux cheveux ci ou ça (ce dont je n’ai rien à secouer) serait apprécié par la France des gilets jaunes, etc. Mais on s’en branle de ça : la question que nous nous posons (je parle pour les 520 000 signataires de la pétition que j’ai signée demandant qu’on autorise les médecins à prescrire son protocole), c’est : « Si nous attrapons ce virus, est-ce que notre médecin pourra nous soigner immédiatement avec ce protocole, ou devra-t-on attendre passivement d’atteindre un stade grave où ce protocole sera devenu inutile et nous deviendrons un cobaye de l’industrie pharmaceutique ? » Et sur la question de la saisonnalité du virus, point crucial abordé trop brièvement par le Pr, là aussi, que du blabla, aucune entrevue avec un spécialiste. Or les chiffres du jour, s’ils enregistrent un nombre tragique de décès dans les Ehpad comptabilisé avec retard, font état de chiffres encourageants dans les hôpitaux (seules données stables) : « 31.779 personnes sont encore hospitalisées, soit 2415 nouveaux malades sur 24 heures. Mais le solde des hospitalisés est pour la première fois négatif (-513 patients) » Est-ce que ce chiffre inespéré il y a une semaine serait le signe de ce qu’avance le Pr Raoult ? C’est ce que nous aimerions savoir, mais on nous parle de ses cheveux. Or moi aussi, au bout d’un mois de confinement, je commence à être un peu hirsute, contrairement au président, qui doit avoir accès à un coiffeur, mais personne ne parle de mes cheveux ! Je découvre qu’un jeune infectiologue de Rennes, Matthieu Revest, penche aussi pour une saisonnalité, et qu’il l’a dit dès le 26 mars sur Ouest-France.
Si l’un des lecteurs de ce site pouvait informer les journalistes de France Info de la situation dans l’île de La Réunion au 15 avril (voir Pandémie de Covid-19 à La Réunion), où l’épidémie semble être au point mort, ce serait pas mal pour tenter de trouver des éléments de réponse à la question de la saisonnalité, puisqu’il s’agit de l’hémisphère sud… Difficile d’informer les journalistes parisiens…
- Le 16 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Pour répondre à l’interrogation posée hier à propos des journalistes parisiens, quelqu’un qui en connaît un pourrait-il lui suggérer de jeter dédaigneusement un œil aux opinions des médecins généralistes sur le site du Quotidien du médecin, par exemple sur cet article publié ce matin ou celui-ci publié hier. Y a-t-il un iota de différence de « pensée unique » entre ces grands journalistes et le Pouvoir ? Pour compléter les nouvelles d’hier sur la saisonnalité, en Nouvelle-Calédonie, il n’y a plus aucun cas, et le déconfinement est annoncé à partir du 20 avril, ainsi qu’en Polynésie (voir Pandémie de Covid-19 en Nouvelle-Calédonie & Pandémie de Covid-19 en Polynésie française). Qu’est-ce que je disais ! En écoutant France inter et France info ce soir, aucune information sur ces points, et Jérôme Salomon persiste à donner en bloc les chiffres « des outre-mers », sans distinguer les territoires ou départements où l’épidémie est quasiment terminée et les autres. (Il y a cependant 4 nouveaux cas à La Réunion après plusieurs jours sans un seul cas). Les chiffres, bien que positifs, sont toujours présentés de la façon la plus anxiogène possible, et les journalistes, au lieu de faire leur travail de questionnement critique, relaient le discours du Comité Central… Or pour qui a un cerveau, des questions se posent : ne pourrait-on pas tester dans ces départements ou territoires, la reprise des écoles et la réouverture des magasins, pour tester cela en petit et sans grand risque ? D’autant plus que si l’hypothèse saisonnière est la bonne, ces territoires risquent de replonger dans l’épidémie avant l’hémisphère nord ; ils auraient donc bien besoin de souffler en attendant ! On a du mal à trouver des informations sur les essais en cours. En voilà une ce jour sur le site de France Culture.
- Le 17 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Mon pianotage compulsif m’amène à trouver une information amusante ou révoltante à propos du roi de Thaïlande Rama X, qui s’est courageusement confiné aux frais de la princesse, dans un hôtel de luxe allemand appartenant à un pote à lui omanais, à charge de revanche. À midi, France Inter consacre son émission quotidienne avec appels d’auditeurs, relayée par France Culture, à la propreté dans les transports notamment en Île-de-France. Je suis comme toujours frappé par le soin que ces journalistes ont de ne surtout pas déborder sur la propreté à Paris, et leur extrême retenue en ce qui concerne tout ce qui pourrait écorner l’image de la mairesse de Paris. Un seul auditeur pousse une gueulante sur l’absence de toilettes gratuites dans les gares et le fait que la plupart sont en panne dans les TER. Je m’étonne encore qu’ils l’aient laissé passer au standard ! Mais sur l’absence de toilettes à Paris comparée au Japon, circulez, y a rien à voir, comme disait Coluche. Pourtant la mairesse ce matin, au lieu de prendre une décision sur le nettoyage de la ville dont elle est responsable, a écrit à l’État pour s’inquiéter de ce que je signale depuis un mois (elle ne lit pas mes articles). C’est marrant comment la pauvre petite, elle est complètement impuissante face au méchant État. Cela va sans doute aboutir à des interdictions supplémentaires, au lieu de rouvrir les marchés couvert, de rouvrir les piscines pour que les gens qui travaillent puissent se laver avant de rentrer chez eux, etc. J’ai photographié tout à l’heure un type qui s’est mis à nettoyer notre petite rue, avec un balai et un sac, sans aucun uniforme ni brassard. Quand je sortirai j’essaierai d’en savoir plus, mais voici un colibri qui s’est mis à agir face à l’inaction et à la nullité de nos édiles… bravo !

Citoyen balayeur bénévole, Paris XVIIIe, 17 avril 2020.


- Le gros morceau de la journée est une entrevue du Pr Montagnier. Pour une fois la réfutation du Parisien est librement accessible, et pas étayée uniquement sur la coupe de cheveux du professeur. Cependant il faudrait quand même rappeler qu’on est dans un contexte où de plus en plus de gens, et pas seulement des scientifiques, mais des politiques, insinuent qu’il s’est passé quelque chose dans ce fameux laboratoire de Wuhan. On n’est pas prêt de savoir le fin mot de l’histoire. En tout cas espérons qu’on pourra entendre non pas Montagnier, mais Jean-Claude Pérez, le mathématicien qui a publié la recherche à laquelle Montagnier a simplement donné un coup de pub… Dans l’article du Parisien, qui prétend l’avoir contacté, on ne cite qu’une seule phrase de ce chercheur, ce qui est fort de café ! (Je cite : « Contacté, Jean-Claude Pérez se veut affirmatif : « Il s’agit d’un travail d’une précision d’horloger. Les présences de morceaux du VIH ne peuvent être naturelles »). En revanche, on consacre plusieurs paragraphes à démontrer que Montagnier yoyote de la touffe. Mais on s’en fout, de ça : ce qu’il convient d’analyser de près, c’est le document publié par Jean-Claude Pérez ! (en lien depuis l’article du Parisien). Mieux, les fameux « Décodeurs » du Monde accomplissent l’exploit de décrédibiliser les propos de ce Prix Nobel délinquant, sans même mentionner le nom de Jean-Claude Pérez, en se contentant de mentionner la publication indienne brièvement mentionnée par Montagnier. Ce faisant, les « Décodeurs » ne font que renforcer la suspicion de diffuseurs de fake news qui pèse sur eux. Si la thèse de Jean-Claude Pérez (et pas celle de Montagnier, qui n’est que son porte-parole) est si ridicule, alors pourquoi ne même pas mentionner son existence ? C’est justement leur job ! Sinon, Marianne publie un article sérieux sur l’épidémie au Sénégal : « Nous constatons une guérison plus rapide » : Moussa Seydi, le médecin sénégalais qui s’est inspiré des travaux de Didier Raoult ». La seule question oubliée est cruciale : est-ce que le climat très chaud empêche le développement de l’épidémie, une fois que les cas importés auront été traités ? Je ne comprends pas pourquoi les journalistes ignorent systématiquement cette question !
- 13e jogging de confinement ce soir. Le maragéronthonien avait deux-cent mètres de retard ; je le lui ai fait remarquer en pointant ma montre. J’ai constaté une hausse drastique du nombre de flics sur le parcours, et pour la première fois (en 13 joggings) je me suis fait contrôler non pas une mais deux fois sur mon parcours. Ces contrôles relèvent très clairement du foutage de gueule car le jour même où l’incapable qu’on se tape comme maire de Paris se plaint de l’insécurité dans le Nord-Est de Paris, on multiplie par 10 les flics dans le quartier (juste le XVIIIe en fait, car je n’en ai vu aucun dans la partie XIXe et Xe de mon parcours), mais on dispose les points de contrôle de façon à éviter strictement les traînards non solvables. Voici les deux endroits où je me suis fait contrôler : sur le Bld Ney, à mi-distance des stations de tramway Porte de la Chapelle et Diane Arbus, c’est-à-dire à mi-distance des clusters de grappes de SDF, toxicos et migrants qui moisissent sur pied dans ces stations (fréquentées par des soignant(e)s qui veulent juste rentrer chez eux/elles). Je le fais remarquer à un CRS qui se permet une remarque spirituelle au moment où je repars, à propos d’une dame qui rebrousse chemin en les voyant (ce que je n’ai pas fait). J’espère qu’il n’est pas dupe, au moins, du type de boulot qu’on lui ordonne de faire. Et au niveau du M° Marx Dormoy, rue Marx Dormoy, entre la rue Doudeauville et le M°, côté impair, à 100 m. de chez moi à vol d’oiseau. Dans les deux cas, parfaitement visibles de loin, donc ne risquant de contrôler que les gens comme moi, solvables et en règle, ou prêts à payer une amende. Aucun rapport avec la santé publique ; rien que du racket. Les flics qui m’ont contrôlé, d’ailleurs, n’avaient pas de masques, alors que moi j’avais masque & gants, ce qui m’a fait prendre du temps avant d’extirper mon formulaire de l’enveloppe étanche où je l’avais mis. On continue à se foutre de notre gueule. Ces flics seraient bien plus utiles positionnés devant les marchés couverts réouverts pour filtrer les entrées, et certains magasins pour éloigner les postillonneurs des files d’attente. On pourrait aussi penser à rouvrir petit à petit des services publics comme les bibliothèques, en demandant à la police de veiller au respect des règles. Avant ça, passant devant les fenêtres d’Erico Lusso, je constate pour la 3e fois, que ces fenêtres sont closes. Je soupçonne ce fourbe d’ascendance lituanienne de s’être exfiltré dans une de ses résidences secondaires. S’il est à nouveau absent lors de mon prochain jogging, j’envisage de le dénoncer aux autorités. Non mais !
En rentrant, j’écoute Radio France, c’est-à-dire Radio-Pravda. Pas la moindre allusion aux propos du Pr Montagnier. Il est surtout question du chanteur Christophe, mort ce jour. On est vraiment en Union Soviétique. On cause aussi de la mise au point de Macron au sujet du sort des personnes âgées au moment du déconfinement. Mais les réactions me sidèrent : alors que ce président avait cité la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen lors de sa prise de parole du 13 avril, a-t-on besoin d’une mise au point pour s’assurer que les discriminations basées sur âge, sexe, sexualité, handicap, sont illégales ? Il ne peut s’agir que de recommandations, et de droits à arrêts de travail pour les personnes en ALD et les personnes en surpoids, mais en aucun cas d’interdictions discriminatoires. L’hésitation quasi-générale est révélatrice d’une évaporation de l’État de droit dans notre pays. Seul le président de la République, finalement, a l’air d’y croire encore. On a vraiment de la chance.
Le 17 avril au soir, je suis très étonné de découvrir sur le Figaro un article non-anxiogène, qui aille dans le sens des propos — complotistes et d’extrême droite – du Pr Raoult, à savoir la « fin de partie ». En effet, la baisse des nouveaux cas est spectaculaire (de 90 000 consultations pour le Covid-19 à 30 000 puis à 7000 en l’espace de 3 semaines, et encore, on attend les résultats de la semaine en cours…). Mais chut ! Il faut féliciter les deux journalistes qui signent ce papier, Vincent Bordenave & Cyrille Vanlerberghe, car pour une fois ils ne se sont pas contentés de recopier en bons chien-chiens à sa mémère les chiffres psalmodiés chaque soir par le grand Sachem du Pouvoir, mais ils sont allés chercher des chiffres par eux-mêmes… pas très loin sur le site de Santé Publique France ; bref, un travail de journaliste, quoi ! Dans le même sens, Le Parisien publie un article sur le fait que 43 départements français ont connu en mars moins de décès que sur la même période de 2019.
- Le 18 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Je suis étonné par le matraquage des nouvelles sur le sort des passagers d’un paquebot de croisières de luxe, le « Costa Deliziosa » que la préfecture interdit de débarquer à Marseille. Aucun journaliste n’a le réflexe de penser « Marseille, donc IHU Méditerranée infection ». Le Pr Raoult expliquait la semaine dernière qu’il avait de moins en moins de candidats au test ; l’institut qu’il dirige serait donc sans doute enclin à accueillir et à tester les passagers de ce paquebot, mais on ne (se) pose même pas la question… Autres questions que l’on ne se pose toujours pas d’après ce que j’ai vu ou entendu : la question de la « fin de partie », malgré les signes encourageants. L’épidémie semble proche de la fin en Italie et en France, le nombre de nouveaux cas diminue très fortement, au point qu’on ne met surtout pas l’accent sur les chiffres les plus encourageants (voir à la date d’hier). On ne parle plus du tout de l’objectif qu’on avait fixé au début, et qui me semble être désormais atteint (le taux de reproduction de base, R 0 pour les intimes) : un malade contamine moins d’une personne). L’Autriche et l’Allemagne sortent du confinement, et on ne regarde pas si ça se passe bien. On évoque un coûteux et inutile ustensile de backtracking, mais on ne nous parle même pas d’une quelconque enquête, que dis-je, d’une étude fort simple à propos des personnes dépistées ces 15 derniers jours donc contaminées pendant le confinement : s’agit-il uniquement de soignants et de travailleurs des commerces accueillant du public et de leurs proches ? En ce cas, il serait intéressant (non pas pour désigner des coupables mais pour savoir quelle stratégie adopter) de savoir où et comment ils ont été probablement contaminés. Pourtant il y a des milliards en jeu, et nous les paierons ces milliards, enfin pas tous, je fais bien confiance aux riches pour trouver le moyen d’y couper. Alors comment se fait-il qu’on n’interroge pas longuement les spécialistes sur ce qui se passerait en cas de déconfinement avant la date du 11 mai ? Il ne s’agirait pas de revenir à la situation d’avant, mais de ressortir progressivement, à tâtons, comme en Autriche, en rouvrant progressivement les différents types de commerces, et en continuant à tenir nos distances et à renoncer à être sales, en portant le maximum de masques en tissu, etc. Ah oui, il faudrait aussi que Madame Anne Hidalgo se décide enfin à désinfecter les rues de Paris, je comprends. Mais vu le fric en question comment se fait-il qu’aucun journaliste, aucun politicien, ne pose même la question ? Sommes-nous en démocratie ? En ce qui concerne la « bombe » du Pr Montagnier, elle semble passée aux oubliettes sans même l’examiner, ce qui est louche. J’ai trouvé un seul article hébergé par Médiapart qui ait daigné jeter un œil sur l’étude (en anglais) de Jean-Claude Pérez. N’étant ni mathématicien ni anglophone, je m’étonne que personne de compétent ne daigne nous donner un avis circonstancié, et pas un rejet épidermique, d’autant que les doutes sur la sincérité des Chinois sont de toute façon nombreux, et que cette étude ne fait que donner une variante de ce qui leur est reproché, pas plus grave que les autres versions qui semblent autorisées à circuler. C’est quand même étonnant cette grosse machine des prétendues fake news : qui décide en la matière ? Un article du Parisien datant de 2013 montre pourtant que ce genre de chose dont parlent Montagnier et Pérez est tout à fait possible.
- Le 19 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. 14e jogging de confinement ce soir. Le maragéronthonien toujours au rendez-vous, ainsi qu’un voisin de mon immeuble. Je me suis fait à nouveau contrôler une fois sur mon parcours, à deux minutes du départ (19h02). Ce contrôle relevait à nouveau clairement du foutage de gueule, un contrôle discriminatoire qui ne vise que les CSP +, enfin je veux dire les gens normaux alors que tout autour grouillaient des hordes de traînards insolvables. Sommes-nous en démocratie ? Je n’ai pas assisté au blabla ministériel qui paraît-il a duré plus de deux heures pour ne rien dire. Sur les ondes de Radio-France, bien sûr rien sur les propos néo-nazis du Pr Raoult ou du Pr Montagnier, mais du blabla en boucle sur les masques, etc. C’est par contre la première fois que j’entends un blablateur exprimer l’idée que l’on pourrait déconfiner par régions dès maintenant. Je n’en reviens pas : on ose désobéir sur les ondes de l’État ! Il semble que les ministres aient passé leur temps à dire qu’ils ne savaient rien. Eh bien comme disait Coluche, « Quand on ne sait rien, on ferme sa gueule ! » À part ça pour moi les vacances se terminent ce soir. Je vais voir demain si des élèves / étudiants se sont mis au boulot pendant les vacances (j’ai cessé de consulter les mails professionnels pendant la 2e semaine des vacances, pendant laquelle en fait j’ai beaucoup travaillé pour les élèves, mais au long terme). Pour ceux d’entre vous qui s’intéressent au cinéma japonais et à la collapsologie, j’ai découvert l’existence d’un film culte de Kinji Fukasaku (1930-2003), que je n’ai pas encore vu, mais qu’il serait intéressant de voir en 2020, Virus, superproduction qui imagine une planète exterminée par un virus avec seulement quelques survivants. Des versions pirates en ont été mises sur Youtube récemment, mais une version plus propre en est disponible sur Internet archives pour ceux qui comprennent l’anglais, en 7 épisodes. Parmi les choses amusantes reçues ce jour, une plaisanterie qui n’est pas nouvelle mais pertinente dans cette crise, à propos du recrutement.
- Le 20 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Dès le matin je suis énervé par le billet spirituel de Nicolas Martin sur France Culture. Il se paie la tête du complotiste Montagnier. Le problème c’est que ce Nicolas Martin reprend tous les arguments qu’on a entendus partout sur des positions de Montagnier il y a dix ans, et il réfute l’étude indienne, et tutti quanti, sauf qu’il ne nomme pas et n’étudie pas l’étude sur laquelle Montagnier se base, celle de Jean-Claude Pérez, dont je rappelle qu’elle est publiée en ligne. Donc ce Nicolas Martin qui se prétend sérieux sait très bien qu’en s’attaquant au porte-parole (Montagnier) et en omettant l’auteur de l’étude scientifique publiée dont parle Montagnier, il ne fait que renforcer la thèse de Montagnier ! Je ne suis ni mathématicien ni virologue, mais démontrez-moi que l’étude de Jean-Claude Pérez est fausse, et là je vous croirai ! Quand à l’affirmation selon laquelle Montagnier se livrerait à une « prise de position hors de son champ de compétence », cela ne manque pas de sel. Montagnier a-t-il eu son Prix Nobel pour des études sur les maladies vasculaires, sur le cancer ? Il a expliqué dans son entrevue qu’il était en Chine il y a pas longtemps pour travailler sur des virus avec des Chinois, justement ! Donc comme on dit à l’école, je suis désolé, mais c’est ce Nicolas Martin qui (à écouter puis à relire son billet) parle de ce qu’il ne semble avoir ni écouté ni lu. C’est indigne de France Culture. Et pourquoi donc n’invitent-ils pas Montagnier ou Pérez sur leur antenne ? Ils ont la rage ? Et quand aux experts qui parlent « hors de son champ de compétence », il y en a tous les jours, sur toutes les antennes, dans tous les journaux. Je rappelle pour la nième fois que Marc Wathelet, le spécialiste Belge du coronavirus, n’a toujours pas été autorisé à s’exprimer sur aucun média français, et que Nicolas Martin et France Culture s’honoreraient en l’interrogeant lui sur ce qu’il pense de la question… Toujours aucun article évoquant la désinfection des rues. On ne parle que du nettoyage des moyens de transports collectifs, parce que ça permet sans doute de pointer la responsabilité d’entreprises publiques, mais pointer l’irresponsabilité d’élus locaux (mais aussi la responsabilité de beaucoup d’entre eux), c’est une autre paire de manches. On pourrait aussi profiter de cette période pour remettre les établissements scolaires et les crèches, etc., en état de propreté. J’ai l’impression que tout sera fait au dernier moment, dans l’urgence, un peu comme l’histoire des masques.
Hourrah, le soir, Jérôme Salomon reparle du taux de reproduction, qui serait passé « en dessous de un », mais on ne précise pas combien. L’IHU – Méditerranée Infection publie aujourd’hui une version 2 de son article sur 1061 patients, avec le commentaire suivant : « La première version de notre article sur les 1061 patients qui ont été traités entièrement par hydroxychloroquine et azithromycine est terminée. Vous verrez dans les résultats que la mortalité est de l’ordre de 0,75% et que le taux de guérison est extrêmement élevé. Ce traitement a déjà été utilisé par d’autres services de l’AP-HM, avec des résultats comparables, indépendamment de notre équipe. Nous mettons en pré-publication le résumé de cet article en anglais et un tableau qui résume l’ensemble de nos données pour que ceci puisse servir éventuellement à des décisions politiques. »
Le top du foutage de gueule est cette idée de « gouvernement d’union nationale » qui circule depuis quelques jours. Alors cela fait presque un mois que Douste-Blazy, ancien ministre de la santé a lancé un appel à Macron, puis une pétition avec une autre ancienne ministre de la santé, sur la question du protocole du Dr Raoult, signée par plusieurs pontes de la médecine comme Marc Gentilini, etc. 555 000 signatures à leur pétition et on ne leur répond même pas ! Et c’est ce ministère-là qui est crucial, et on ne remet pas en cause un seul instant le ministre actuel, et on ne lui demande pas ne fût-ce que de se concerter avec deux anciens ministres, et on nous parle d’union nationale ! Et des truellées de journaleux traitent tous ces éminents médecins comme des moins que rien, comme s’ils n’existaient même pas, et ils osent nous parler d’unité nationale !
- Le 21 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Précision ce matin sur le taux de reproduction, qui serait à 0,5 selon Le Figaro. Une journaliste de France info évoque longuement une prétendue pétition signée par 15 000 personnes pour la réouverture d’Amazon. Tiens, étonnant : on passe sous silence une pétition signée par 550 000 personnes pour préserver des vies, et on se penche complaisamment sur une pétition pour rouvrir un peu plus vite une société ultra-riche… Quels arguments Amazon a-t-elle utilisés pour convaincre cette journaliste de faire un papier sur ce sujet ? Tous les médias se font écho, je cite, d’« une étude publiée par une équipe d’épidémiologistes », qui conclut que « 5,7 % de la population française aura été infectée le 11 mai » (chiffre dont on constatera après coup qu’il était bien surévalué). Et dans le même temps ces mêmes journaleux chient sur le travail produit par l’institut Méditerranée infection. Qui décide que les premiers ont plus de valeur que les seconds ? Sur quels critères ? Vous n’en saurez rien : vérité révélée d’un côté sans le moindre questionnement, doute absolu de l’autre. Foutage de gueule ! Reportage aussi sur France Inter sur la désinfection des bus. Aucun interrogation sur la désinfection des rues. On s’en inquiétera deux jours avant le déconfinement…
Publication de la vidéo hebdomadaire du Pr Raoult, pas très factuelle cette fois-ci. Un seul graphique rapidement montré à l’écran, qui fait état d’une forte baisse des cas positifs sur l’institut. Il explique que s’il y a toujours beaucoup de personnes hospitalisées, c’est que les hospitalisations durent longtemps (ce qui à mon avis mériterait d’être davantage discuté vu les chiffres distillés chaque soir sur l’ensemble de la France). Le Pr continue à croire à la saisonnalité : « il est possible que d’ici un mois il n’y ait plus de cas du tout dans la plupart des pays tempérés. » Il explique que dans une situation de crise qui dure trois mois, on ne peut pas décider de faire des essais qui durent trois mois. De nombreux médecins tentent de nouveaux traitements efficaces (Dr Sabine Paliard-Franco, Dr Jean-Jacques Erbstein, Dr Olivia Vansteenberghe), mais le Conseil de l’Ordre leur ordonne de se taire ! À la lecture de cet article je fais une autre hypothèse sur le fait que la baisse de nouveaux cas soit si lente : « Quand j’appelais le 15 on me disait « quel âge » ? Sous-entendu, si trop vieux, qu’il reste chez lui », dit le médecin interviewé. Or il semble que maintenant, on hospitalise tous les malades qui se présentent. D’où mon hypothèse : le nombre de malades graves et de morts réels était beaucoup plus élevé que celui qu’on a annoncé, et donc l’impression de « plateau » peut être biaisée. D’autres rumeurs vues dans les commentaires du Quotidien du médecin, veulent que l’on comptabilise dans le bilan Covid-19 sans certitude, toutes les personnes mortes en Ehpad, ce qui là aussi amplifierait les chiffres, de même qu’on a pu lire que les statistiques de grippe saisonnière incluent dans cette catégorie comme un fourre-tout, toute personne morte pendant l’hiver à l’hôpital sans cause connue. Voir cet article du Figaro de Cécile Thibert (janvier 2017) à ce sujet.
15e jogging de confinement ce soir. Le maragéronthonien toujours au rendez-vous. J’ai repéré un mendiant vers la porte de la Villette à mi-parcours, à qui je donne la pièce. Il est seul dans son coin, ne postillonne pas dans la gueule des gens, donc je préfère donner à un type qui respecte le confinement à sa manière. Changement de tactique de la police : j’ai vu moins de caravanes du Tour de France de fourgons et de contrôles de gens solvables à la chaîne (je n’ai pas été contrôlé ce jour) mais des voitures de patrouille circulant dans les petites rues comme dans les grandes. La seule que j’aie vue s’arrêter pour un contrôle, ce fut pour contrôler une grappe de mômes boulevard Barbès (15 ans je pense). Et j’ai constaté avec joie à mon retour que les fils de pute de dealers de merde qui nous pourrissent la vie dans ma petite rue et qui étaient ressortis en force depuis quelques jours, étaient l’objet d’un contrôle renforcé qui a duré assez longtemps. Bien sûr je suppose que ces dealers doivent être « pas solvables », mais au moins ils ont fermé leur gueule pendant les applaudissements de 20 h. Un traînard qui est quasiment 12h sur 24 dans la rue semble par contre bénéficier d’une autorisation spéciale. Pas solvable… L’ami Amar me dit qu’à Trappes, les jeunes sortent comme en temps normal, les mômes jouent au foot devant chez lui comme d’habitude, etc. On veut faire reprendre les cours d’abord pour les « quartiers défavorisés ». Si c’est pour ce genre de connards, ce n’est pas la peine. J’attends toujours la mesure de sagesse consistant à dire que le moindre morveux qui poserait un problème de discipline pendant la période de reprise limitée en nombre d’élèves, « défavorisé » ou pas, sera renvoyé chez ses parents et raccompagné en personne par la police. Je parle en connaissance de cause, ayant déjà constaté avant le confinement des comportements de merdeux pour qui le gel ou les gestes de protection était un sujet d’amusement.
J’ai écouté France Info après 20 h. Intéressant car un journaliste a osé évoquer les propos du jour du Pr Raoult sur la saisonnalité. Or je viens de vérifier sur les sites des principaux journaux, Raoult est introuvable. Eh bien, les personnes à qui il posait la question, un peu gênés, répondaient en gros « le Pr Raoult dit ce qu’il veut » mais « les plus grands spécialistes » disent que l’on devra vivre avec ce virus jusqu’en 2021. Et « on a appris aujourd’hui que 5,7 % des Français auront contracté le virus le 11 mai ». J’aurais été le journaliste je lui aurais demandé « le 11 mai à quelle heure ? » C’est-à-dire que ce chiffre de 5,7 % vient sans doute de Dieu le père pour qu’une imbécile comme ça qui a le droit de parler à la radio nationale le considère comme une vérité révélée et considère comme de la merde la parole du professeur qui est considéré comme un des plus grands infectiologues mondiaux. Or les chiffres de ce soir semblent donner raison à Raoult, et soir après soir. Je commençais à douter depuis quelques jours, mais j’ai compris qu’il y a un double effet retard, d’une part parce que des morts en Ehpad ou à domicile sont ajoutés aux statistiques a posteriori et donc le terme « dans les dernières 24 h » est trompeur, d’autre part parce que les hospitalisations durent très longtemps et ceux qui sortent ou meurent aujourd’hui sont là depuis le début du confinement. Cela dit vu le nombre ahurissant de tarés qui ne respectent pas le confinement dans les quartiers « sensibles » et le transmettent à leurs voisins ou à leurs anciens, il y a sans doute encore une queue de comète. Mais attendons début mai… Comme Raoult je ne suis pas Madame Soleil, mais je gage que beaucoup de discussions fort vives qu’on entend maintenant feront rire a posteriori, dans le sens opposé aux propos rassurants de nos ministres en février. Les syndicalistes notamment sont vent debout, et tout le monde demande des masques gratuits en veux-tu, en voilà, oubliant que nous les paierons nous les contribuables, au lieu d’en appeler à un principe de responsabilité et d’écologie où l’on acquiert chacun dix masques qu’on lave et recycle par roulement et qu’on gardera bien rangés pour la prochaine épidémie (y compris notre prochain rhume car on aura appris quelque chose). Quant à ce chiffre de 5,7 % des Français, évidemment il n’a aucun sens, parce que d’une part ce n’est pas « des Français », mais des habitants de France, y compris s’ils ont une autre nationalité, et le pourcentage doit être particulièrement élevé parmi les « migrants » ; d’autre part parce que cette moyenne n’a aucun sens, entre un département comme Paris qui doit être à 40 % à mon avis ; et la Lozère ou la Guyane, à 0,5 % !
Parce que je suis un peu lent, je commence seulement aujourd’hui la lecture du Monde Diplomatique d’avril 2020. L’édito de Serge Halimi me fait mieux comprendre l’entêtement de tant de politiciens, de tant de journaleux, à rester sourds aux propos du Pr Raoult qui serine qu’une maladie se soigne par la médecine. C’est vraiment autre chose qui se joue derrière, c’est la transformation de la démocratie en dictature. Voici un extrait de cet article intitulé « Dès maintenant ! » :
« Corollaire du « Restez chez vous » et de la « distanciation », l’ensemble de nos sociabilités risquent d’être bouleversées par la numérisation accélérée de nos sociétés. L’urgence sanitaire rendra encore plus pressante, ou totalement caduque, la question de savoir s’il est encore possible de vivre sans Internet. Chacun doit déjà détenir des papiers d’identité sur lui ; bientôt, un téléphone portable sera non seulement utile, mais requis à des fins de contrôle. Et, puisque les pièces de monnaie et les billets constituent une source potentielle de contamination, les cartes bancaires, devenues garantie de santé publique, permettront que chaque achat soit répertorié, enregistré, archivé. « Crédit social » à la chinoise ou « capitalisme de surveillance », le recul historique du droit inaliénable de ne pas laisser trace de son passage quand on ne transgresse aucune loi s’installe dans nos esprits et dans nos vies sans rencontrer d’autre réaction qu’une sidération immature. Avant le coronavirus, il était déjà devenu impossible de prendre un train sans décliner son état-civil ; utiliser en ligne son compte en banque imposait de faire connaître son numéro de téléphone portable ; se promener garantissait qu’on était filmé. Avec la crise sanitaire, un nouveau pas est franchi. À Paris, des drones surveillent les zones interdites d’accès ; en Corée du Sud, des capteurs alertent les autorités quand la température d’un habitant présente un danger pour la collectivité ; en Pologne, les habitants doivent choisir entre l’installation d’une application de vérification de confinement sur leur portable et des visites inopinées de la police à leur domicile. Par temps de catastrophe, de tels dispositifs de surveillance sont plébiscités. Mais ils survivent toujours aux urgences qui les ont enfantés. »
Cela me rappelle des propos de Victor Hugo qui lors de son voyage avec Juliette Drouet de l’été 1836, ronchonne contre le maire de Barfleur qui lui interdit une sortie en mer, sous prétexte qu’il n’a pas un passeport en règle : « Nous sommes tous sujets au gendarme, au douanier, au maire de village, aux tracasseries de police, de passeports et d’octroi. Je sais bien qu’il en est ainsi pour tout le monde, et que cela s’appelle l’égalité. Je voudrais bien savoir si cela s’appelle aussi la liberté. En général, en France on abandonne trop volontiers la liberté, qui est la réalité, pour courir après l’égalité, qui est la chimère. C’est assez la manie française de lâcher le corps pour l’ombre ». À méditer en ces temps de régression tous azimuts vers la dictature. À lire dans mon article sur la biographie de Hugo.
- Le 22 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris. Franche rigolade en lisant cet article : « Le tabagisme semble avoir un effet protecteur ». Amusant, car contrairement à la chloroquine dont tous ces journaleux et quelques médecins nous ont assurés qu’elle était mortelle, et que le Pr Raoult était un apprenti sorcier, un complotiste et un charlatan, voilà que les mêmes vont nous expliquer maintenant que le tabac est bon pour la santé !
- le site Santé Corps Esprit de Xavier Bazin propose un plaidoyer pour le Pr Montagnier, sauf que lui non plus, et dans un très long article, ne mentionne pas le nom de Jean-Claude Pérez, qui est l’auteur de la recherche sur laquelle s’appuie Montagnier. Je suis quand même troublé par ces scientifiques qui ont si peu l’esprit scientifique. C’est peut-être parce que je suis en train de lire les œuvres de Buffon.
- Je découvre aussi un article (du 8 avril) de Michel Onfray, lui aussi un de ces conspirationnistes qui croit au Pr Raoult… Extrait : « On comprend que pareilles visions déroutent les benêts qui ne les comprennent pas – Alain Duhamel et Daniel Cohn-Bendit, Marc Lambron et Michel Cymes, le journaliste du Monde et quelques autres faisans qui sentent la haine comme de vieillies charognes puent la mort quoi qu’elles fassent… » Si Onfray himself s’énerve, puissiez-vous me pardonner quelques mots crus ci-dessus. Il y avait aussi quelqu’un qui avait utilisé le mot « connard » (voir en début d’article).
- Un article du Figaro donne la parole à Rachida Dati, qui revient sur la question de la désinfection des rues. Mais comme il y a un mois, le journaliste règle la question en une phrase en forme de gifle : « L’Agence régionale de Santé, elle, a estimé que la désinfection des rues à l’eau de javel, instaurées dans de nombreuses villes de France, n’était pas efficace. » Point barre. Le politburo a parlé, et comme nous sommes en dictature (même pour un torchon classé à droite), circulez, y a rien à voir !


- Bon, les Goguettes nous font rire avec un magnifique et vachard pastiche de « Vesoul » de Jacques Brel : « T’as voulu voir le salon ». À écouter pour ne pas vous tirer une balle après le JT ! Au fait, au cas improbable où Valentin tomberait sur cet article, qu’il sache que j’ai un balcon et que j’ai déjà tué le chat ! J’accepte un 2e confiné ! [4].
- Le soir, litanie habituelle du croque-morts Salomon, toujours droits dans ses bottes et dont le nom de Raoult écorcherait la gueule. Je crois qu’il va enfin oser prononcer ce nom honni quand il annonce qu’il va parler d’une nouvelle qui a fait beaucoup de bruit aujourd’hui, mais non, il parle de la nicotine, et très longuement. Sur le fait que l’épidémie pourrait se terminer assez rapidement avec la saison, silence radio. Le Pr Raoult est prié de ne pas exister. Pourtant le professeur Jean-François Toussaint rejoint Raoult dans le clan de la saisonnalité, et j’ai été à nouveau très étonné que les journalistes de France Info aient risqué la mise à pied à l’évoquer à l’antenne, car cette probabilité de plus en plus probable vu l’évolution des chiffres est une fake news complotiste d’extrême-droite, faut-il le rappeler. Combien de jours va-t-il leur falloir encore pour se rendre à l’évidence ? Le nombre de pays qui entament le déconfinement dans la tranquillité, y compris la Nouvelle-Calédonie, augmente, mais l’encéphalogramme est toujours aussi plat en France…
- Le 23 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris et à ne pas rouvrir les marchés couverts. Il semble que Jérôme Salomon soit intervenu ce matin devant les parlementaires, et d’après les échos que j’en ai entendu, l’hypothèse de la saisonnalité n’a absolument pas été abordée lors de ces échanges, ni la réponse à la pétition sur l’abrogation de son décret signée par plus de 550 000 personnes. Élèves très sages que ces parlementaires. « Très grand savant » selon Macron, moins que rien selon son gouvernement, comment voulez-vous comprendre. En ce qui concerne le retour au boulot, informations factuelles intéressantes sur des lycées où des cas ont été avérés (article du Monde). Cela intéressera tous les enseignants et élèves et parents (donc tout le monde quoi !) Dans mon lycée, a priori deux adultes et un élève au moins auraient développé la maladie juste au moment du confinement, donc étaient contagieux juste avant. D’où un grand intérêt que nous puissions tous passer un test sérologique avant de reprendre les cours. Deux solutions : nous avons des anticorps, on nous donne une attestation, et nous enseignons sans masque ; ou nous n’avons pas d’anticorps, et nous devons porter une protection. En ce qui me concerne, moi qui ai dès le 1er jour du confinement, porté un masque (lavé à 60 ° à la machine régulièrement), je ne pourrais pas faire cours avec un masque, pour deux raisons : 1° les élèves ne comprendraient pas ce que je dis. 2° je dois porter des lunettes et le masque fait que les lunettes sont embuées. (Sauf peut-être avec les masques chirurgicaux, encore faut-il en avoir, et ceux-là ne sont pas lavables). La seule solution serait un plexiglas soit posé sur le bureau, soit en casque. Je veux bien l’acheter, mais où ? Questions pratiques auxquelles aucun professeur nimbus du ministère n’a encore pensé, alors que les makers y ont pensé et se bougent le cul, eux, avec Visière solidaire. Cela dit, ma conviction personnelle est que nous n’en aurons même pas besoin car le virus aura nettement diminué d’ici là comme le dit Didier Raoult.
Je suis étonné de cette inflation de plans sur la comète, comparée à l’absence de toute information factuelle sur le suivi du déconfinement dans les pays d’Europe qui l’ont entamé : au jour le jour, y a t-il oui ou non une hausse des contaminations, des hospitalisations en Autriche, Allemagne, Danemark, Suède, etc. ? Si non, alors quelles conséquences pragmatiques doit-on en tirer en France pour cesser le cas échéant de bloquer l’économie, c’est-à-dire, à terme, d’assassiner toutes les petites entreprises au profit des mastodontes de l’économie ?
J’ignore pour quelle raison le quartier, aujourd’hui comme hier, est longuement survolé par un hélicoptère entre 18 h et 19 h ? Nous sommes en guerre ?
- 16e jogging de confinement ce soir. Le maragéronthonien est au rendez-vous, ainsi que d’autres jeunes joggers qui ne me calculent même pas, les fourbes ! et ce Lituanien d’Erico Lusso est enfin rentré de son séjour clandestin de trois semaines à l’île de Ré pour me héler sur le passage… Au retour, je suis halluciné par les débats à la radio nationale. On est dans le délire de la peur. Il suffit de jeter un œil sur le rapport hebdomadaire de Santé Publique France publié ce soir pour vérifier que tous les chiffres pointent l’amélioration piano, mais sano. Les chiffres italiens vont aussi dans le bon sens. Ce que j’ai vu sur le chemin de mon jogging dans le XVIIIe me confirme que le confinement est très théorique, et que si les contaminations baissent, elles ne baisseraient guère moins si les gens raisonnables reprenaient la vie normale, mais sans se rouler des pelles comme le faisaient encore certains de mes collègues inconscients la veille du confinement… Toujours aucun reportage sérieux sur les effets du déconfinement sur les chiffres de contamination en Allemagne, Autriche, etc. Toujours aucun entretien contradictoire avec de grands spécialistes médicaux sur la question de la saisonnalité, ni sur l’attitude de l’Ordre des médecins et de l’Académie de médecine. Cette dernière vient enfin de se mettre en accord, sur la question des masques, avec ce que le Pr Marc Wathelet écrivait déjà fin février. Foutons ces incapables à la porte à coups de pieds au cul ! Je me rends compte que les médecins sont aussi caporalisés que les enseignants. Les plus incapables sont à la tête grâce au bon vieux Principe de Peter, et le lumpen proletariat qui est au contact du peuple, connaît les remèdes, mais doit fermer sa gueule. Les vidéos hebdomadaires du Pr Raoult révèlent en creux ce qu’il aurait envie de dire mais que le pouvoir des incapables qui dirigent le mammouth l’empêchent de dire sous la menace de leur pouvoir dictatorial. Idem pour les commentaires de médecins sur le site du Quotidien du médecin, dont j’ai fini par comprendre qu’il est pris entre deux feux. Après la crise, saurons-nous mettre un grand coup de pied dans cette termitière ? Voici par exemple le commentaire d’un médecin à un article sur les menaces de l’Ordre à des médecins de terrain qui commettent le crime d’essayer de soigner leurs patients : « JLCB, Médecin ou Interne, le 23/04/2020 à 21:02 : « C’est sûr qu’il ne faut pas prescrire de Vitamine C à moins de subir les foudres de l’Ordre ! Et même ne pas dire de manger des oranges... On préférerait entendre l’Ordre sur la nécessité du port du masque sur la voie publique, mais là : silence radio depuis le début.... Or c’est la seule solution efficace comme l’ont démontré certains pays asiatiques. Silence radio aussi sur le tri des malades en fonction de la gravité de leur état de santé et la prescription de Rivotril pour les aider à trépasser en douceur. Au début de la crise sanitaire, avant les municipales, l’Ordre relayait même des consignes préfectorales nous demandant de ne rien dire sur l’explosivité de la situation pour ne pas affoler la population. Comme sous Vichy, on va prendre 20 confrères que l’on va punir de manière expéditive pour l’exemple. Bel exemple de solidarité et de confraternité. » Que faire, dans une démocratie, quand ce sont les plus incapables qui sont aux manettes ?
- Le 24 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris et à ne pas rouvrir les marchés couverts. Je n’entends que des reportages ou entrevues sur le fait que les gens sont révoltés contre la reprise des cours le 11 mai. Étonnant : sur le cœur du problème, car faut-il rappeler qu’il s’agit d’une maladie, on ne donne quasiment pas la paroles aux médecins de terrain, à l’hôpital ou en ville, ceux qui osent désobéir, ceux qui osent critiquer l’Ordre, cette institution qui agit dans l’ombre et que la démocratie ne saurait remettre en question. Dans quel pays vivons-nous ?
Une étude américaine va dans le sens de la saisonnalité, selon cet article du Figaro qu’on trouve à peu près sous la même forme dans tous les médias. Du moment que ce n’est pas Raoult qui le dit…
Au fait, j’ai oublié l’information la plus importante depuis le début du confinement, totalement censurée par les médias : pénurie de jus de pamplemousse blanc bio à Monoprix. J’entame ma dernière bouteille ! Que fait le gouvernement !
Le soir, ça bouge un peu. Les chiffres débités par le croque-morts sont enfin extrêmement positifs, sauf qu’il n’ose pas le dire, parce que prononcer le nom de « Raoult » lui donnerait des aphtes. Pour faire simple, lisez simplement cet article du Quotidien du Médecin : « Salomon, soit il démissionne… soit il démissionne ! ». Vidéo à voir ici. Est-ce qu’on va enfin avoir droit à une désinfection au niveau supérieur du secteur de la santé ? Macron va devoir en faire un jugement (de Salomon). La suite nous le dira ! Quand on pense à l’obsession de tous ces ministres à ne même pas vouloir envisager la possibilité que Raoult (et d’autres que lui) ait raison sur la saisonnalité, et à envisager un plan moins dur de déconfinement, on se dit qu’ils ont tellement honte de s’être ridiculisés juste avant le confinement, que chat échaudé craint l’eau froide, de sorte qu’ils risquent fort d’avoir été aussi mauvais après qu’avant…
L’étude médiologique du Quotidien du médecin serait passionnante je pense. On sent vraiment que le système concentrationnaire de surveillance-punissement des médecins d’une part, la manne publicitaire de l’industrie pharmaceutique d’autre part, les tiennent en laisse, mais que parfois, une mauvaise herbe pousse dans le mortier très mince entre les pierres de taille. Voici un des commentaires sous cet article : « serge p, Médecin ou Interne, Le 24/04/2020 à 21:21 : « DGS HAS HSCP ASNM ARS Etc. toutes ces usines à gaz et cette nomenclatura de hauts fonctionnaires surpayés et aussi prétentieux qu’incompétents, totalement déconnectés, coqs pérorant dans d’interminables réunions. La médecine de ville méprisée et la gouvernance de l’hôpital confisquée aux médecins. On voit où ça nous a menés aujourd’hui. Soyons combatifs pour bousculer tout ça demain ! que cette catastrophe sanitaire inexcusable serve au moins à ça ». Ah ! Ça ira ! D’autres parlent d’un « millefeuille » d’instances remplies de médecins planqués et surpayés.
Au fait, une autre nouvelle vient confirmer un autre aspect du discours de Raoult : « Gilead plombé par une étude négative sur un médicament Covid-19 ». Vous allez voir que d’ici quelques jours tous les Connard-Bendit du petit monde de l’intelligentsia française vont être obligés de se rendre compte de ce qu’ils sont. Mais rassurez-vous : on continuera à se les taper à la télé et à la radio jusqu’à ce qu’ils crèvent. Tiens j’y pense, la ministre qui porte si bien son prénom, comme dit mon neveu, ça fait un bail qu’on ne l’a pas entendue au bêtisier, dites ? Moi je dirais que ça sent le remaniement, tout ça. Gilets jaunes, retraites, coronavirus, ça fait beaucoup, faudrait voir à changer les piles. Encore un signe positif : « La Grèce résiste mieux qu’attendu au Covid-19 », sur le site du Temps, dont j’extrais cette phrase : « Dans un premier temps a été prescrite la chloroquine, puis l’hydroxychloroquine accompagnée d’un antibiotique, l’azithromycine. Si le patient est suivi, les risques sont faibles. » Ne dites surtout pas ça à l’Ordre des médecins français, ils en feraient un AVC… Rappelez-moi ce que disait Raoult mardi dernier à propos des pays pauvres qui résistaient mieux que les pays riches parce qu’ils n’avaient pas de gros connards à la tête d’instituts inutiles ? Allez, un petit dernier, pour la route : pour la première fois, le Pr Marc Wathelet daigne faire référence au Pr Raoult, mais uniquement pour le protocole qu’il préconise, et la liberté de prescription des généralistes. Voir l’article sur SudInfo.be. Ce qui est regrettable, c’est qu’il ne prend pas du tout position sur la question de la saisonnalité soulevée par Raoult, et persiste, à mon avis contre l’évidence, à ne pas tenir compte des chiffres pourtant très positifs des derniers jours, tant en Belgique qu’en France, pour ressasser sa leçon que j’avais déjà lue début mars, sur les aérosols, dans une version extrémiste, donc improbable. Son rapport ne renvoie pas à d’autres articles précis ou études. Enfin, contrairement à Raoult, il n’est pas en contact avec des malades, il parle depuis son laboratoire. Mais il serait tellement intéressant d’avoir droit à une confrontation entre ces deux savants, au bénéfice de tous… En parlant de confrontation, voici une très mauvaise nouvelle : Michel Onfray et Éric Zemmour, qui tous deux soutiennent Raoult, comme Trump, semblent copains comme cochons, dans un débat télévisé où, miracle, on ne les interrompt pas toutes les 10 secondes, mais on les laisse développer leurs idées. Donc selon la leçon expliquée ci-dessous selon laquelle si Hitler aime les éclairs aux chocolats, aimer les éclairs aux chocolats fait de vous un nazi, les bobos de la pensée unique en France vont persister à ne pas calculer Raoult.
- Le 25 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris et à ne pas rouvrir les marchés couverts. En revanche elle vient de prendre une décision formidablement écologique : sous prétexte que le réseau des eaux non-potables de Paris a révélé une trace infinitésimale de virus, au lieu d’y ajouter une trace finitésimale d’eau de javel, les rues seront nettoyées (oh, juste un peu car il ne faudrait surtout pas donner aux cons tribuables l’impression qu’ils peuvent sortir sans risque) à l’eau potable ! Une tribune contre le backtracking est signée dans Le Monde par trois spécialistes du numérique, dont Antonio Casilli, dont nous avons étudié un texte avec mes élèves dans le cadre du thème de BTS « Seuls avec tous ». Une anecdote sur une femme déclarée morte par erreur en Équateur parue dans Le Figaro illustre les propos du philosophe Gorgio Agamben (en anglais) transmis par l’amie Isabelle.
Je l’avais raté le 29 mars, voici le Boléro de Ravel par les musiciens de l’Orchestre National de France, en concert depuis chez eux. Voyez à ce propos mon cours sur chœur, orchestre, choral(e).
La situation à Mayotte est caractéristique de la débilité de notre système : alors que le coronavirus n’a fait que 3 morts et 300 cas, la dengue a fait dans le même temps 12 morts et plus de 3000 cas, or le confinement et la honte empêchent de lutter contre la dengue (car il faut sortir de chez soi, renverser tous les récipients avec de l’eau, etc.). Il faudrait déconfiner en urgence comme en Nouvelle-Calédonie, mais c’est un département et non une collectivité, donc Jupiter a décidé que les gens mourraient de la dengue pour ne pas mourir du Covid-19… Parmi les images insolites du jour, Le Figaro nous propose « la Grande Mosquée de la Mecque absolument déserte ».
- 17e jogging de confinement ce soir. Le maragéronthonien est au rendez-vous, pour une fois en avance sur moi, et Erico Lusso ne m’a pas salué, tout occupé qu’il est à sa thèse sur l’influence de Marlène Schiappa sur l’écriture scénaristique de Pornhub en période de confinement. Salaud de Lituanien ! Pas de contrôle en ce qui me concerne. À porte de la Chapelle, un type vend des Marlboro de contrebande, à 10 mètres devant un car de flics qui s’en branlent totalement, y compris des vendeurs de crack installés à la station de tramway. Et pendant ce temps-là, les journaleux pontifient avec leurs invités sur les mesures draconiennes qui seront prises dans les transports en commun après le 11 mai… Pourtant les bancs, que ce soit des stations de tramway, de métro, d’abris de bus, sont principalement utilisés par deux types d’utilisateurs : les marginaux d’une part, et d’autre part toutes les personnes à risques : vieux, obèses, femmes enceintes, malades. Or les marginaux qui vivent dans la rue et ne prennent aucun protection sont les plus à même de laisser sur ces bancs des cadeaux viraux à la deuxième catégorie, mais de cela, l’État et Mme Hidalgo s’en foutent. Le seul contrôle que j’ai vu, c’est trois têtards blacks qui se sont fait courser par un keuf descendu (seul) de sa voiture de flics, bientôt rejoint par deux de ses collègues, mais ça n’empêchait pas les merdeux de courir. Rentré chez moi, les mêmes dealers de fils de putes appréhendés par les flics l’autre jour, étaient à nouveau à leur poste, même heure, même endroit. Juste un peu moins expansifs dans le genre « on vous chie à la gueule connards de gens normaux qui paient leurs impôts ». En rentrant, je n’écoute pas le croque-mort (j’ai des envies de meurtre rien qu’à l’entendre), mais je regarde les chiffres que les menteurs de la radio d’État ne daignent même pas détailler. Ils n’ont jamais été aussi positifs, et l’évolution est incroyablement optimiste, mais chut ! Continuons à faire comme si l’hypothèse de la saisonnalité défendue entre autres par le criminel de guerre nazi Didier Raoult, était nulle et non avenue. Comment peut-on à ce point pratiquer l’aveuglement collectif ? C’est en train de se terminer sous vos yeux, les mecs : regardez avec vos yeux à vous ! Le nombre de morts à l’hôpital est passé en-dessous de la barre des 200 par jour, ce qui n’était pas arrivé depuis le 23 mars. Le nombre de nouvelles admissions en réanimation dans les hôpitaux est de 124, et constamment en baisse, ce qui n’était pas arrivé depuis avant le confinement. Game is over les mecs ! Regardez juste les graphiques de l’article de Wikipédia Pandémie de Covid-19 en France.
- Le 26 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris et à ne pas rouvrir les marchés couverts. À 13 h, entendu un connard sur France Info affirmer que « l’ensemble des scientifiques pensent qu’on va en avoir pour longtemps avec ce virus ». Mensonge : le Pr Raoult, le plus grand spécialiste français de la question, pense le contraire. Pendant que les journaleux des médias nationaux continuent à nous désinformer, la presse locale et les médecins qui ne pantouflent pas dans les organismes para-étatiques, font le boulot, comme par exemple à l’hôpital de Besançon. À Marseille, rappelons que le Pr Raoult n’est pas isolé, qu’il n’est que le chef d’un navire amiral composé d’autres professeurs de médecine qui tous seraient de bien meilleurs ministres de la santé que les incapables qu’on a. Voyez par exemple le 24 avril, Éric Chabrière et le Pr Bernard La Scola.
J’ai signé une pétition pour un « accès responsable à la nature », sur le même site que celle de Douste-Blazy « ne perdons plus de temps », qui malgré 560 000 signataires, n’a pas obtenu la moindre réponse des autorités. Donc pas de risque non plus, mais comme ce sont les seuls moyens de dire qu’on n’est pas d’accord, avant de le dire avec les bulletins de vote… Sur cette question pourtant, ce serait un excellent test de déconfinement partiel, pour voir si cela a un impact avant le jour J, et sur ce point partiel, il serait facile de revenir en arrière.
Les chiffres du jour sont à nouveau incroyablement bons (152 morts en hôpital ; 90 morts en Ehpad, à nuancer bien sûr car nous sommes en week-end et les chiffres seront réajustés demain). Le chiffre des admissions reste élevé, mais bien sûr, à cause de la chape de plomb imposée par les différents politburos de toutes les instances paramédicales de notre pays, on ne saura pas l’impact des trouvailles thérapeutiques de nos médecins, que ce soit l’équipe de Marseille ou les autres. On n’arrête pas de nous présenter de nouvelles trouvailles qui permettent jour après jour de marquer des points contre cette maladie, mais à chaque fois les cloportes de ces instances brandissent leurs menaces de rétorsions parce que les médecins qui sont au front n’auraient pas respecté la 7e ligne de l’alinéa P du protocole X du formulaire BV 7899 de l’arrêté du 23 mai 1976. Si la progression de l’épidémie en France se poursuit, il y a des chances que mercredi, quand les députés devront voter sur le processus de déconfinement, nous soyons passés sous les 150 morts par jour. Et les chiffres en Espagne, en Italie et même au Royaume-Uni sont également très positifs. À côté de cela on parle d’émeutes à Mayotte, et bientôt en banlieue… Cela dit quand on voit que tous les syndicats enfoncent le clou d’un déconfinement impossible, et que toutes ces para-instances médicales toutes aussi nuisibles et inutiles les unes que les autres, nous sortent des usines à gaz pour la période de déconfinement dans les écoles, on n’a pas envie d’être à la place du gouvernement. À propos des syndicats, notamment enseignants, quitte à me fâcher avec certains collègues, leur attitude quant au déconfinement m’énerve. La surenchère au gaspillage de masques (au lieu d’encourager à les laver) et la menace du « droit de retrait » à tout bout de champ pour des gens qui comme moi font partie des classes moyennes largement épargnées (nous avons travaillé confinés chez nous, à l’écart du risque, et certains, bibliothécaires, employés des services de sport, etc., n’ont en réalité pas travaillé), me semble indécente alors que pendant deux mois des soignants d’une part, que ce soit des gens bien payés ou mal payés, des quantités de travailleurs d’autre part, souvent précaires, ont pris de grands risques, certains au péril de leur vie et de celle de leurs proches, pour nous nourrir, nous soigner, et nous vendre du tabac ou des journaux. Le confinement ne va pas durer éternellement, et ce n’est pas nous les enseignants, enfin les titulaires, parce que les contractuels et les surveillants c’est autre chose, qui allons en souffrir le plus si ça dure éternellement. Ce n’est pas que pour les masques qu’il faut songer aux autres. Et je repense toujours à certains de mes collègues qui jusqu’au vendredi du déconfinement, se serraient la main ou s’embrassaient devant les élèves alors que les consignes étaient affichées depuis 15 jours, et qui aujourd’hui sont les plus virulents pour rester chez eux… Y aurait-il toujours dans notre société des Éloïs jouisseurs et diaphanes, télétravaillant confinés chez eux à l’abri de tout risque, et des Morlocks qui vont au charbon pour nourrir et torcher le cul des premiers ?
Au risque de me répéter, le remaniement me semble la seule façon de s’en sortir, voire une dissolution de l’Assemblée nationale. Pourtant il semble de plus en plus évident que la « deuxième vague » qu’on nous promet et que les soignants craignent, ne sera pas celle de nouvelles infections au coronavirus, mais celle de personnes terrorisées qui auront laissé s’aggraver des symptômes de maladies bien plus graves que celle qui les sidère. Cela sans parler des suicides ou dépressions de tous les précaires qui ont perdu tous leurs revenus ou carrément leur emploi (employés non déclarés, prostitué(e)s…)
- Le 27 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris et à ne pas rouvrir les marchés couverts. J’ai découvert un excellent site en français et sans publicité, qui rend lisibles les statistiques sur tous les pays. Voyez par exemple pour la France et pour l’Allemagne. Les statistiques de ce pays révèlent que le déconfinement très précautionneux n’a pas du tout entraîné un « rebond des cas de contamination » comme l’affirme cette fake news publiée par France Infaux. Radio-Paris ment, Radio-Paris ment sur les Allemands. Voyez aussi l’Italie, où la tendance est également à la baisse, comme en Espagne… Pourvu que ça dure !
Je tombe tardivement sur un article de Libération qui révèle à quel point le « protocole Raoult » est torpillé en France dans les moindres détails, dans le but d’aboutir à une preuve de son inefficacité, alors qu’on le teste à l’opposé de ce que préconise l’équipe marseillaise !
- Une parodie du film 300 en faveur de Raoult, qui date déjà du 29 mars, me parvient seulement aujourd’hui. C’est toujours amusant.
- 18e jogging de confinement ce soir. Le maragéronthonien est au rendez-vous, comme toujours, et Erico Lusso m’a salué ; je suis d’ailleurs rentré alors que commençait une averse qui à quelques minutes près m’aurait à coup sûr valu une pneumonie aggravée, et je serais mort sans doute à cause de ce décret idiot qui nous interdit de courir avant 19 h. Rien de particulier. Vu aucun contrôle de police, et très peu de présence notamment entre Barbès et le boulevard Ornano, l’endroit où c’est le plus délirant (quoique moins hallucinant qu’on pourrait croire). En ce qui concerne les statistiques, malheureusement on a un rebond des nombres de morts enregistrés ce jour, à la veille du vote à l’assemblée qui finalement n’aura pas lieu mercredi mais mardi. La tendance globale en France et en Europe reste à la baisse pour les hospitalisations et réanimations. Le déconfinement en Allemagne s’accompagne toujours d’une baisse régulière des morts et des contaminations.
- Le 28 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris et à ne pas rouvrir les marchés couverts.
Une publicité éhontée est faite à un nouvel essai prometteur du « tocilizumab », et la communication en est faite par l’AP-HP de Paris. Le ton des journaleux et de l’Ordre des médecins est fort différent des autres essais prometteurs menés partout en France. D’un côté on ordonne aux médecins de se taire ou bien on les menace de représailles ou on les tourne en dérision, et de l’autre, on hurle au médicament miracle. Ce matin à France Inter, le journaleux a parlé, je cite, de « premier espoir dans le traitement du Covid-19 » ! Quant aux commentaires des médecins, voyez Le Quotidien du médecin. Voici un reportage qui d’ailleurs existe en plusieurs exemplaires sur Christian Chenay, un généraliste de 97 ou 98 ou 99 ans selon les site, qui continuerait à exercer à Chevilly-Larue.

Vidéo hebdomadaire du Pr Raoult, 28 avril 2020.


- La vidéo hebdomadaire du Pr Raoult est publiée ce jour. Attention, si vous regardez, faites bien attention de n’en parler à personne, car le simple fait de voir cette vidéo fait de vous un complotiste. En effet, Raoult est apprécié par Zemmour, Onfray et Trump ; c’est donc un individu dangereux. Mais ces 21 minutes sont extrêmement rassurantes, et c’est quand même bien quand la tempête fait rage, et que le capitaine garde le cap… Lorsqu’il fait allusion (chiffres à l’appui) au fait que dans l’institut qu’il dirige, le taux d’infection des soignants (test sérologique) est le même qu’en ville, c’est-à-dire que selon lui aucun travailleur n’a été infecté dans l’Institut, j’y vois une discrète pique à l’intention de l’un des membres du comité scientifique, le Pr Yazdan Yazdanpanah qui s’est fait infecter alors qu’il est chef de service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat. Je suis sidéré par le faible nombre de réactions à cette nouvelle vidéo publiée cet après-midi. Je trouve ce jour un article intéressant signé de deux médecins et deux chercheurs : « Traitement du Covid-19 et protocole Raoult : bilan provisoire des recherches » sur le blog Médiapart de Laurent Mucchielli. En ce qui concerne les statistiques, il y a de légères fluctuations, mais la leçon générale va dans le bon sens. En revanche il faut dans la prévision du déconfinement se prémunir d’une erreur de lecture des chiffres de nouveaux cas. La lecture du commentaire de Patrick Chevrolat ce jour sur le site de statistiques eficiens (qui est revu chaque jour) est très utile : « Le rapport tests/cas positifs baisse ce soir à 3.50 % (hier 5.43 %). Sur les tests pratiqués ces dernières 24 h au nombre de 57 272 (hier 32 003), 2 000 cas sont positifs (hier 1739), 585 de moins. Mais plus de 25 000 tests de plus qu’hier. (1 test positif tous les 28 tests). Hier 1 tous les 18 tests. » Donc si le nombre de personnes testées est supérieur à la veille, ce serait une erreur grossière de croire que c’est parce que le virus se répand, puisqu’on a pratiqué beaucoup plus de tests que la veille, et que le pourcentage de cas positifs, lui, diminue ! D’où ma précaution pour l’instant quand je lis des articles alarmistes sur l’Allemagne, tant que l’auteur de l’article n’a pas donné cette précision. En France nous aurons sans doute le même genre de biais si l’on monte brusquement en puissance après le 11 mai, car le gouvernement semble avoir l’intention de ne commencer les tests virologiques massifs qu’à partir du 11. Donc il y aura forcément un nombre énorme de nouveaux cas si l’on procède ainsi, en passant brusquement d’une attitude de non-test à une attitude de test systématique. Il faudra savoir interpréter les chiffres. Le hic, c’est que le pouvoir a l’intention de continuer à interdire à nos généralistes de prescrire le protocole marseillais, tout en nous obligeant à nous faire tester, si j’ai bien compris. Mais à y réfléchir, en ce qui concerne les statistiques actuelles, le chiffre qui est vraiment utile et qu’on ne donne pas, c’est le pourcentage de positifs sur les tests PCR, or pour la plupart des pays, ce nombre de positifs croît de moins en moins, alors qu’on fait de plus en plus de test, ce qui est extrêmement positif et va dans le sens de l’hypothèse d’une fin prochaine de la pandémie ! Le dessin de Dubus publié dans LaLibre il y a deux ou trois jours illustre bien l’usine à gaz que le gouvernement a prévue pour le déconfinement.

Dessin de Dubus, LaLibre.be, 27 avril 2020.


- Le 29 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris et à ne pas rouvrir les marchés couverts. J’ai pu acheter un masque en tissu chez un couturier artisanal pour la modique somme de 5 €. Je vais l’essayer en jogging ce soir. Il m’a dit qu’ils n’ont été autorisés à rouvrir, et seulement pour ça, que depuis une semaine ! Faire des retouches pour les pauvres gens qui n’ont pas de vêtements de rechange : non ! Pour les masques en pharmacies et marchands de journaux, il persiste dans son exigence de norme Afnor pour ces masques grand public, norme qui nous a fait perdre plus d’un mois pendant lequel les couturiers locaux auraient pu largement fournir leur quartier en masques moins bons mais mieux que rien.
Sur le site du Quotidien du médecin ce matin, aucun article encore sur la vidéo de Raoult d’hier, mais un médecin, qui signe de son nom, fait ce commentaire à un article sur les tests à appliquer après le déconfinement : « Jean C, Médecin ou Interne, Le 29/04/2020 à 7:33 : « Que dit Raoult, certainement l’autorité la plus légitime en ce domaine ? Tester avec PCR et sérologie toutes les personnes concernées (c’est-à-dire les inquiets, les exposés au public et les malades), quelle qu’en soit la raison ; et les contacts des personnes PCR+. Mettre un masque en permanence sur tous les PCR+ jusqu’à ce que PCR-. Et dispenser de masque les séro+. Mettre les procédures de désinfection, de gel, de distanciation infaisables au rancart, ne laisser que de l’hygiène avec de l’eau et du savon...de Marseille ! et traiter tous les PCR+ dès que possible à hydroxychoroquine + azithromycine. Simple, efficace et permettant aux gens de vivre et de travailler, aux enfants d’étudier et de jouer. Et quand on entend ce que pense Raoult de la "deuxième vague", on n’est pas inquiet...sauf sur l’avenir politique des branlotins au pouvoir et du professeur Salomon ainsi qu’une bande de prédateurs de la santé publique, incompétents et nuisibles. Jean Cabane, interniste. »
Sur le site suisse Athle.ch, le 26 avril, donc un peu en retard sur mon site, longue mais passionnante entrevue de Jean-Dominique Michel (déjà lu ci-dessus), spécialiste de santé publique, qui explique à quel point la gestion de la crise est un scandale. Il raconte en passant son expérience propre, et comment il a dû faire pour se procurer le traitement d’hydroxychloroquine. On peut voir son blog ici. Lui aussi a été censuré par les médias, et écouté sur le réseau parallèle. Fait important du jour, la députée LREM Martine Wonner a été convoquée par son groupe à l’Assemblée après avoir voté contre le plan de déconfinement. Cette criminelle de guerre nazie, qui se trouve être médecin, s’est déclarée « favorable au recours controversé à la chloroquine » (je cite Le Figaro). Qu’on la brûle ! Un médecin qui voudrait qu’on soigne les gens : c’est l’ennemi public ! En hommage à cette parlementaire qui a eu le clitoris de voter contre son camp, un photogramme de la mini-série Victor Hugo, ennemi d’État.

Victor Hugo, ennemi d’État, mini-série de Jean-Marc Moutout, 2018.

Un article de LaLibre donne un nouveau détail sur la raison pour laquelle les chiffres peuvent être faussés par des tas de détails absurdes ; je cite : « Sciensano utilise désormais une nouvelle définition de "lit occupé". Étant donné que depuis peu chaque personne hospitalisée est testée, un patient entrant à l’hôpital pour une toute autre raison peut être testé positif au Covid-19. Ce dernier est à présent compté dans les lits occupés pour le coronavirus. Par contre, il n’est pas comptabilisé parmi les nouvelles hospitalisations puisque sa raison de présence à l’hôpital est autre que le Covid-19. »
Tous les médias mainstream maintiennent l’omerta digne d’une dictature sur l’équipe de Marseille et le Professeur Raoult. Sauf… Paris Match (article qui sera complété le 9 mai, sans changer l’URL) et la télé privée que je déteste, mais là je ne le manquerai pas : Raoult sera en direct sur BFMTV demain jeudi 30 avril à 20h30. Tous ceux qui ne seront pas devant leur poste seront fusillés ! Les statistiques en France continuent à confirmer la baisse des hospitalisations et des réanimations, même si le nombre de morts est encore assez haut. Pour ce qui concerne l’Allemagne, il faut se rendre sur le site suisse Le Temps pour être rassuré sur la situation après le déconfinement. On ne nous donne malheureusement toujours pas les chiffres les plus déterminants, qui sont le pourcentage de nouveaux cas positifs par test PCR, sauf dans le point quotidien vraiment très intéressant de Patrick Chevrolat : « Le rapport entre le nombre de tests effectués et les cas positifs détectés s’améliore encore un peu ce soir : il est de 1 positif pour 30 tests réalisés. 38 % des 2086 tests positifs du jour ont été enregistrés en Lombardie. Les tests positifs hier étaient au nombre de 2000, et représentait 1 positif tous les 28 tests. » Ça c’est de la précision statistique ! Merci Patrick !
Le moment de bonheur du jour nous est offert par des musiciens amateurs réunis par l’Orchestre National de France, jouant la valse n°2 de Chostakovitch. Voyez à ce propos mon cours sur chœur, orchestre, choral(e).
- Et pour mon 18e jogging, c’est macache ce soir, vu la purée de pois qui s’abat sur Paris ! Enfin, il faut bien que « il » pleuve, puisque Mme Hidalgo ne veut pas faire le job !
- Le 30 avril, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris et à ne pas rouvrir les marchés couverts. Pour la 1re fois dans l’histoire de l’humanité, j’ai fait mon 19e jogging de confinement le matin (avant 10 h) ! Putain c’est inhumain ! J’ai essayé le masque en tissu acheté hier, c’est pas terrible, ça glisse tout le temps en-dessous du nez, je préfère le FP1 que j’utilise depuis le début, dont l’élastique se passe derrière la tête et non les oreilles. Il y avait beaucoup moins de monde et donc de flics, mais ça n’a pas raté, je me suis fait contrôler porte de la Chapelle, juste à côté du tramway, où à cette heure-là les grappes agglutinées de SDF & drogués n’étaient pas encore arrivés pour refiler leurs virus aux travailleurs. J’ai plaisanté avec les flics, mais j’ai réussi à leur soutirer des infos. Quand j’ai dit : « ah ! Il n’y a pas les drogués à cette heure pour contrôler », le gars a répondu : « non, aujourd’hui c’est les joggers », ce qui confirme ce que je pensais. Et quand j’ai montré mon autorisation (bien rangée dans un porte-documents étanche attaché à mon cou), l’autre a dit : « au moins vous avez votre autorisation », et comme j’ai eu l’air étonné, m’a répondu que certains ne l’avaient pas ! Il faut le faire au bout de 6 semaines ! Certains croient peut-être toujours que dans ce quartier pourri, l’État a renoncé à rançonner la petite frange de la population solvable… Mon clochard du XIXe était endormi sous son sac de couchage, je l’ai pas réveillé… J’entends à la radio ce vieux crabe de Gérard Collomb en train de gloser sur les masques qu’il veut rendre obligatoires à Lyon… Putain si tous ces élus locaux, au lieu de nous faire chier à nous interdire ci ou ça pour passer à la télé, s’étaient occupés à soutenir la proposition d’autoriser tous les médecins de ville à prescrire l’hydroxychloroquine, s’ils avaient tous eu le courage de la députée LREM Martine Wonner, nous n’en serions pas là ! Et ce matin à la radio, c’est cette députée du Bas-Rhin à qui j’aurais aimé que les journaleux de la radio publique donnent la parole, mais non : c’est la Pravda : aucun dissident ne peut s’exprimer ! Le seul article que j’aie trouvé dans la presse non régionale c’est un articulet du Figaro « avec AFP », c’est-à-dire qu’ils ne sont même pas capables de l’appeler, ou plutôt ils ont ordre de ne pas le faire. DICTATURE. J’aimerais vraiment que les médecins prennent une initiative forte, du genre menace de grève si le gouvernement ne retire pas son arrêté. Peut-être ce soir, Raoult à 20h30 sur BFM TV ? (je le suivrai par Internet). J’ai oublié de l’écrire, mais hier, j’ai demandé à mon pharmacien s’il me donnerait le traitement Raoult, au cas où mon médecin me le prescrirait. Sa réponse m’a fait frémir : non, parce qu’il faut un électrocardiogramme et je ne sais quels examens préliminaires, bref, des conditions qui font qu’on ne peut pas le prescrire sans aller à l’hôpital, c’est-à-dire au mouroir. Il a précisé que du coup il n’avait pas encore eu concrètement à délivrer le médicament car les conditions n’étaient pas requises. Bref, la liberté de prescription du médecin n’existe pas. DICTATURE.
Les statistiques de ce jour, 30 avril, sont hyper positives partout en Europe, notamment en Italie. Je me suis encore tapé la litanie du croque-morts. Je me rends compte qu’il agit comme les profs qui distribuent les copies à la fin du cours, du mieux noté au moins noté. Il nous prend pour des cons ou quoi ? Ils jouent à quoi avec leur carte genre puzzle de départements d’après-guerre ? Quelques minutes avant l’intervention du président Raoult à BFM TV,enfin, Le Quotidien du Médecin publie un appel en faveur de la liberté de prescription de l’hydroxychloroquine / azythromycine. Enfin ! La raison pointe son nez ! Après combien de semaines de lutte contre des crétins criminels ?
L’émission fort longue de BFM TV est intéressante, même si les anti-TV comme moi doivent s’efforcer de faire abstraction des défilants en bas de l’écran, du moins aucune publicité pour les tampax ou le coucous n’a gâché le plaisir. Il est possible de revisionner toute la soirée, qui est vraiment à l’honneur de cette TV privée, compte-tenu de l’omerta dont le Pr Raout est l’objet dans les médias mainstream. Il y a trois parties, et il ne faut pas manquer les deux premières. Une demi-heure de reportage genre un point partout la balle au centre nous prouvait que contrairement à Greta Thunberg, Didier Raoult n’est pas un boy-scout, ce qui l’empêchera d’obtenir le prix Nobel qui sera par contre remis à la nymphette écolo devant laquelle seul l’ignoble Trump a refusé de faire des courbettes. Bref, on aimerait avoir la même contre-enquête au sujet d’Olivier Véran ou de Jérôme Salomon pour apprendre si par hasard lorsqu’ils étaient en classe de CM2 ils n’auraient pas volé le quatre-heures d’un de leurs camarades, car franchement c’est rédhibitoire pour entrer au Panthéon ; la preuve, Roman Polanski est un cinéaste très inférieur à Gérard Jugnot. Ah et puis il y avait cette éminente virologue parisienne, qui avait brocardé Raoult l’inconscient à cause des files d’attente devant son institut, alors qu’elle préconisait plus sagement de laisser souffrir les gens et qu’ils restent crever chez eux loin des caméras et surtout loin d’elle, pour qu’elle ne risque pas d’être contaminée. On voit à quel point le résultat lui a donné raison, et les ravages qu’a entraînés à Marseille l’attitude irresponsable consistant à traiter les malades (enfin vous savez là, le vieux bout de papier « serment d’Hippocrate »). Mais la pauvre choute se plaint d’avoir reçu des insultes sur les réseaux sociaux. Didier Raoult lui, n’a reçu que des bouquets de fleurs bien sûr ; il n’a jamais été insulté par l’apparatchik Daniel Conard-Bendit et autres abruti(e)s de la même farine. En fait c’est très habile de la part de BFMTV car d’un côté ils ravissent les crétins en leur fournissant leur pâtée anti-Raoult, d’un autre côté, si on y réfléchit 5 minutes, tous ses détracteurs sont ridiculisés, et leurs propos tenus devant une caméra nous feront bien rire dans un mois ou deux.
Bref, j’espère que l’émission a fait un bon score à l’audimat, pour que les autres journaleux se bougent le cul et parlent du traitement préconisé par l’Institut dirigé par ce monsieur, car je suis très égoïste : si je suis malade, je veux que mon médecin traitant puisse me le prescrire IMMÉDIATEMENT, ce qui a une chance de me guérir, et non pas quand ce sera trop tard si jamais j’ai la malchance de faire partie du petit pourcentage de gens qui développent une forme grave. C’est la question que ces journalistes n’ont pas posée, et c’est la seule qui m’intéresse. Ils n’ont interrogé aucun médecin de pays pauvre, aucun médecin non-français, aucune médecin grec, sénégalais, brésilien, enfin tous ceux qui s’affairent à juguler l’épidémie grâce à ce protocole. En France on abuse de ce luxe de pouvoir hospitaliser 30 000 personnes rien que pour une maladie, et 4000 en réanimation, mais comment font-ils dans les pays pauvres qui n’ont que 20 places en réanimation ? Ils attendent mars 2021 pour obtenir les résultats des études des pays riches, ou ils essaient empiriquement de sauver des vies pour 20 € par nègre ? Je sens un grand racisme dans cette attitude vis-à-vis de ce protocole simple & bon marché qui peut sauver des milliers de personnes non seulement en Europe mais encore plus dans les pays pauvres ou dans les pays qui ne bénéficient pas d’un système de santé comme le nôtre. À la place de ça on a eu les jérémiades de crétins qui se plaignent qu’un grand homme soit un grand homme. Eh bien si les grands hommes vous dérangent tant que ça, optez pour une société dont les boy-scouts seront les princes… J’ai fait un petit tour sur les « réseaux sociaux », c’est à dire les urinoirs de la pensée. Bon, la question que se posent ces gens, c’est de savoir si Louis Pasteur ou Albert Einstein « a le melon ». Eh bien qu’il ait le melon je m’en branle, s’il me sauve la vie, Ducon ! Allez, continue de tweeter si ça te fait du bien. Quel futur se présente à nous ? Côté A, des geeks qui nous proposent de renoncer à tout ce qui fait qu’un être humain est un être humain et non un animal : veiller les mourants, honorer les morts, donner une sépulture, soigner les malades, vivre libre, avoir une vie privée, se soigner conformément au serment d’Hippocrate ; de l’autre, des médecins qui proclament qu’une maladie se soigne par la médecine, pas par des applis. Mais réfléchissez, bordel : vous voulez le monde A ou vous voulez le monde B ? Vous voulez la DICTATURE ou vous voulez la LIBERTÉ ?
Je suis confondu également dès le lendemain de l’émission par les vidéos innombrables qui saucissonnent l’interview d’une heure de Raoult, souvent pour le soutenir et montrer à quel point la journaliste qui l’interrogeait était une manipulatrice, comme s’il n’était pas assez grand pour se défendre. Comment se fait-il que même parmi les gens qui le défendent, on persiste à le prendre pour un imbécile ? Le problème n’est pas dans les journalistes qui l’interviewent, mais dans ceux qui pratiquent l’omerta sur lui, son Institut et son traitement. Les gens sont tellement accros à leurs smartphones que le mettre en veille une heure pour écouter un grand homme leur est impossible, ils préfèrent picorer une tranche de saucisson par-ci, par-là.

- Le 1er mai, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris et à ne pas rouvrir les marchés couverts. Absence remarquable de commentaires sur les propos de Raoult, à la radio publique et sur la plupart des média mainstream ce matin (enfin c’est le 1er mai, ils vont se réveiller ! Et s’il y en, ce n’est que du blabla sur des détails, mais aucune recherche d’information sur ses affirmations selon lesquelles le traitement préconisé par son institut serait utilisé par 57 % des médecins dans le monde. Mieux, l’initiative du collectif « Laissons les médecins prescrire » est (à l’heure où j’écris ces lignes) censurée par TOUS les médias mainstream. Ce matin, l’info donnée par Le Quotidien du médecin hier n’était reprise que par France 3 Provence-Alpes-Côte-d’Azur. C’est quoi ce pays qui traite ses médecins comme des djihadistes ? D’autre part, beaucoup de contradicteurs se plaisent à reprendre la parole du Pr Raoult quand il a affirmé que cette pandémie ferait dans les 10 000 morts en France, sans la mettre en parallèle avec les propos de Buzyn à peu près à la même époque selon lesquels elle ne passerait pas la frontière, ou celle de Yazdan Yazdanpanah et tant d’autres. Et enfin, aucun n’ose poser la question qui forcément va être posée un jour, et posée devant les tribunaux : si tous les hôpitaux de France avaient testé et traité massivement comme l’institut Méditerranée Infection l’a fait à Marseille, combien y aurait-il eu de morts ? C’est pourquoi lorsque Raoult dit, selon le Nouvel Obs : « Toute cette histoire va finir comme le sang contaminé », il y en a qui doivent chier dans leur froc.
Je viens de m’inscrire comme « bénévole » sur le site du collectif « Laissons les médecins prescrire », des médecins qui ont décidé d’agir pour la liberté de prescrire, avec entre autres Martine Wonner. Je vous recommande notamment la lecture de la lettre du docteur Becker au président du CN de l’Ordre des Médecins, dont voici un extrait : « Pour le fond, vous ne nous appelez pas à la prudence mais bel et bien à attendre les résultats des essais en cours. Vous sortez de votre rôle. Le serment d’Hippocrate place le médecin seul face à la maladie et à son malade. Vous serez là pour juger le médecin qui a commis le crime de prescrire un médicament hors AMM en cas de plainte de son malade ou de ses héritiers. Mais vous n’avez pas à interdire au médecin d’exercer son art en son âme et conscience. Je ne permets à personne, ni à vous, ni au ministre, ni au président de l’Académie, ni au Pape, ni à ma concierge de me dire ce que je dois ou ne dois pas prescrire. »
- 20e jogging de confinement ce soir. Assez calme, pas de contrôle, ni pour moi, ni pour personne sur mon trajet. Toujours des « migrants » qui se font des grands checks, s’embrassent, etc., mais rien de catastrophique. Bon en fait, vu l’état des statistiques… Elles sont excellentes, tout va dans le sens de la fin de l’épidémie prochaine annoncée par Raoult, et les menteurs professionnels de Radio France et de tous les médias mainstream continuent de censurer le Pr Raoult, alors que de jour en jour les chiffres, partout en Europe (à l’exception du Royaume-Uni pour l’instant) démontrent que l’épidémie est sur la fin, inexorablement. En France, le chiffre de 218 morts (125 à l’hôpital, 93 en Ehpad) est le plus bas depuis le… 23 mars. Mais personne ne daigne relever cette excellente nouvelle.
J’ai fait un rêve : Emmanuel Macron prend la parole lundi soir. Il a accepté la démission d’Olivier Véran et de Jérôme Salomon. Didier Raoult est nommé ministre de la santé ; le déconfinement est décrété avec effet immédiat, les tests multipliés par 10, accessibles à toute personne qui en fait la demande, la liberté de prescrire est décrétée avec effet immédiat. Les festivals d’été sont reprogrammés, les liaisons aériennes reprennent en Europe. Olivier Véran s’engage comme brancardier dans un hôpital de province, Salomon comme maître de cérémonie aux pompes funèbres. Je me suis réveillé en sueurs.
- Le 2 mai, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris et à ne pas rouvrir les marchés couverts. Après avoir répondu à un message reçu de la veille du collectif « Laissons les médecins prescrire », j’ai reçu une réponse personnelle de l’une des signataires, que je ne nomme pas (pour ne pas lui créer d’ennui dans notre société totalitaire), mais dont je vous fournis une partie du mail, qui est vraiment hallucinant :
« Merci pour votre message et votre aide.
Nous nous battons bien sûr pour la liberté de prescrire à tous les patients.
Nous parlons du droit de prescription pour une étude chez les médecins après que le décret soit tombé empêchant toute prescription.
Il était certain que nous n’aurions pas de PLAQUENIL pour le grand public, bloquer les médecins en auto-prescription il fallait oser… mais cela a été le cas… »
Je suis affligé par le blabla généralisé sur les craintes de ne pas pouvoir assurer le Tour de France en septembre, etc., sans qu’aucun journaleux officiel ne daigne même envisager que le Pr Raoult et son équipe puissent ne pas avoir tort. À croire qu’aucun de ses insulteurs n’ose affirmer face caméra qu’il y aura une remontée de la courbe en cloche, en justifiant ces dires par des preuves scientifiques. Pourtant si tous on raison, des preuves scientifiques, ils devraient en avoir, non ? Pour moi qui ne suis pas scientifique, la simple observation de l’évolution des chiffres se passe de commentaire. Voici celles du site L’Internaute. En passant, signalant la notion manipulatrice et trompeuse de « plateau » imposée par Jérôme Salomon au plus fort de l’épidémie. Voir mon article sur les fake news.

Courbes du site L’Internaute, réanimations et décès Covid-19 au 1er mai 2020.

En faisant une recherche, je finis quand même par tomber sur un article d’Europe1 qui interroge la victime parisienne du criminel de guerre Raoult, laquelle dit du bout des lèvres « Si jamais le virus devait avoir une saisonnalité", explique-t-elle, et donc par exemple avoir du mal à se répandre en été, "on peut estimer que d’ici quelques mois, il pourrait avoir disparu. » Et le journaleux fait bien attention de ne pas utiliser le gros mot « Raoult » dans son article ». Donc sans se mouiller, ils pourront ressortir cet article de merde et dire « je vous l’avais bien dit ». Et puis sur France Bleu, je vous laisse apprécier la très grande rigueur scientifique des arguments des deux seconds couteaux qui ont osé contredire notre illustre infectiologue. Au moins cette radio a-t-elle osé si peu soit-il briser l’omerta.
Le journal de 13 h de France Inter n’interrompt son délire sur les masques que pour un point sur le fameux essai Discovery en Europe, avec un reportage de Sophie Bécherel. On apprend que c’est un échec total, et que l’on ne parvient pas à trouver le nombre de patients nécessaires. Une incise de la journaleuse nous apprend que cet essai coûte la modique somme de 5 000 € par patient. Elle oublie de rappeler que cet essai est nul et non avenu puisqu’il teste l’hydroxychloroquine, sans l’azithromycine, au stade terminal à l’encontre du protocole proposé par l’équipe de l’Institut Méditerranée Infection. Les gros mots « Raoult » et « hydroxychloroquine » ne sont prononcés qu’une fois et du bout des lèvres lors de ce reportage digne de l’époque stalinienne. Le mensonge le plus éhonté publié par les journaleux mainstream ce jour est à mettre au crédit du Figaro. Je cite : « Le bilan continue de s’alourdir en Allemagne. Le nombre de cas de contamination confirmés au coronavirus en Allemagne a grimpé à 161.703, selon les données publiées samedi par l’Institut Robert Koch (RKI) pour les maladies infectieuses. L’épidémie de COVID-19 a causé 94 décès supplémentaires, portant à 6575 le nombre de morts dans le pays. ». Fin de citation. Si vous regardez les statistiques au lieu d’écouter ces menteurs professionnels, vous découvrez que hier nous avions 193 décès et 1639 cas supplémentaires, et que l’augmentation signalée par Le Figaro est de 945 cas au lieu de 1639. Donc ces journaleux n’ont pas honte d’affirmer que des statistiques incroyablement positives sont alarmantes ! Mais comment peut-on en être arrivé à un tel niveau d’aveuglement et de mensonge collectif ?
Tant qu’à s’amuser, amusons-nous à lire les crétineries abyssales publiées dans la presse. Alors pour Louis Imbert du Monde, « Les ultraorthodoxes d’Israël durement touchés par le coronavirus », je cite : « l’épidémie, qui a contaminé plus de 15 000 personnes et a fait plus de 200 morts en Israël ». 200 morts, ça fait quoi par nombre d’habitants et par rapport à la grippe habituelle, comparé aux 7700 morts de Belgique, juste un chouïa plus peuplée ? Margaux d’Adhémar du Figaro titre, je cite : « À l’approche du déconfinement, il y a de plus en plus de monde dehors ». Tiens, intéressant ; mais j’ai beau lire son article, je ne trouve nulle part l’inférence attendue : et pourtant les statistiques continuent à montrer une amélioration constante de la situation ». Conclusion ?
Les chiffres publiés ce samedi soir 2 mai sont extrêmement positifs : la France et l’Italie passent sous la barre des 200 morts ; 1 seul mort en Seine-Saint-Denis, 2 dans les Bouches-du-Rhône ; l’Allemagne (déconfinée) et la Belgique passent sous la barre des 100 morts ; l’Espagne reste sous les 300. Le Royaume-Uni reste au-dessus, mais son épidémie est en décalage sur le reste de l’Europe. Vous allez me dire que malgré la baisse importante du nombre de morts, il y a toujours beaucoup d’hospitalisations. Je ne suis pas médecin, mais j’y vois une cause fort simple : l’interdiction aux médecins de ville de prescrire le seul traitement qui puisse guérir, y compris pour-eux-mêmes ! Il est obligatoire d’être hospitalisé pour en bénéficier. Absurde, mais français. Et aucun journaliste ne daignera entrer dans le détail de ce questionnement, bien entendu. Comme quasiment tous les résidents de France, j’ai déjà pris par le passé de la Nivaquine et de l’Azithromycine, je suis en parfaite santé, je fais actuellement 3h30 de jogging par semaine, et je ne comprends pas pour quelle raison pour un risque infinitésimal, on refuserait de me donner ce traitement si j’attrapais le virus, ce qui en outre me laisserait contagieux pendant au moins 15 jours plutôt que 5 jours avec le traitement. Il faudrait vraiment une enquête journalistique pour savoir les tenants et aboutissants. Aujourd’hui on a eu une pièce du puzzle : 5000 € par patient pris dans l’essai Discovery (donc hospitalisé), sans compter les nombreux autres essais en cours, cela peut expliquer à soi seul le nombre artificiellement gonflé d’hospitalisations. Il faut y ajouter depuis quelques temps, justement parce qu’il y a de la place, les patients considérés comme guéris, mais qu’on garde pour la rééducation ou les soins post-cure, souvent à cause du confinement, parce qu’ils ne pourraient pas se rendre chez un kiné de ville. Les hôpitaux ne sons pas payés par patients guéris, mais par lit occupé. Je comprends mieux pourquoi Raoult est détesté par ses confrères : il soigne pour pas un rond, et il vide les hôpitaux ! Je finis par me demander si certains ne souhaitent pas que la pandémie continue pour pouvoir mener leurs études et fabriquer leur vaccin… qui sera sans doute inutile, comme l’a aussi affirmé Raoult. Une autre hypothèse pour expliquer ce différentiel entre la décrue rapide du nombre de morts et la décrue lente du nombre d’hospitalisations, serait une moindre viralité du virus : je ne suis pas médecin, mais comme on n’interroge pas les médecins sur ces chiffres, j’en suis réduit à des hypothèses.
Mais France Inter persiste à nous égrener les règles totalitaires du « déconfinement » sans le moindre esprit critique, sans donner la parole à un seul intellectuel qui émettrait le moindre doute, alors qu’il devient de plus en plus évident que tous ces millions de masques enfin mis en vente, arriveront à temps pour les dernières échauffourées du champ de bataille.
- Le 3 mai, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris et à ne pas rouvrir les marchés couverts. Je découvre un article hilarant des Cahiers de Joséphine, que vous pouvez visionner ici (il est aussi sur Facebook). Le délire continue, même si la rédaction du Monde laisse quand même passer un article : « Entre retards de diagnostic et traitements interrompus, les répercussions du Covid-19 inquiètent ». Eh oui, quand on est en-dessous de 200 morts pour le Covid-19 et qu’à cause de ça on continue à interdire de fait l’accès à l’hôpital de malades atteints de maladies 10 fois plus graves, on accentue une catastrophe bien pire, mais le « comité scientifique » s’en tape. Ce matin sur France info j’ai entendu longuement un responsable du tennis s’inquiéter de savoir si on allait ramasser les balles avec la main ou la raquette, et s’asseoir sur un banc. Sur la même chaîne, on ne s’inquiète jamais de savoir si Mme Anne Hidalgo va enfin se décider à désinfecter – voire à laver – les sièges et bancs de Paris que partagent personnes âgées, femmes enceintes et migrants ou clochards. Délire collectif !
Voici mes premières roses, aussi confinées que moi, derrière les grillages de mon balcon. Au loin, très flou, le Sacré-Cœur ! Et quel parfum ! Merci, chères roses, de me prouver chaque matin que je ne suis pas atteint d’anosmie.

Premières roses confinées, derrière les grillages de mon balcon.


- Ayant adhéré au collectif « Laissons les médecins prescrire », je reçois une information selon laquelle le Dr Violaine Guérin doit intervenir ce dimanche soir de 22 h à minuit sur LCI. Elle présentera les résultats de l’« Etude rétrospective chez 88 sujets avec 3 approches thérapeutiques différentes » et commentera son impact sur la stratégie de déconfinement. On peut lire cette étude sur le site du collectif. J’en tire deux extraits (sur 37 pages !) :
« Le 3e dossier concerne une patiente qui a demandé à être hospitalisée pour pouvoir bénéficier du traitement PLQ/AZM, disponible seulement en milieu hospitalier à cette date. Cette dame est la conjointe du patient décédé quelques jours avant et elle a dû insister auprès du service qui avait pris en charge son conjoint et n’était pas favorable au traitement par hydroxychloroquine, pour qu’on administre le médicament. L’hospitalisation ne relève donc ni d’un rationnel clinique, ni de complications, mais d’une
obligation administrative ». Cela concerne bien ce que je pensais sur le niveau artificiellement haut des hospitalisations.
2e extrait : « Même si méthodologiquement elles sont imparfaites, les études de l’IHU Méditerranée (1,17,18), l’étude chinoise publiée par Levantovsky et al. (19), celle de Barbosa et al. (20), ainsi que la présente conduite par le collectif des médecins français vont toutes dans le même sens. Le traitement combinant hydroxychloroquine et azithromycine fait mieux que le seul traitement symptomatique en matière d’efficacité et sans créer de dommages graves lorsque la prescription est encadrée. Il est terrible de constater qu’à ce jour, nous aurions pu avoir une réponse encore plus précise et mieux documentée si le collectif « Laissons les médecins prescrire » avait pu conduire l’étude programmée auprès de 1 000 médecins COVID+ qui se seraient auto-traités et auto-surveillés consciencieusement. Mieux encore, il eût été possible d’évaluer en parallèle différentes propositions thérapeutiques émanant des médecins libéraux, en première ligne sur le front du COVID-19 et avec des problématiques totalement différentes de celles des services de réanimation ».
Je remarque cependant que malgré leur référence constante au protocole du Pr Raoult et de son équipe, ces médecins ne font pas la moindre référence à son opinion sur la courbe en cloche et la fin de l’épidémie. Pourquoi ? Mystère !
Les toutes premières statistiques du jour sont excellentes : l’Espagne rejoint l’Italie et la France dans le club des pays passés sous la barre des 200 morts, avec un saut considérable (de 276 à 164) ; la Belgique reste pour le 2e jour sous la barre des 100, l’Allemagne, au bout du 10e jour de déconfinement, envisage de reprendre son championnat de foot. Mais le Pr Raoult est un dangereux mythomane : la pandémie n’est pas du tout en train de disparaître…
Le gag du jour est la protestation molle du Monde et autres médias d’État contre le fait que le gouvernement ait officialisé leur statut d’agences d’information d’État sans le leur dire : « Coronavirus : le site du gouvernement contre les « infox » irrite les médias ».. Cela fait trois mois qu’ils servent la soupe, qu’ils relaient la désinformation et le mensonge, qu’ils organisent la disqualification de Didier Raoult et de tous les dissidents de la politique de santé absurde du gouvernement, et ils s’étonnent qu’on officialise la situation. Le pompon est décroché ce soir par les tarés de France Info qui ont choisi pour thème la menace d’un des abrutis du gouvernement de reporter le déconfinement. Dans le genre stalinien, « peur puis soulagement », pour ceux qui sont au fait des techniques de manipulation. Or les statistiques de ce dimanche soir sont encore plus extraordinaires que celles d’hier : l’Espagne rejoint la France et l’Italie sous les 200 morts ; ces deux pays poursuivent leur baisse, l’Allemagne, la Suisse aussi (sous les cent morts ; la Suisse à 6 morts), et même le Royaume-Uni enregistre une baisse spectaculaire de 621 à 315. L’hypothèse de la saisonnalité toujours sous omerta. On se demande quand le Pr Raoult va être arrêté. Au fait, le dernier chiffre du suicide en France que j’ai réussi à trouver est de 10500 en 2011, soit 28 par jour. Si le confinement continue, les courbes ne vont-elles pas finir par se croiser ? Je me livre à un petit calcul, après de longues recherches : en France, ce 3 mai, on a 25815 hospitalisations, 3819 réanimations, 135 morts au total (hopital + Ehpad). En Italie, ces trois chiffres sont 17242, 1501 et 174. Et on ne peut pas nous faire croire que l’Italie en est encore à trier les malades en réa, donc il y a quelque chose qui demande explication, enfin pour des journalistes qui feraient leur travail, bien sûr. Impossible de trouver les chiffres pour l’Espagne, mais ce serait intéressant pour un nombre de morts équivalent (164).
- 21e jogging de confinement ce soir. Beaucoup plus de traînards dans les rues (pas vraiment des têtes de contribuables), très peu de flics ; un vendeur de Marlboro juste devant des flics à Barbès ; trois dealers à leur poste toute la journée dans ma rue. Point de maragéronthonien au rendez-vous, par contre le beau brun en short noir me fait un signe pour la 1re fois : il m’a vu ! Un peu poussif au début. Je dois vous avouer une chose : malgré mes efforts, j’ai un peu pris du poids. Il est urgent que ça se termine !
L’émission du soir de LCI avec le Dr Violaine Guérin du collectif « Laissons les médecins prescrire » relève du foutage de gueule. Le journaliste (dont je n’ai pas réussi à voir le nom dans la fatras d’informations qui encombrent l’écran) lui pose une question, et lui coupe systématiquement la parole au bout d’une demi-phrase, l’empêchant de développer la moindre idée. Comment peut-on se comporter ainsi face à un médecin qu’on a invité ? Elle était sur le plateau, alors que je suppose qu’elle a autre chose à foutre, mais on a écouté complaisamment une spécialiste de l’OMS en duplex (Sylvie Briand), dont on ignore de quoi elle est spécialiste, mais qui pontifiait sur tous les sujets, politiques ou scientifiques, ainsi qu’une pléiade d’autres invités en duplex pour du blabla, un urgentiste sur le plateau qui relayait la voix de son maître, et des micro-trottoirs eu veux-tu, en voilà, le tout devenant un gloubi-goulba où toute information devenait impossible ; ajoutez à cela les défilants en bas d’écran, au cas où on arriverait enfin à capter une bribe de phrase. L’urgentiste en rajoutait dans le « restez chez vous » en prétendant que si on déconfinait le tant, on aurait une vague 14 jours après, ce qui est un mensonge éhonté, car 14 jours c’est à peu près le délai maximum de déclaration de la maladie : « La période d’incubation du Covid-19 serait d’environ cinq jours, le plus souvent comprise entre trois et sept jours. Exceptionnellement, pour un peu plus de 1 % des cas, le temps d’incubation dépasse quatorze jours » (Wikipédia). Le journaliste n’a jamais été capable jusqu’à la fin de cette longue émission, et bien qu’il ait été repris à chaque fois par le Dr Guérin, d’articuler les 6 syllabes de « hydroxychloroquine », seulement les trois dernières, ainsi d’ailleurs qu’un médecin français exerçant, je cite, à Sitgès, qui disait avec mépris qu’« on » avait utilisé la « chloroquine » en Catalogne, mais le journaliste ne lui a pas demandé combien de patients il avait traités lui, et comment. Quand le sujet est venu sur cette décision absurde et scandaleuse de demander au médecin de déclarer les cas de Covid-19 de façon obligatoire, tout en maintenant l’interdiction d’administrer le traitement efficace qui n’est pas la « chloroquine » comme a persisté à le perroquer le journaliste, mais l’association hydroxychloroquine / azithromycine ou l’azithromycine seule (sans oublier le zinc, mais cela n’est pas interdit), on n’a pas laissé le Dr Guérin développer son argument sur le fait qu’on a un traitement efficace, et donc qu’un médecin n’est pas là pour faire la police, mais pour soigner. Je n’en reviens toujours pas de constater à quel point la population est prête pour la dictature. Heureusement que le sida est arrivé dans les années 1980, et pas maintenant.
Je crains que pour se faire entendre, le collectif « Laissons les médecins prescrire » ne doive aller vers une action plus spectaculaire, en relation avec les signataires de la pétition « ne perdons plus de temps ! »
- Le 4 mai, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris et à ne pas rouvrir les marchés couverts.
Le délire total d’aveuglement collectif se poursuit. Le journal suisse Le Temps publie un article anxiogène : « Quatre scénarios pour une deuxième vague ». Inutile de préciser que le scénario de la courbe en cloche n’est même pas envisagé, comme si Raoult et ceux qui pensent comme lui étaient des pochtrons du café du commerce. Et sur la radio de désinformation d’État France Inter, j’apprends au journal de 13 h que l’Union européenne va lancer une sorte de téléthon pour financer un vaccin. Traduisez : pour donner encore plus de fric à l’industrie pharmaceutique, l’une des seules qui est déjà super-bénéficiaire de cette pandémie. Un téléthon pour offrir aux pauvres sur toute la planète les 10 ou 15 euros nécessaires au traitement hydroxychloroquine / azithromycine qui pourrait les sauver ? Pas question ! Le journaliste ne pose même pas la question. Dictature. Seul RTL ose faire état d’une étude au Sénégal confirmant les résultats de l’étude de l’IHU Méditerranée infection (vous noterez au passage que dans le titre il n’est fait état que de l’hydroxychloroquine, alors que si vous lisez l’article, vous constatez que le meilleur résultat est obtenu avec l’azithromycine en association, ce que dit Raoult depuis le début. Les autres médias n’en font pas même état. Il est vrai qu’il ne s’agit que de nègres. Pourtant la question est importante : les responsables qui interdisent aux médecins de prescrire ce protocole sont-ils oui ou non des criminels susceptibles d’être jugés dans les mois qui viennent ? Et les gens qui ont laissé crever les vieux dans les Ehpad sans même les laisser accéder aux urgences, tout en interdisant qu’on leur prescrive un traitement préconisé par la meilleure équipe d’infectiologie de France ? Voici un autre article en anglais sur un autre pays au monde où ce protocole a sauvé des milliers de vies de personnes qui n’ont pas les moyens de se payer une hospitalisation à 18 000 $ par jour. Un article de Libération se donne beaucoup de mal pour prouver que le Dr en question est un menteur (il a dû voter Trump ou un truc comme ça), et fait état de recherches sérieuses en hôpital, oubliant que pour avoir accès à l’hôpital aux États-Unis, il faut être très riche. Mais ce n’est qu’un détail pour un journal de droite.
La Belgique est toujours la première à afficher ses résultats du jour. Le nombre de morts est à un près le même qu’hier (80), mais ce qui est très positif, c’est cela : « Enfin, les experts disposent désormais de l’entièreté des tests effectués en une journée. Durant les dernières 24 heures, 16.729 tests ont été effectués. En guise de comparaison, un peu plus de 6.900 tests avaient été réalisés jeudi dernier. Selon Yves Van Laethem, le nombre total de tests réalisés depuis le début de l’épidémie s’élève en fait à 440.700 (bien au-delà de ce qui était annoncé précédemment) ». Et résultat de ces tests beaucoup plus nombreux : le nombre de nouveaux positifs est en baisse à 361 contre 389 la veille, 485 l’avant-veille, 513, 660, etc. Je précise que j’ai fait moi-même les calculs, car aucun journaliste ne sait faire des soustractions apparemment. Conclusion ?
Les statistiques de ce 4 mai sont toutes positives, baisse continue en Angleterre notamment. Le nombre de morts augmente seulement en France, mais c’est habituel dans ce pays après trois jours fériés. L’omerta d’État continue, les fonctionnaires de la désinformation sont aux ordres, sur Radio-France comme au Monde, au Figaro, etc. Nous sommes en dictature. Seuls des sites conspirationnistes d’extrême-droite comme Causeur peuvent accueillir des articles favorables à la valeur de l’expérience en période de crise. Lisez un article de Ariel Beresniak. Sur Agoravox, un point très sérieux de « Dover63 ». Nous nageons en plein délire.
- Le 5 mai, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris ni les arrêts de bus et de tramway et à ne pas rouvrir les marchés couverts. Mais pour ce qui concerne les écoles et les entreprises, qui ne sont pas fréquentées par les personnes âgées, ce sera comme des salles d’opération, on pourra lécher le sol si on s’en réfère à l’usine à gaz inapplicable que ces énarques hors-sol nous ont concoctée.
Reportage sur RFI je crois sur les pays d’Afrique qui déconfinent. Pas la moindre allusion au fait que le traitement hydroxychloroquine / azithromycine pourrait avoir accéléré les choses dans ce domaine. Ni pour le Brésil, ni pour New York où la baisse du nombre de morts de poursuit bien plus vite qu’en France (226 morts à New York hier, et de moins en moins de contamination), alors qu’on sait que l’hospitalisation est inaccessible aux classes pauvres non assurées, et que ceux-ci n’ont que ce misérable traitement à 20 $ pour leur sauver la vie…
Pour écouter les interventions du Dr Violaine Guérin le 3 mai sur LCI sans l’insupportable émission complète, voici la vidéo sur Youtube (20 minutes). Le Dr Martine Wonner s’exprime sur Sud Radio le 5 mai. Les grands médias nationaux continuent à la censurer, mais les médias de province (les bouseux, vous savez, ces endroits infestés de gilets jaunes) reprennent l’entrevue donnée au Huffington post. Je trouve un article statistique intéressant sur l’état réel de la prescription des deux médicaments hydroxychloroquine / azithromycine en France, mais cela semble remonter à mars 2020.
Nouvelle intervention du Pr Didier Raoult également ce jour, avec des liens sur ses sources, notamment les fameuses courbes en cloche. Il est regrettable qu’il ne parle pas des initiatives des médecins libéraux, mais peut-être un journaliste mainstream aura-t-il le courage de lui poser la question ? On peut rêver. J’apprends le soir que le Pr Raoult avait également été interrogé ce matin sur Radio Clasique. Je ne crois pas qu’on puisse réentendre l’entrevue, mais il y a un compte rendu bien rédigé.
On apprend que même le lion de Belfort, qui avait été bâillonné, vient d’être débâillonné.
La fake news propagée par tous les grands médias sur l’absence d’immunité est très modestement démentie par un article du Figaro : « Coronavirus : des éléments rassurants sur l’immunité individuelle ». Les statistiques du jour sont positives en Italie, Espagne, Belgique, et même en France malgré une hausse du nombre de morts sur la journée. Attention, sur le site de statistiques eficiens que je consulte compulsivement chaque jour, je me suis rendu compte que les chiffres de la Suisse sont erronés. Je le leur ai signalé, mais en attendant une modification, je vous suggère de fréquenter pour ce pays plutôt la source qu’ils signalent : Radio Télévision Suisse.
- 22e jogging de confinement ce soir. RAS. Pas vu les connaissances habituelles sauf mon clodo, en pleine discussion ce soir. Très peu de joggers. Engueulé un vieux con en vélo qui me klaxonnait pour que je dégage du trottoir. C’était le long de la rue La Fayette, super-large, et je lui ai fait remarquer qu’il n’y avait pas un seul véhicule à l’horizon, ni devant, ni derrière. Il a fini par rejoindre la chaussée ce quidam digne de Raymond Queneau. Qu’est-ce qu’il y a comme cons, même parmi les gens qui ont l’air d’avoir été éduqués dans ce pays et à cet âge doivent connaître des rudiments de code de la route ! J’avais oublié, mais une perle dans le genre « Nous afons les moyens de fous faire barler », l’ectoplasme nommé en plus du « comité scientifique » et de tous ces machins inutiles qui dissimulent une incapacité politique, a déclaré, je cite : « Il me semble observer un petit relâchement du comportement des Français ». Ben oui, Ducon, t’as pas remarqué qu’il y avait du prolétariat qui s’était remis à aller gagner sa croûte ?
- Le 6 mai, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris ni les arrêts de bus et de tramway et à ne pas rouvrir les marchés couverts. Sur France Info ce matin, interview délirante d’un responsable d’une société de recyclage. Thème : quoi faire des masques usagés ? Selon lui, il ne faut surtout pas les mettre dans une poubelle normale ou dans la rue (vous savez, la rue, là où tous les SDF catarrheux crachent hardi-petit), mais suivre encore une usine à gaz. Par contre votre mouchoir en papier où vous avez bien emballé votre morve, il n’en est pas question. Eh bien, jetez-le donc par terre ! N’écoutons pas ces imbéciles et restons écolos : lavons nos masques à 60° ! Stop au gaspillage qui ne fait qu’accentuer le problème qui cause les pandémies !
Encore une mauvaise nouvelle : Trump a répété qu’il avait confiance dans l’hydroxychloroquine, selon Paris Match, tout en pratiquant le « en même temps », avec des mots sensés : « « C’est une étude. Une étude. Mais il y a des études qui disent que c’est très bon, aussi. » Et je vais vous dire, j’ai eu trois appels téléphoniques ces trois ou quatre derniers jours, de gens qui l’ont pris et qui estiment que ça leur a sauvé la vie », a-t-il balayé. « Voilà à quoi on en est réduits dans ce pays : les démocrates, la gauche radicale, préféreraient voir les gens… Je vais être gentil, je ne vais pas dire "mourir"… Ils préféreraient voir les gens ne pas aller mieux, parce qu’ils pensent que ça va me profiter si l’hydroxychloroquine marche… Je m’en fiche ! Je n’ai rien avoir avec ça ! Tout le monde a dit que l’entreprise m’appartient ! Je n’ai rien à voir avec l’hydroxychloroquine ! », a-t-il attaqué. « On ne perd rien avec l’hydroxy… Ça fait des années que ça existe, et puis ils ont commencé à faire ces faux compte-rendus… Ça fait des années que c’est utilisé et les gens n’en meurent pas », a-t-il martelé. Bien sûr, l’article continue en rappelant les fameuses mises en gardes : « La FDA a été informée de cas de problèmes cardiaques sérieux chez des patients souffrant du Covid-19 traités avec de l’hydroxychloroquine ou de la chloroquine, souvent en combinaison avec avec l’azithromycine ou d’autres médicaments ». Mais contrairement à ce président pragmatique, aucun journaliste ne se demande, dans ce pays où l’on exige votre carte bancaire à l’entrée des hôpitaux, combien de « cas de personnes sauvées par ce traitement » qui n’auraient pas pu se payer une hospitalisation ? Salauds de pauvres !
Sinon j’ai aussi lu des articles sur le fait étonnant que l’Afrique résiste mieux au virus que le reste du monde, mais parmi les hypothèses, aucune allusion au fait que de nombreux pays d’Afrique utilisent ce traitement… Ce matin, mon pharmacien affichait que tout son stock de masques avait été réquisitionné, et il ne sait même pas par qui. Lui (en fait ils sont trois) n’utilisent aucun masque, juste des protections de plexiglas sur les comptoirs. Il aura fallu une semaine complète au Monde pour daigner informer ses lecteurs sur la députée Martine Wonner. À noter que ce jour, un journaleux de RMC du nom de Jean-Jacques Bourdin lui a interdit de parler, en bon chien de garde. Elle est élue du peuple et soignante, et elle n’a même pas le droit de s’exprimer ! À noter que si vous allez sur le site du journal L’Est républicain et que vous tapez « Martine Wonner » sur le moteur de recherche, vous obtenez, je cite « Aucun document ne répond à votre requête » (elle est députée du Bas-Rhin qui jusqu’à preuve du contraire, n’est pas en Bretagne). C’est amusant car Les Dernières Nouvelles d’Alsace appartiennent au même groupe je crois, et les limitrophes qui achètent l’un des journaux s’intéressent quand même à ce qui se passe à quelques encablures… Elle quitte le groupe LREM dans l’après-midi, lequel groupe n’est plus qu’à 8 unités pour perdre la majorité à l’Assemblée, après avoir déjà perdu ou exclu 18 membres. En tout cas, bravo à cette élue digne de Victor Hugo. Ce soir sur la radio d’État, le fonctionnaire de service consacre dix secondes à donner l’info minimale : la dissidente Martine Wonner a été exclue de son parti, pour avoir voté contre le déconfinement. Le fonctionnaire de la désinformation de l’État n’a pas prononcé le mot « hydroxychloroquine ». Interviewer la dissidente ? Mais vous n’y pensez pas ! Et vous croyez que nous sommes en démocratie ? Les commentaires sur le site du Quotidien du médecin sont assez clairs, du moins les premiers, mais ils vont sans doute être bientôt recouverts par ceux des chiens de garde des labos.
Pour les statistiques du jour, l’Allemagne est en hausse du nombre de morts, ce qui ne l’empêche pas d’accélérer le déconfinement. L’Espagne également, mais baisse du nombre de cas détectés (on n’a pas le nombre de tests, malheureusement). L’Italie a beaucoup plus de morts, mais beaucoup plus de guérisons ; c’est même une explosion selon Patrick Chevrolat : « Diminution des malades positifs de 6939 personnes, contre une diminution de 1513 hier. Global de 91 528. Près de 7000 personnes malades du Covid-19 en moins depuis 24 h. Et pour la première fois, il y a désormais plus de personnes guéries que de personnes encore malades !! Heureuse inversion !!! Les décès augmentent toujours ce soir hélas. Et à noter un nombre de nouveaux cas plus haut qu’hier, avec un taux de 1 cas positif pour 44 personnes testées. » En fait ils ont fait 10000 tests de plus qu’hier, mais avec un taux de positifs en baisse pour un nombre en hausse. Il est vraiment dommage qu’il faille se rendre sur un site confidentiel pour obtenir ces chiffres pour un seul pays, alors qu’il n’y a aucune raison, puisque l’Italie a précédé le reste de l’Europe de 15 à 20 jours, que cela ne suive pas pour nous. Le nombre de morts rebaisse en France, tout en restant au-dessus de 200, mais les autres indicateurs continuent à s’améliorer, avec notamment 283 personnes en moins en réanimation ; peut-être va-t-on passer en-dessous de la barre des 3000 demain (où le jeu des trois couleurs va prendre fin).
Une nouvelle rassurante : malgré le Coronavirus, notre bon vieux Giscard serait toujours vert à 94 ans. Ça me rappelle comme le disait ce regretté Desproges, qu’à 100 ans, Antoine Pinay, il faut le faire à son âge ! En tout cas c’est une super nouvelle, alors que les écoles, coiffeurs, etc., restent fermées, que la justice française confinée traite des questions d’importance nationale avec une telle célérité !
Le Quotidien du médecin reprend un gag dévoilé par le Canard enchaîné : démission collective du comité de surveillance des essais Covid-19 de l’AP-HP, qui reproche à son Duce Martin Hirsch d’être un peu trop pressé à annoncer des résultats du tocilizumab. Et ce n’est pas la première fois, mais on comparera bien sûr (enfin seulement si on a un cerveau) avec la façon dont le même temporise toujours pour avaliser les résultats préliminaires sur plusieurs milliers de patients d’une combinaison à moins de 20 € qui semble avoir déjà sauvé des milliers de vies dans les pays pauvres où l’on n’a pas le choix… Brûler les étapes dans un cas, freiner des quatre fers dans l’autre…
- Le 7 mai, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris ni les arrêts de bus et de tramway et à ne pas rouvrir les marchés couverts. Je note que ni sur la radio d’État, ni sur Le Monde ni Le Figaro, l’info sur le tocilizumab n’est reprise. C’est amusant cette omerta qui frappe dans un cas des médecins qui veulent prescrire au plus fort de l’épidémie un traitement à moins de 20 €, dans l’autre cas des médecins qui veulent empêcher de prescrire à la fin de l’épidémie un traitement à 820 €Le Monde publie (enfin) un énorme article de statistiques qui sera mis à jour quotidiennement reprenant en gros les fameuses courbes en cloches, mais dans cet énorme article, le mot « test » ne figure pas, alors qu’un point fondamental pour savoir où en est l’épidémie est le nombre de tests par jour pratiqué, et le pourcentage de positifs.
Le site Le Temps propose une page de statistiques assez claires mises à jour en temps réel, avec le nombre de nouveaux cas de contamination. En tenant compte du fait que « Le premier cas a été détecté le 25 février au Tessin, près d’un mois après l’arrivée du Covid-19 en Italie », il semble clair que l’épidémie se termine en Suisse, et d’ailleurs le déconfinement se poursuit et s’accélère.
La radio d’État ce midi continue la désinformation : absolument rien sur l’évolution très positive des courbes ou l’accélération du déconfinement en Italie, Suisse, Belgique, Allemagne, Autriche, mais rien que des interventions anecdotiques sur des premiers cas isolés en novembre (ils feraient mieux d’attendre quelques jours des précisions car d’une part ce n’est pas très important, d’autre part ce serait très étonnant) ou des prétendues informations les plus anxiogènes possibles sur des « météorologistes » comme le dit si bien Raoult, en ne sélectionnant que les plus alarmistes, des trucs de tarés disant qu’on risque d’avoir 10 000 réanimations en juillet, alors que TOUTES les données de nos voisins européens qui ont entamé leur déconfinement avant nous sont soit très positives soit très légèrement négatives, en tout cas tout sauf alarmistes. Ces journalistes sont soit des tarés soit obéissent à des ordres vraiment bizarres. En tout cas ils ne méritent pas le titre de journalistes. Ce sont des agents de propagande d’État. Le Quotidien du médecin, site complotiste comme chacun sait, publie ce soir une « contribution » intitulée « Un traitement efficace contre Covid-19 existe ! Deux études vont clore la polémique Raoult, estime un microbiologiste ». Mais comme le dit un commentateur, « Encore une étude qui va être discréditée et dont les auteurs vont être démasqués et traduits devant la juridiction ordinale… »
- 23e jogging de confinement ce soir. Très peu de flics ; toujours les mêmes dealers à leur poste toute la journée dans ma rue, au vu et au su de tout le monde. Point de beau brun en short noir, mais retrouvé le maragéronthonien, qui court dans mon sens, et nous faisons un brin de course & causette ensemble. Quand il me quitte, je tourne la tête et je vois qu’il a un bracelet genre rainbow flag. Moi c’est un bandeau. Le salaud !
Ce soir France Infox continue dans la dissémination de la terreur, en blablatant sur le plan des énarques pour le déconfinement franco-français, n’évoquant ni le scandale de Mayotte, toujours prétendument confinée alors que c’est l’anarchie sur place et que la dengue y est plus virulente [5], ni le fait que le déconfinement se passe correctement dans plusieurs pays d’Europe, ni les statistiques du jour. Elles sont très positives en France, repassée sous la barre des 200 décès par jour, passée sous la barre des 3000 réanimations, et hospitalisations en baisse de 440 par jour en moyenne sur la dernière semaine. Toujours positif en Italie, on repasse sous les 300 morts, et baisse des réanimations et hospitalisations, toujours plus de tests (6000 de plus qu’hier) et même taux de positifs qu’hier, 1,9 %. En Allemagne, 123 morts, meilleur chiffre des 3 derniers jours. L’Espagne rebaisse (213 morts contre 244 hier). Le Royaume-Uni rebaisse à 539 morts contre 693 il y a deux jours. La Suisse rebaisse à 13 morts. Bref, aucune raison de psychoter.
- Le 8 mai, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris ni les arrêts de bus et de tramway et à ne pas rouvrir les marchés couverts. Entendu à France Inter ce matin, « Une étude d’un hôpital new yorkais prouve que l’hydroxychloroquine n’améliore pas l’état des patients du Covid-19 ». Point barre. Toujours la désinformation d’État : Chloroquine seule ? À quelle étape de la maladie ? Et que disent les médecins généralistes qui ont traité les 95 % de la population étasunienne qui n’a pas accès aux hôpitaux à cause de leur coût exorbitant ? La Libre nous fournit le détail : il s’agit bien de cette molécule seule. Et l’article conclut bien sûr sur l’efficacité du remdesivir ! Pas de précision sur qui a payé cet essai sur un médicament à trois sous qui est dans le domaine public ! En fait on trouve la traduction du rapport complet de cet essai, qui donc ne porte que sur une seule molécule administrée en gros sur des patients à l’article de la mort (vu l’état du système de santé aux États-Unis, on voit ce que ça doit être). Voici la conclusion : « Les résultats de l’étude ne doivent pas être considérés comme excluant les avantages ou les inconvénients du traitement par l’hydroxychloroquine, étant donné la conception observationnelle et l’intervalle de confiance à 95 %, mais les résultats ne soutiennent pas l’utilisation de l’hydroxychloroquine à l’heure actuelle, en dehors des essais cliniques randomisés testant son efficacité. » Aucun rapport donc avec le traitement préconisé par Raoult. Encore une étude fortement médiatisée dans le but de préconiser un traitement bien plus cher… Mais est-il vraiment nécessaire aussi d’interdire à ces salauds de pauvres qui ne peuvent se payer l’hôpital, d’utiliser ce traitement à moins de 20 € qui pourrait peut-être leur sauver la vie ?
Voilà des journalistes d’investigation ! Sur L’Est républicain un article tonitruant sur le Tocilizumab, qui « oublie » d’évoquer le scandale révélé par le Canard enchaîné sur la communication prématurée sur ce médicament. (Voir ci-dessus). Toujours aucune mention de Martine Wonner dans le moteur de recherche de ce journal. Je serais abonné à ce journal, je leur enverrais un courrier au vitriol ! Enfin si ce traitement à 800 € la dose peut faire du bien, tant mieux, mais pourquoi persiste-t-on à interdire le traitement à moins de 20 € que des généralistes réclament le droit de prescrire ? Comment se fait-il que ce journal de daigne pas en informer le lecteur ?
Le ministre de l’Éducation annonce qu’une décision sur l’oral du bac sera prise fin mai. Il se fout vraiment de la gueule du monde ! Autant au départ je souhaitais le faire, mais à condition qu’on ait récupéré nos élèves le 11 mai. Mais s’imagine-t-il vraiment qu’on puisse faire passer l’oral avec un masque sur la gueule dans les conditions de canicule de l’an dernier ? Et peut-être que les gamins du privé où sont les enfants de tous ces inconscients, n’ont pas décroché, mais dans le public populaire, c’est la catastrophe, en plus avec sa réforme impossible, cette année nous étions déjà tous en retard, puis on a eu les grèves, puis les blocus, non mais c’est de l’acharnement thérapeutique, là ! Et ne parlons pas de cette règle absurde des 100 km de distance autorisés, alors qu’on a pu constater que le fait que de très nombreux citadins se soient rendus dans leurs maisons de campagne à la veille du confinement, a eu un effet sans doute très positif, vu le nombre de patients qui ont été transférés de Paris vers ses régions. S’ils étaient tous restés, la surcharge aurait été pire. Donc pourquoi ne pas les laisser faire des allers-retours ? Pourquoi ne pas laisser les gens voir leurs parents après deux mois de confinement si ces parents sont à plus de 100 km ? En ce qui concerne certaines personnes âgées restées à Paris ou dans les grandes villes, ne pas les laisser rejoindre une villégiature rurale, c’est criminel, car le stress et la pollution qui va reprendre amplifient le risque de comorbidité. C’est absurde. Je suis étonné que la radio d’État ce midi laisse s’exprimer des enseignantes qui disent l’évidence : obliger des gamins de maternelle à rester vissés toute la journée sur leur chaise, sans aucun contact avec les autres, cela relève de la maltraitance. Alors que la plus jeune victime de ce virus avait, je crois, dix ans, et c’est resté un cas unique. Par contre, prendre la décision en urgence de faire installer (pendant les deux mois de confinement) dans chaque salle de classe un lavabo, ainsi que dans les cantines, cela aurait relevé d’un ministre de l’Éducation nationale qui aurait eu un cerveau. Au fait, on ne nous parle plus de la « maladie de Kawazaki », qui fit la une des journaux l’autre jour. Nous sommes vraiment gouvernés par une bande de psychopathes. Ah ! J’allais oublier l’information la plus importante de la journée : j’ai dégusté la première fraise de mon balcon ! Bien grosse et bien rouge ! Tiens voilà une photo que j’ajoute le 12 mai : récolte de ce jour pour un délice gargantuesque !

Repas frugal avec fraises du balcon, nature morte de Lionel Labosse, 12 mai 2020, mise à prix 10 000 €.

Ce soir toujours le même bourrage de crâne sur les chaînes d’intoxication de Radio France. On délaye à vomir les mesures de précaution, au lieu d’évoquer les données médicales et épidémiologiques. Or l’évolution en Italie continue à être très positive (encore plus de 500 hospitalisations de moins, comme hier, alors qu’il n’y en a que 14 600, et que le déconfinement a déjà commencé et que les médias ne montrent que ces images scandaleuses de gens qui ont recommencé à vivre !). En Espagne 229 morts, en Suisse 8, Allemagne, 147. Toutes les questions importantes n’intéressent pas nos amis journalistes : qui sont ces personnes qui décèdent actuellement ? Des personnes intubées depuis un mois et demi, ou des nouvelles personnes ? Y a-t-il un progrès effectif de prise en charge des cas graves grâce aux travaux annoncés à coups de trompette sur le médicament à 800 € la dose ? Pourquoi ne nous informe-t-on que sur le secondaire ? Pendant ce temps-là les dealers en bas de mon immeuble continuent leur trafic. Ces putains de drones qui espionnent les joggers, on ne peut vraiment pas les utiliser pour filmer ces connards pendant leur trafic, et avoir la preuve de l’endroit où ils cachent leur drogue (c’est assez facile, ce soir c’est sur le rebord de la fenêtre d’en face). Bizarre, cette discrimination : ces moyens chers de contrôle payés par nos impôts servent à sanctionner les contribuables honnêtes, mais pas les délinquants. Autre question tout à fait anodine : pour payer la dette pharamineuse de la pandémie, va-t-on rétablir l’impôt sur la fortune, légaliser le cannabis et la prostitution, ou permettre aux mafias seules et aux flics et politiciens véreux de continuer à en toucher les bénéfices ? Ni l’un ni l’autre, rassurez-vous : on va plonger dans les poches des classes moyennes !
- Je découvre seulement aujourd’hui un article de Michel Onfray à, propos de l’émission de BFM TV sur Raoult. Bel article, mais qui oublie l’essentiel : BFM TV est la seule grande chaîne de TV à avoir donné la parole longuement et sans censure à Raoult, pendant que TOUTES les chaînes de Radio-France, TOUTES les autres chaînes de TV, et même Le Monde diplomatique (j’y reviendrai) lui chient dessus, ou ignorent son existence. Et pour ceux qui penseraient que j’exagère en qualifiant tous ces journalistes de mes deux de propagandistes dignes de La Pravda, je découvre que Onfray n’en pense guère moins. Lui parle de « Radio-Paris ». Ah ! J’allais oublier : Raoult avait parlé d’un réalisateur traité par Buzyn à l’hydroxychloroquine. Il avait précisé « je ne sais pas si c’est vrai ». Ce n’est pas totalement vrai, mais selon Libération, elle a choisi de retravailler comme médecin dans un hôpital qui effectivement utilise ce médicament, et même si ce n’est peut-être pas elle qui l’a prescrit, elle a visité le réalisateur en question traité avec ce médoc ; donc ce n’était quand même pas loin de la vérité, car cela ne manque quand même pas de sel, et comme le dit Onfray, on attend avec impatience un reportage intitulé « L’intrigante Agnès Buzyn ».
Le Monde publie enfin un article utile sur le nombre de tests virologiques : « Selon SPF, environ 75 000 tests virologiques ont été effectués dans les laboratoires hospitaliers, entre le 26 avril et le 3 mai, en baisse par rapport à la mi-avril, du fait de la décrue de la maladie. Cette même semaine, le réseau privé 3 Labos en avait, de son côté, conduit à peine plus de 20 000, également en baisse par rapport à la mi-avril. » […] « Un flou persiste d’ailleurs sur la réalité chiffrée du dépistage en France : le 23 avril, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, annonçait que 175 000 tests étaient effectués par semaine, tandis que le lendemain, Olivier Véran communiquait sur le chiffre de 300 000 tests par semaine. » Ce n’est pas un « flou », cher journaleux du Monde, mais un mensonge d’État. Comparons à l’Italie (là, ce n’est pas Le Monde qui le fait, c’est moi) : « Nombre de tests effectués : 63 775 (hier 70 359), avec un taux de positivité de 2.1 %, (hier 1.9%). 1 test positif tous les 48 tests réalisés. Hier 1/50. Des données qui restent constantes au fil des jours. » (chiffres donnés chaque jour par Patrick Chevrolat. Donc vous avez bien compris : en 8 jours, la France a testé un peu plus que l’Italie en un jour ! Avec des charlots pareils, on n’est pas sortis de l’auberge. Et pendant ce temps-là, le complotiste Didier Raoult et son équipe testent à tour de bras, et les bras dans le cambouis depuis le premier jour, et ces charlots sont incapables de leur demander leur aide ! Le site de l’IHU de Marseille affichait à la date du 7 mai 115 187 tests effectués ! À titre de comparaison, dès la fin mars, l’Allemagne faisait « un demi-million de tests par semaine ». Évidemment, tout occupés qu’ils sont à démontrer que le traitement de Raoult peut ne pas fonctionner, les journalistes ont attendu un mois et demi pour enquêter sur ce scandale bien plus grave que celui des masques. Et pourtant dès le premier jour, Raoult a dit et fait ce qu’il fallait faire : tester, tester, tester, et traiter. Mais eux, ils se sont occupés de lancer des drones après les joggers… Si j’étais journaliste, je décrocherais mon téléphone pour appeler au hasard le Pr Yazdan Yazdanpanah, chef de service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat et membre du fameux comité scientifique : « allo, Professeur : combien de tests du Covid-19 avez-vous fait dans votre service du département de France le plus touché ? Que pensez-vous de la façon dont le Marseillais complotiste Raoult a testé tous ces gueux qui faisaient la queue devant son hôpital ? » Mais je ne suis pas journaleux, je ne suis qu’un humble professeur de français.
- Le 9 mai, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris ni les arrêts de bus et de tramway et à ne pas rouvrir les marchés couverts. Publié hier, un article du Figaro nous annonce que le parti présidentiel risque de perdre sa majorité, car cette fois-ci c’est une scission de 20 députés qui s’annonce (on ne nous dit pas s’ils seraient rejoints par une partie des 18 déjà partis). On annonce certaines réouvertures de plages. Faisons confiance à nos journalistes-délateurs pour aller filmer la plage de France où il y aura le plus de monde comme ils l’avaient fait avec les marchés en mars… Un triste sire fait un nouveau gros titre du Figaro sur l’étude New Yorkaise de jeudi : « Pas d’effet préventif démontré pour l’hydroxychloroquine ». C’est marrant cet acharnement à ne publier à sons de trompe que des études sur l’hydroxychloroquine seule administrée à l’article de la mort, et pratiquer l’omerta sur les études positives sur le traitement prôné par l’IHU de Marseille (hydroxychloroquine / azithromycine / zinc) en début d’infection) ? Un article émouvant sur un généraliste de La Courneuve décédé à 61 ans.
Un article de Libération vaut le détour : « Les coronavisages de la crise ». Voici les 5 lignes sur Raoult : « Il y a aussi l’iconoclaste Marseillais, le professeur Didier Raoult. Ce médecin chercheur est à part. Ayant mené toute sa carrière en faisant un pas de côté, homme de talent et chercheur de bon sens, il aime les projecteurs. Depuis qu’il s’est construit un empire sur la canebière avec l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) en maladies infectieuses qui le rend incontournable, il avance à son seul rythme. L’histoire retiendra de lui, peut-être plus que son hydroxychloroquine, son talent à mettre les pieds dans le plat. » On appréciera le « il aime les projecteurs », alors que le type n’est apparu que dans une seule émission de télé depuis le confinement je crois, et n’est pas sorti de son bunker, a accordé un petit nombre d’entretiens à la radio. Il a 68 ans, il est donc « à risque », il persiste à soigner directement, a-t-il dit, une fois par semaine, il a laissé venir à lui tous les petits lépreux de Marseille, toutes classes confondues, les a testés et soignés, alors que la très médiatique Karine Lacombe le tançait depuis sa lucarne médiatique, et il « aime les projecteurs » ! Au contraire, « Et puis il y a la professeure Karine Lacombe, qui dirige le service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine. […] Elle n’a pas eu peur de critiquer son collègue marseillais. Elle est ainsi : en aucun cas elle ne baissera les bras devant un quelconque nouveau virus. » Ah bon ! Et les projecteurs, elle n’aime pas, elle ? Nombre de passages en TV, radio, etc. ?
J’ai revu ce jour mon couple de petits vieux pitoyables. Ça fait plaisir : ils n’ont pas succombé. Assis sur un abribus dégueulasse de la place de Torcy (utilisé par les SDF de cette place) que Mme Anne Hidalgo a ordonné qu’on ne désinfecte pas, ils ont survécu ! Une petite vieille à la boulangerie, dit qu’elle supporte mal le masque, et qu’elle monte son foulard dès qu’elle croise quelqu’un. À peine sortie, la voilà qui se met à tousser…
Vu sur le site des bibliothèques de la mairie de Parie, que bien que ce soit prévu dans le déconfinement lui-même prévu depuis un mois, ces messieurs-dames qui ne branlent rien depuis deux mois ne seront pas prêts pour rouvrir avant, je cite « courant juin ». Mme Anne Hidalgo n’a pas eu le temps de s’en occuper, pas plus que du reste. La seule chose dont elle s’occupe, ce sont les vélos.
Ce midi, LaLibre publie les statistiques du jour, positives, et pour une fois dresse un bilan complet, qui devrait être un modèle pour informer le public de tous les pays d’Europe au lieu de nous désinformer avec des rideaux de fumée. À noter que le déconfinement timide a été entamé le 4 mai en Belgique. En Espagne aussi ça va mieux, on repasse sous les 200 morts / jour, malgré la 1re étape du déconfinement la semaine dernière qui avait amené les journalistes-délateurs à publier ces photos honteuses de promeneurs madrilènes. On peut constater également qu’en Allemagne et en Suisse, quelques nouveaux foyers de contamination n’entraînent pas le délire de la presse et des politiques, mais une réaction de gens sains d’esprit.
- 24e et dernier jogging de confinement ce soir. Après, tant que les piscines ne rouvriront pas, ce sera des joggings de déconfinement, mais on retrouvera la liberté de l’heure et du lieu. Très peu de flics ; toujours les mêmes dealers. Ni beau brun en short noir, ni maragéronthonien, et peut-être adieu ! Adieu aussi au clodo black (enfin possible que je repasse le voir sur mon trajet habituel). Les statistiques de ce soir sont extraordinaires (mais aucun titre dans la presse officielle de désinformation qui aille en ce sens, bien sûr). En Italie, non seulement on repasse sous les 200 morts par jour, mais « le nombre global de personnes hospitalisées diminue de 802 personnes (hier 538) ». L’Espagne aussi repasse sous les 200 morts, avec moins de nouvelles contaminations. L’Allemagne déconfinée baisse à 103 morts. La Suisse en est à 6 morts et seulement 24 cas de contamination de plus. Le Royaume-Uni enregistre une énorme baisse depuis hier (mais c’est peut-être l’effet week-end). La France passe sous la barre des 100 morts et enregistre son meilleur résultat depuis le 20 mars ! Mais chut ! Ne le dites à personne, cela vous ferait passer pour un complotiste pro-Trump, un partisan de l’ignoble Pr Raoult ! Je note pour la forme un article enthousiaste pro-Raoult du directeur de rédaction de Jeune Afrique, titré « Les réseaux sociaux se sont pris de passion pour la chloroquine du Panoramix français et l’artemisia du président malgache, et l’on aurait tort de se moquer. » Encore une fois, même enthousiaste, ce type qui persiste à parler de, je cite : « chloroquine » en lieu et place du traitement hydroxychloroquine / azithromycine / zinc, m’énerve un peu. Y a-t-il si peu de journalistes qui fassent simplement leur travail d’information objective ? Un article de merde de La Dépêche fait état d’un nième vomissement de l’Académie de médecine contre Raoult, mais dans cet article signé plus de deux mois après que Raoult a préconisé son traitement, le crétin qui signe ça persiste à n’utiliser que le mot « hydroxychloroquine », et pas le reste du traitement ! Personne n’a jamais préconisé cette molécule seule en début de traitement ! Mais à quels connards on donne la carte de presse en France ?

- Le 10 mai, veille du déconfinement, Madame Anne Hidalgo a décidé de continuer à ne pas désinfecter les rues de Paris ni les arrêts de bus et de tramway. On ignore même si les marchés couverts et non couverts rouvriront bien. Les journaleux, occupés qu’ils sont à parler uniquement de rideaux de fumées (et de taire les statistiques de décroissance de la pandémie fort positives partout en Europe) ne traitent toujours pas la question. Ils ne se déplacent qu’en taxi ? Ils ne voient pas l’infection qui règne sur les trottoirs, sur les bancs, sur les abris de bus et de tramway ? Ça ne les intéresse pas, le peuple ?
Aiguillonné par ma tante qui s’inquiète de ses vacances en Italie, je me suis rendu sur le site du Corriere della sera, et j’ai traduit par Lexilogos un article en une, qui va à l’encontre du catastrophisme affiché par les chiens de garde de la presse française : « Les malades d’aujourd’hui sont complètement différents de ceux d’il y a trois ou quatre semaines, les traitements intensifs et les admissions dans les services normaux continuent à diminuer. Avant que 80 personnes arrivent aux urgences avec de graves difficultés respiratoires, aujourd’hui, 10 personnes arrivent et 8 peuvent être renvoyées chez elles. La situation a changé partout, non seulement à Bergame et à Milan, mais aussi à Rome et à Naples ». Giuseppe Remuzzi l’explique dans une intervention à la transmission Piazza Pulita. Le directeur de l’institut de recherches pharmacologiques Mario Negri précise de ne pas savoir « si le virus a muté ou si la charge virale de chaque patient a changé, la seule chose que je peux dire est qu’il semble être confronté à une maladie très différente de celle qui a mis en crise nos structures ». Que disait le criminel de guerre complotiste Didier Raoult ? Ce matin sur France Inter, une infectiologue nous jouait encore le numéro de l’extrême prudence, mais le journaliste a passé un son d’un autre médicastre qui lui évoquait la fin probable du virus et la saisonnalité (sans citer Raoult, ce qui aurait été plus simple, mais un journaliste ne peut risquer la cour martiale). Cela a été tellement rapide que je n’ai pas eu le temps de retenir le nom du type. Sur La Libre, un virologue pourvu d’une tête de virologue nous joue la partition du docteur tant pis et de la « deuxième vague ». Ces gens-là ont l’air d’y tenir beaucoup. Vous verrez qu’après la crise ils nous dirons que ces mensonges c’était pour notre bien. Au fait, ça fait longtemps qu’on n’a pas entendu celle qui est Sibeth. Elle ne vous manque pas ? Ce midi, j’entends un concert de chants d’oiseaux (rare sur cette rue non végétalisée), églogue à la fin du confinement qui fut un havre de paix pour eux. En ce qui concerne les statistiques, elles sont évidemment très positives. La Belgique voit sont nombre de réanimations passer en-dessous de la barre des 500. L’Espagne voit son nombre de décès (143) le plus bas depuis le 13 mars, alors que le déconfinement bat son plein. Une journaliste à la noix de France info annonce, sans citer aucun chiffre, que « le nombre de contaminations repart à la hausse en Allemagne ». Elle oublie de rappeler que ce pays continue à faire dix ou vingt fois plus de tests que la France, et que ce sont pour la plupart des cas asymptomatiques, et que le nombre de morts diminue toujours, au bout de quinze jours de déconfinement ! Je signale un gag pour ceux qui croiraient encore que la presse mainstream nous informe : ce dimanche 10 mai, les unes Internet du Figaro, du Monde, de Libération et de La Croix ne proposent aucun article sur la scission politique du groupe LREM à l’Assemblée. Si ce n’est pas une presse aux ordres !
Il faut en venir à un point délicat, l’attitude de la rédaction du Monde diplomatique à l’égard de Didier Raoult. Ayant acheté et lu de la 1re à la dernière page les numéros (papier) de mars, avril et mai du mensuel gauchiste dont je suis un fidèle lecteur, et apprécié un article de Sonia Shah dont j’ai fait le point central d’un sujet de BTS spécial coronavirus, j’ai fini par m’étonner de l’absence d’informations d’ordre médical dans ce journal, et de l’absence de toute mention du Dr Raoult pourtant déprécié des élites et apprécié des masses, ce qui devrait en faire un bon client du journal. Je me suis donc rendu sur le site du journal et j’ai tapé « Raoult » sur son moteur de recherche. J’ai été alors stupéfait de découvrir une seule occurrence, non pas dans le journal, mais sur le blog de Frédéric Lordon, qui exécute à la façon stalinienne, le grand infectiologue, je cite : « À commencer par ceux de l’inénarrable Raoult, un coup dans le conseil, un coup dehors, puis rattrapé par une visite d’onction présidentielle, « Raoult-la-grippette » (comme l’a surnommé le Groupe Jean-Pierre Vernant), qui en début d’épidémie mettait la mortalité du Covid en-dessous de celle des trottinettes, mais qui n’en est pas moins devenu le centre du « débat » épidémiologique et thérapeutique, sur la base de « travaux » dont le démontage méthodologique et épistémologique par le même GJPV laisse le lecteur non spécialiste mais muni d’un esprit scientifique minimal fort impressionné. » Voici comment raisonne l’inénarrable Lordon. J’ai suivi le lien hypertexte (unique) sur « l’inénarrable Raoult » et je suis tombé sur un article d’un blog de Médiapart, qui enquête non pas sur la véracité des propos de l’illustre infectiologue en ce qui concerne la maladie qui nous occupe en 2020, mais sur son passé, vieille pratique stalinienne. L’article n’est pas en accès libre, mais on s’attend à y trouver des révélations sur les activités politiques de l’infectiologue quand il avait 25 ans, qui disqualifieraient son apport et celui de son équipe de 700 personnes qu’il ne fait que diriger et qui sont non pas dans un bureau d’une sinécure de la médecine de salon, mais au contact de la population bigarrée de Marseille qui vient se faire soigner dans l’IHU. Raoult ne fait que diriger cet Institut, à un âge respectable qui fait de lui une personne à risque qui aurait pu choisir de passer la main plutôt que de prendre le risque de persister à soigner les malades un jour par semaine en plus de son activité de chercheur et directeur. Quant aux courageuses accusations et au sobriquet « Raoult-la-grippette » du « Groupe Jean-Pierre Vernant » et à leur prétendu « démontage méthodologique et épistémologique », mes recherches sur Internet m’ont mené… sur des pages Twitter que je ne peux pas consulter car je ne fréquente aucun réseau social. Voilà tout le sérieux des accusations de l’inquisiteur Lordon, et voilà tout le sérieux de ce que le mensuel gauchiste a à opposer au professeur Raoult et à son équipe de l’IHU Méditerranée Infection qui a prélevé la morve de 118 520 patients au 10 mai 2020, quand l’État s’avère incapable de préciser le nombre de tests qu’il effectue (cf. ci-dessus). Eh bien, permettez moi de plagier le titre d’un article du même Lordon cité au début de cette chronique (« Les connards qui nous gouvernent ») : « Le Monde diplomatique : les connards qui nous informent ». En effet, ce journal qui s’honore de la plume de Serge Halimi, grand pourfendeur des « nouveaux chiens de garde » (dont j’ai apprécié et cité ci-dessus un excellent article), se révèle suivre la ligne éditoriale de 95 % de la presse aux ordres du pouvoir qui chie à longueur de journée sur le professeur qui a les mains dans le cambouis depuis le début. Ils font tourner en boucle son erreur d’interprétation initiale, sans rappeler que tous les autres y compris la ministre qui a courageusement quitté le navire au début du naufrage, ont commis la même erreur, mais que lui et son équipe se sont amplement rattrapés depuis en faisant le boulot que le gouvernement s’avère incapable de faire. Leur comportement est exactement celui que stigmatise Mona Chollet, qui fait partie de la rédaction, dans Sorcières : La Puissance invaincue des femmes, Paris, La Découverte, Zones, 2018, page 59 : « la raison d’être des médias est souvent l’idéologie et non l’information : études biaisées reprises sans aucun regard critique, totale absence de scrupules et de rigueur, paresse intellectuelle, opportunisme, sensationnalisme, panurgisme, fonctionnement en circuit fermé hors de tout lien avec une quelconque réalité… ». J’aimerais pour en terminer avec ces gauchistes staliniens (à moins qu’ils ne présentent leurs excuses à leurs lecteurs dans un prochain numéro), citer l’article de Michel Onfray cité ci-dessus : « Pour enfoncer le clou populicide d’un professeur Raoult épiphénomène des gilets jaunes, on voit dès les premières minutes des images d’éboueurs et de chauffeurs de taxi en cortège au pied de son institut. Ce défilé passe au pas lent des cortèges d’hommage du peuple à ses grands hommes. Ces camions poubelles et ses taxis qui klaxonnent m’ont ému jusqu’aux larmes. Il y a en France ceux que pareille scène émeut et ceux qu’elle fait éclater de rire. Rira bien qui rira le dernier… » Eh oui, moi aussi, j’ai été ému par ces éboueurs qui nettoient notre merde au péril de leur vie et qui rendent hommage aux soignants de leur IHU et à Didier Raoult tandis que nous les intellectuels télétravaillons à l’abri du risque et que certains brocardent avec des arguments dénués de toute rigueur le plus grand infectiologue français. À tout prendre, ne vaut-il pas mieux être applaudi par des éboueurs que par des ordures ? Pour terminer je voudrais citer un très grand journal dont s’honore la presse française, l’hebdomadaire Voici, qui rejoint Le Monde diplomatique et l’inquisiteur Lordon dans le bashing anti-Raoult : « « Tu t’es planté » Olivier Véran : ce qu’il a dit à Didier Raoult quand il a annoncé qu’il n’y aurait pas de deuxième vague. » Ce que j’attends d’un journal comme Le Monde diplomatique, c’est d’enquêter dans les pays comme les États-Unis ou la Grande-Bretagne où les gens sont à la fois obèses, vieux et pauvres, et où le système de santé est tel qu’ils ne peuvent pas se payer une hospitalisation. Donc est-ce que le traitement à moins de 20 € proposé par l’équipe de Raoult a eu un impact dans ces pays et pour cette classe de la population qui d’habitude intéresse ce journal ? Mais depuis le début, Monde Diplo ou LCI ou Radio-Paris, on ne traite que par le mépris le Maroc, le Sénégal, etc., d’où nous viennent d’autres sons de cloche sur le traitement proposé par ce professeur qui a l’air de déranger les chiens de garde, y compris et avant tout les chiens de garde de gauche. Il est étonnant que l’on nous encourage à applaudir les soignants tous les soirs à 20 h, sauf le Dr Raoult et son équipe, sur lequel les chiens de garde nous appellent à cracher.
Dans le même ordre d’idées, on peut s’amuser à relever, dans la version à la date d’aujourd’hui de l’article de Wikipédia Coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère, les propos sur le Pr Raoult, qui se limitent à trois phrases : « Le 25 février, le professeur Didier Raoult recommande l’utilisation de l’hydroxychloroquine pour les patients porteurs du virus » ; « Le 17 mars, quelques jours avant la parution d’une pré-publication de l’équipe du Pr Raoult et de la publication finale, le journal Les Échos titre : « Exclusif - Coronavirus : On sait guérir la maladie » » et « Cet emballement médiatique ne doit pas faire oublier que l’essai clinique du professeur Raoult se base sur un échantillon de 24 personnes (selon l’annonce des Échos ; en réalité seulement vingt alors que six patients initialement sous traitement sont sortis de l’étude en cours de route, dont certains suite à une aggravation de leur état allant pour l’un d’entre eux jusqu’au décès). » Et rien entre le 17 mars et aujourd’hui. Et toujours cette mention de la « chloroquine » comme seul traitement préconisé par l’équipe du professeur (bizarrement, l’azithromycine et le zinc sont évoqués dans l’article mais sans qu’il soit précisé que c’est le complétement du traitement proposé par Raoult).
Les statistiques de ce soir, veille du déconfinement sont à nouveau très positives, y compris en Grande-Bretagne où la baisse du nombre de morts est spectaculaire depuis une semaine (mais il y a des fluctuations dans ce pays dues aux retards de déclarations). Italie et Espagne continuent à baisser sous les 200 morts, et enregistrent peu de nouvelles contaminations. France, Belgique restent sous les 100 morts. La Suisse, 6 morts comme hier. L’Allemagne descend au record de 26 morts, et enregistre une baisse des nouvelles contaminations, ce qui n’empêche pas les menteurs professionnels de la presse de lancer des titres terrorisants, oubliant que si ce pays enregistre de nouvelles contaminations c’est parce qu’il teste à bras raccourcis, comme la Corée… C’est lassant, cette crétinerie ou plutôt cette mauvaise foi des journalistes.
Je note ici un lien vers les données factuelles intéressantes de l’ANSM (en date du 4 mai 2020) sur la prescription hydroxychloroquine / azithromycine au cours de l’épidémie, dans les cabinets de ville. Avant le décret du 26 mars, cette combinaison a été fortement prescrite ; enfin, voyez vous-mêmes, mais combien peu de journalistes font l’effort de chercher et d’analyser ces données ! Cracher sur le Pr Raoult est tellement plus facile et rémunérateur. Il semble que les allées du pouvoir soient constituées d’autant de cracheurs que de marcheurs…

- Retour au début de l’article. Passez au journal de déconfinement.

Si la lecture de ce billet ne vous est pas parue inutile, faites tourner…

Lionel Labosse avec Erico - AFP - Lusso, 7 mars 2020, augmenté entre le 12 mars et le 10 mai.


© altersexualite.com 2020


[1Sur la terminologie entre le nom du virus et celui de la maladie, lire cet article des Décodeurs.

[2Lire à ce sujet un article en anglais très documenté du National Council of Resistance of Iran (NCRI).

[3J’ai gagné mon pari le 7 mai : il s’est passé 37 jours pour qu’on décide que non seulement les flics mais les contrôleurs pourront décerner de telles amendes.

[4Relisant cette partie de l’article le 23 mai, je constate que leur clip a eu plus de 4 millions de vues en un mois. Aucune mention à la radio ou dans la presse, où l’on nous ressasse les mêmes talents avariés de la chanson autorisée par l’État. Sommes-nous en démocratie ?

[5« Mais l’inquiétude sanitaire grandit avec l’explosion en parallèle sur tout le territoire de l’épidémie de dengue (3163 cas déclarés dont 12 décès depuis le début de l’année, des chiffres sous-estimés car beaucoup de personnes ne consultent plus de médecin selon l’ARS) » selon Wikipédia, consulté le 8 mai 2020. Le nombre de décès du Covid-19 atteint 12 ce jour. Et je le re-répète le confinement empêche de lutter contre la menace bien plus grave de la dengue.