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Si tous les viandards du monde voulaient bien se donner la main…

Végâneries, du Club des Ronchons, sous la direction d’Alain Paucart

Via Romana, 2020, 114 p., 16 €

samedi 16 janvier 2021, par Lionel Labosse

« Le Club des Ronchons est interdit aux femmes, aux enfants, aux animaux et aux plantes vertes. Il a pour objet d’étudier l’horreur du bonheur. Sa devise est « En arrière, toute ! » Végâneries est son douzième recueil d’articles. Le produit de la vente de ce livre ne sera versé en aucun cas à une association caritative ». Vous voilà prévenus ! Le Club des Ronchons fut fondé en 1986 par Alain Paucart, son président à vie, et ce club réunit de mâles personnalités telles que Pierre Gripari, Jean Dutour, Jean Tulard, Ivan Rioufol, etc. Geneviève Dormann en fut par exception le seul membre du sexe faible. Végâneries est un recueil de textes et de dessins souvent hilarant à lire en guise de bénédicité ou d’offertoire, à la gloire de « Greta Goebbels » ou d’Aymeric Caron. Alain Paucart prévient dans sa brève intro : « Le féminisme ne suffit plus à émasculer l’homme occidental. La volonté de nous priver de viande n’a, à l’évidence, rien à voir avec la diététique ».

Parmi mes nouvelles préférées, Olivier Griette propose dans « La morale, une et indivisible », l’hagiographie d’une sainte du véganisme, Océane, « jeune retraitée de l’éducation nationale », qui prend soudainement conscience de la souffrance animale, et plonge dans la spirale de la privation de nourritures vivantes en parcourant tous les échelons jusqu’à l’apothéose, depuis « flexitarienne », « végétarienne », puis végane, puis « fruitarienne » : « veux qui ne mangent que des fruits crus, tombés naturellement ». Mais cela est encore blesser la nature, et je vous laisse découvrir la suite de l’ascèse d’Océane.
Dans « La nouvelle arche », Bruno Lafourcade narre le destin tragique d’un disciple extrémiste d’Aymeric Caron, persuadé que « si les mamans moustiques piquent, c’est qu’elles cherchent des protéines pour nourrir leurs bébés ». Je croyais à une plaisanterie, mais j’ai découvert l’existence de ce héraut de l’anti-spécisme grâce à ce livre, et sa croisade pro-moustique. Le personnage commence à renoncer à la bombe insecticide, puis se prend pour un nouveau Noé, nourrit tous les « chétif insectes, excrément de la terre ! » comme disait La Fontaire, jusqu’à leur servir de nourriture ! Tel est en effet le paradoxe des végans, qu’ils protègent tous les carnivores et bouffeurs de protéines de la Création, à l’exception des seuls humains, et prônent la survie de tous les animaux & le massacre des bouchers.

Végâneries, Club des Ronchons, Via Romana.
© Via Romana

Jean-Jacques Péroni règle son compte à l’égérie de l’écologie qui plaît aux GAFAM et à Macron, mais pas à Trump : « Les végans sont les métastases du cancer écologique. Comme la petite Greta Goebbels avec ses nattes de hitlerjugend. Elle, elle n’est pas verte, mais vert de gris ». Il est regrettable de le voir conclure par cette saillie : « Et surtout pas de vin bio pour arroser ça ! », comme s’il confondait « bio » & « végan ». J’ai pour ma part toujours eu des amis végétariens très bons vivants, y compris qui adoraient cuisiner la viande & le poisson pour leurs invités, et j’ai vu arriver la vague végane avec consternation, comme celle des féministes misandres et de toutes ces officines séparatistes plus ou moins sponsorisés par les Soros et Bill & Melinda Gates et montés en épingle par la presse mainstream dans le but de balkaniser les sociétés occidentales pour mieux les manipuler. Le végan est au végétarien ce que le tueur de Daech est au rebeu pépère qui sirote son café ou sa bière au bistro du coin.
Boris Moissard a d’hilarantes formules dans « Le Cu Cul Clan » : « Puis on s’avise que vegan est la contraction de l’anglais vegetarian et qu’il s’agit de mœurs alimentaires. On dit que, quitte à contracter, mieux vaudrait contracter français et parler de végien, d’après végétarien. Cela sonnerait comme vagin, on se sentirait chez soi ».
Ivan Rioufol est à son meilleur dans « Mangez un végan ! » : « Un petit creux ? Essayez le végan ! Cru, grillé, bouilli, cuisiner du végan peut élargir la palette des goûts. N’est-il pas un animal comme un autre ? L’anti-spécisme, dont il se réclame, consiste à ne pas faire de hiérarchie entre les espèces. Si vous aimez le cochon ou le poulet, vous aimerez l’homme végan ».
« Vegan en pot » de Gérald Sibleyras imagine une expérience de science-fiction, dans laquelle on tente de cultiver des végans en les plantant « jusqu’aux genoux » dans des pots avec de l’humus. Et miracle, le végan pousse rapidement, jusqu’à atteindre au terme de l’expérience, une altitude de 150 mètres, qui les rend enfin utiles à la cause écologique ! Vous verrez comment.
Bref, un livre qui devrait se vendre dans les meilleures boucheries et charcuteries ! Pour ma part, cela fait des années que je m’étonne de ce délire végan, et je m’étonne de ne pas avoir retrouvé dans cet opuscule d’autres arguments personnels, comme le fait qu’une agriculture qui n’utilise pas de fumier d’origine animale utilise forcément des engrais chimiques, moyennant quoi le véganisme doit être subventionné par Monsanto, ou le fait que le véganisme est forcément intolérant vis-à-vis des trois religions du livre, donc islamophobe, judéophobe et christianophobe, enfin le fait que le véganisme est favorable au génocide de toutes les espèces animales consommées par l’homme. En effet, si plus personne ne consommait de viande bovine, ovine, porcine ou avicole, combien de temps ces animaux pourraient-ils prospérer dans la nature ? Petite séquence nostalgie avec cette plongée dans les Halles de Paris par un grand cinéaste étasunien.

Les Halles dans Irma la douce, de Billy Wilder.
Jack Lemmon en boucher : comment couper un cochon en deux ?
© Billy Wilder

Je précise au terme de cet article que sans l’épidémie de covidisme qui sévit actuellement, ne n’aurais jamais connu ce livre. En effet, je n’ai pas de télé, et à l’instar d’Océane qui supprime une à une toute nourriture prélevée sur le vivant, j’ai progressivement supprimé de mon information tout média prélevé sur nos impôts. J’ai compris grâce à Michel Onfray que les radios mainstream, c’est désormais Radio-Paris, et grâce à Alain Houpert que l’audiovisuel public est redevenu l’ORTF. J’ai supprimé Libération (sic) et Le Monde de ma barre personnelle au profit de France-Soir, tout en conservant Le Figaro pour suivre de loin la propagande d’État et parce qu’ils n’ont pour l’instant pas encore banni les renégats du Macronistan comme Ivan Rioufol ou Zemmour. Quant à la radio, si je peux écouter Bercoff sur Sud-Radio entre deux tunnels de pub à l’heure du repas les jours où je travaille à la maison, dès qu’il y a de la pub, je tourne le bouton de ma TSF à gauche pour une piqûre de rigolothérapie sur Rire et chansons, ou à droite sur Radio-Classique pour une thérapie musicale. Mais lorsque je fuis comme la peste les pubs, en descendant la gamme des fréquences depuis Sud-Radio, j’arrive souvent sur Radio-Courtoisie, un océan de calme sans pub, où on laisse s’exprimer les invités sans les harceler d’interruptions hargneuses ; et c’est ainsi que j’ai découvert ce livre, mais aussi que j’ai pu entendre s’exprimer les hérauts de la lutte rassuriste contre la dictature staliniaire, Maître Fabrice Di Vizio ou le Dr Louis Fouché. Et j’ai découvert que cette radio présentée comme « classée à l’extrême droite » par les commissaires politiques de Wikipédia, est juste une radio culturelle sans publicité, qui est à peu près autant d’« extrême droite » que Michel Onfray. Bref, j’ai réalisé que j’avais été manipulé par Radio-Paris qui diabolise depuis des dizaines d’années tout ce qui déroge de la pensée unique.

 Pour acheter Végâneries, le mieux est de le faire directement sur le site de Via Romana (pas de frais de port).

Lionel Labosse


Voir en ligne : Alain Paucart présente Végâneries sur Radio Courtoisie (2e partie)


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