Écrivain, enseignant, militant occasionnel…
Auteur de 3 livres publiés aux Éditions Publibook
dimanche 28 janvier 2007, par Lionel Labosse
Voir en ligne : Éditions Publibook
Né en 1966, icaunais d’origine, longtemps séquano-dionysien, désormais parisien. Après de ternes études de lettres, j’ai effectué mon service national en tant qu’objecteur de conscience au sein de l’association Aides (lutte contre le sida). Suis devenu prof de français, en Seine-et-Marne, puis en Seine-Saint-Denis, 14 ans en collège, puis en lycée. Profite sans vergogne, du privilège des enseignants, les vacances, pour découvrir le monde en touriste, parfois pour écrire. [1]
C’est en 2003 qu’est sorti mon premier livre, L’année de l’orientation, aux Éditions Publibook. Vous trouverez sur le site du collège Jean-Moulin d’Aubervilliers les traces de mon intervention en tant qu’auteur, ainsi qu’une entrevue de Marie-Laure Sultan, prof de français, et un article d’Aujourd’hui en France intitulé Comment lutter contre l’homophobie à l’école ?. Voir aussi une critique de Benoit Anciaux. On peut enfin écouter une émission de la radio HomoMicro. (c’est à la fin de l’émission).
Le deuxième livre publié en 2005 chez le même éditeur s’intitule Altersexualité, Éducation et Censure. Vous en trouverez une critique sur le site belge La Lucarne. Le troisième livre, Karim & Julien, est sorti en février 2007, aux Éditions Publibook. Voir une critique de Thierry Zedda. La façon la plus rapide et la plus sûre de se procurer ces livres est de les commander sur le site de VPC de mon frère À prix fous, qui vend aussi des cartouches d’encres et toutes sortes de produits. Ces livres peuvent aussi être commandés dans n’importe quelle librairie ou sur les principaux sites (Fnac, Amazon), ou sur le site des Editions Publibook, qui propose également des versions PDF. Attention, sur ces sites, le délai de livraison est de deux à trois semaines : la mention « temporairement en rupture de stock » qu’on trouve parfois chez Amazon ne signifie nullement « épuisé ». La raison est simple : Publibook pratique l’impression laser à la demande, ce qui d’ici quelques années sera considéré comme le top de l’écologie contre le gaspillage de papier !
Pour l’explicitation du mot « altersexualité », lire cet article.
Une contribution involontaire au Wiktionnaire, pour les expressions « enculage de mouche » et « enfant de pute. Dans ce dernier cas, le voisinage d’une citation de Romain Gary me flatte encore plus ! J’eusse espéré faire mon entrée parmi les citations de ce révolutionnaire et prestigieux dictionnaire par d’autres lexèmes, voire quelque néologisme ! C’est chose faite en octobre 2007, avec la création des articles altersexuel et altersexualité. Je me refuse d’ailleurs à intervenir dans ces entrées, et attends avec impatience qu’un article soit créé sur Wikipédia.
J’ai dans mes tiroirs et dans ma plume d’autres titres, qui n’attendent que le bon vouloir des éditeurs. J’écris aussi de la poésie, du théâtre, des contes, des nouvelles, bref, tout ce qui peut se faire avec un clavier et des mots. Voir quatre exemples de poèmes (attention, danger : tout adolescent qui cliquerait ici se transformerait en Vampire !) : Blasons du corps masculin, Retour d’Inde, Route de la Soie et Voyage en Indonésie. Voir deux exemples de nouvelles : Les amants impossibles et Margot, histoire vache.. Bien que ce site ne soit pas un blog, je tiens régulièrement deux articles liés à l’air du temps : Ingénieux ingénieurs et Les Pensées altersexuelles de mézigue, en plus d’un recueil de citations que j’abonde au fil de mes lectures et souvenirs de lectures.
Vous trouverez sur le site Innovalo le bilan d’une recherche pédagogique sur un Itinéraire de Découverte (IDD) basé sur une correspondance africaine. J’y avais expérimenté sur la question noire la même intuition selon laquelle, plutôt que de lutter contre une discrimination ou un préjugé par la répression, l’école ferait mieux de montrer une image positive et surtout culturelle, d’une communauté victime de rejet. Le premier des rejets c’est le silence, le tabou…
J’avais fait partie de l’association AGLAE, dont est issu le collectif HomoEdu. À cette époque, j’avais commencé à évoquer en classe l’altersexualité, que ce soit par des lectures ou de l’argumentation lorsque l’actualité s’y prêtait (débat sur le Pacs). J’avais constaté que cela intéressait les élèves. Voir aussi une séance sur Les Confessions de Rousseau.
En 2004-2005, conforté par le succès d’estime rencontré par mon premier roman, j’ai mené un projet d’Itinéraire de Découverte auprès d’une classe de 4e, dont on peut lire le Journal de bord, entièrement revu et corrigé en novembre 2007 (il s’agit d’un véritable livre, pour lequel je cherche un éditeur…)
On peut lire une Tribune libre consacrée à la place de l’altersexualité dans l’enseignement. Ce travail m’a valu l’insigne honneur d’une entrevue publiée dans le cadre du dossier « sexe et école » du Le Monde de l’Éducation de mai 2005. J’ai également pu m’exprimer dans l’émission « Élevons le débat » sur Pink TV en décembre 2004 et en mai 2006, et sur La Cinq, en juin 2005. Une entrevue pour Têtu en juin 2006, une entrevue pour Ligne Azur en septembre 2007.
La plume pamphlétaire m’ayant titillé lors de la rédaction du pamphlet Altersexualité, j’ai publié quelques articles au ton un peu radical, repris dans la rubrique Billets d’humeur.
Un article sur le Pape, occasion de fustiger un certain nombre de profiteurs de la mafia gay française.
À l’occasion de la campagne sur le traité constitutionnel, un article intitulé Qui a peur du gay méchant NON ?.
Un article sur la « canicule ».
Un article sur l’adhésion de la Turquie à l‘U.E. au regard de la question du génocide arménien, dans lequel j’ai précisé ma position sur la question des « lois mémorielles ».
Un texte intitulé Vive la République ! Vive la Frinance ! publié en mai 2006, au sujet des boucs émissaires que le monde politique-médiatique fournit quotidiennement au bas peuple que nous sommes pour détourner son attention.
Un texte intitulé Sans-télé, sans-papiers.
Un billet d’humeur intitulé La Gare du Nord et la goutte d’eau.
Un dossier consacré à l’altersexualité a été publié dans le magazine Pref mag n°19 de mars-avril 2007, avec un article et une entrevue.
Si je suis écrivain, je suis aussi professeur. J’ai choisi de ne pas utiliser de pseudonyme. J’use de la liberté d’expression garantie à tout citoyen par la Déclaration universelle des droits de l’homme (article 19). Il m’arrive d’exprimer dans mes écrits, entre autres, des idées et des sentiments liés à l’altersexualité. Il arrive que certains de mes élèves tapent mon nom sur un moteur de recherche par curiosité, et tombent sur cette page, d’où cet avertissement nécessaire. Il est arrivé naguère que certains hypocrites, parmi mes élèves, parmi les parents d’élèves ou certains collègues, me cherchent des poux dans la tête, en pointant une phrase isolée de son contexte dans l’un des nombreux articles qu’on trouve sur ce site, ou alors, accrochez-vous, en se plaignant de ce que, en cliquant sur un lien hypertexte sur ce site, on aboutisse sur un autre site, sur lequel un autre lien conduit à des sites « réservés aux mineurs » ! (ouf !) Bien entendu, ce genre de reproche n’est pas le moins du monde de l’homophobie, assure-t-on la main sur le cœur. D’ailleurs les gens qui les formulent sont les premiers à s’émouvoir à chaque fois que la TV diffuse Les Risques du métier, ce film d’André Cayatte qui montre comment un professeur se retrouve du jour au lendemain victime d’accusations fantaisistes de la part d’élèves. Et quand un professeur se suicide, comme Gabrielle Russier, ces âmes innocentes sont les premières à pleurer des larmes de crocodile.
Tiens, mais alors, pourquoi ces braves gens ne font-ils pas la même remarque sur le site de Libération ou du Nouvel Obs ? Pourtant, les sites de rencontres « réservés aux plus de 18 ans » y sont signalés en page d’accueil, en général en bas à droite, même pour Libé au milieu à droite. À partir de n’importe quel des millions de sites disponibles sur Internet, en deux clics, on se retrouve sur un site réservé aux adultes. Mieux, puisqu’il s’agit de prof de français, l’un de mes confrères, Patrick Grainville, écrivain reconnu et qui fut enseignant dans un établissement public, a récemment publié, comme c’est souvent le cas dans ses écrits, un roman fort érotique, intitulé La main blessée. Voici un extrait de la critique de Thierry Gandillot : « Le caracolant roman de Grainville, porté par une forte charge érotique, s’offre comme une folle cavalcade dans laquelle hommes et femmes, étalons et juments, excités par les feux du désir, se défient, se prennent, se blessent, se jalousent, meurent aussi. […] Et Grainville multiplie les scènes crues, les saillies, s’attarde avec délectation sur le motif, comme sut le faire Géricault, justement. ». Ce prof-écrivain, connu pour son hétérosexualité militante, n’est, à ma connaissance — du moins je l’espère ! — pas l’objet d’une sorte de harcèlement, comme il m’est arrivé (heureusement rarement) de l’être. Pourtant, la zoophilie est interdite par la loi ! La réponse me semble simple : on ne fait semblant d’être choqué que parce qu’il s’agit d’altersexualité. S’il s’agissait d’hétérosexualité, on aurait trop peur d’être traité de Sainte-Nitouche.
Chaque matin, en arrivant au boulot, je me demande si on ne va pas me rejouer le même numéro. Alors, soyons clair, si vous avez peur d’être choqué par des phrases sur la sexualité, quittez ce site immédiatement ; si vous êtes un parent d’élève sourcilleux sur la question, installez un filtre sur l’ordinateur familial, et fichez-moi la paix. Quant aux faux naïfs, voici sur un site sérieux, un article conseillé : Ado-porno : liaison dangereuse ?. Extrait : « Entre 14 et 15 ans, 8 garçons sur 10 voient au moins un film porno par an. Et un garçon sur trois, plus de 10 films par an. Sans parler du net… » (J’ignore d’ailleurs pourquoi on focalise sur les garçons : les filles et les femmes parlent plus crûment de la sexualité, comme on le constate dans Broderies, de Marjane Satrapi). En résumé, à chaque fois qu’un élève a choisi ce biais (parler de mon site en faisant semblant d’être « choqué » par une phrase), il s’est avéré qu’il ou elle est intéressé par la question, mais n’ose pas l’aborder directement, et utilise ce détour…
Enfin, pour ceux qui sont un peu plus « malins » en ce qui concerne les contradictions des adolescents dès qu’il est question de sexualité, je ne saurais trop (à moins que vous n’ayez peur d’être choqué(e)), vous conseiller cet « avertissement » quelque peu ironique d’Anne Archet.
S’il reste des irréductibles qui ne supportent pas qu’on puisse, en, France, trouver des sites « réservés aux adultes », je ne saurais trop leur recommander une demande d’asile politique en Iran, au Zimbabwe ou à Cuba, où ne se trouve aucun site interdit aux mineurs, car toute la population y est considérée comme mineure.
Vous trouverez sur une autre page ma Déontologie critique, ainsi qu’un Du bon usage d’Internet.
Pour me contacter, que ce soit pour un article, un livre, une conférence sur la littérature jeunesse ou la lutte contre l’homophobie, etc., envoyez-moi un message privé par l’intermédiaire du site. Il vous suffit de cliquer sur mon nom qui apparaît en sous-titre de cet article, et une fenêtre de message s’ouvrira. N’oubliez pas de préciser votre adresse email.
[1] En réalité, bien évidemment, plus de la moitié de mes vacances se passent à travailler comme un forcené, que ce soit écriture, préparation de cours ou articles pour le présent site.